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jeudi 25 avril 2013

Les secrets du démon (Kara Gillian #3) par Diana Rowland


Titre: Les secrets du démon
Série: Kara Gillian #3
Auteur: Diana Rowland
Editions: Milady
Résumé: Kara Gillian, flic et invocatrice de démons, fait désormais partie d’une unité spéciale chargée d’enquêter sur les crimes surnaturels ou paranormaux. Comme si enquêter sur une série de meurtres ayant pour points communs l’argent, le sexe, le rock et la boue, n’était pas déjà assez compliqué, elle doit gérer le pacte qu’elle a conclu avec le Seigneur démon Rhyzkahl, qui la poursuit de ses ardeurs, et ses deux coéquipiers du FBI qui ne comprennent rien à son pouvoir occulte.




Avis de Lili

Après ma déconfiture lors de ma lecture du tome 2 (rappel ici) , je pensais me réconcilier avec Kara dans ce troisième opus.


Il faut que j'arrête l'optimisme. C'est mauvais pour ma santé. 

D'emblée, je peux dire que j'ai mis un sacré paquet de temps avant de terminer ce roman. Pourtant, le début paraissait prometteur en commençant sur les chapeaux de roues.
Les cent premières pages ont été relativement faciles à dévorer. Relativement parce que je déplore toujours autant les longueurs quant aux pensés de Kara. Je n'ai jamais rencontré d'héroïne avec un tel degrés d'introspection. Elle s'occupe plus de résoudre ses problèmes nombrilistes que ses "importantes" (selon elle) enquêtes dont "les résolutions sauveront le monde" (toujours selon elle).
Au bout d'un moment, ça devient vraiment très lourd.
Ce qui est dommage parce que le reste est absolument divin: le monde démoniaque, le seigneur RazMachine ( l'auteur ne peut-elle pas lui trouver un surnom?!), la manière dont l'auteur parvient à mélanger Mal humain/Mal démoniaque.

Non, vraiment, Kara Gillian est une série intéressante à bien des points de vue, mais l'héroïne ... Mon dieu! Je n'ai rien d'autre à dire. 

Là-dessus, pour terminer ma lecture, j'ai dû rester fixée à Ryan tout du long pour ne pas m'ennuyer.
Parce que j'ai pris conscience de quelques points sur l'intrigue policière qui:


  1. ne sert qu'à pouvoir lancer le lecteur sur des pistes diverses quant à certains personnages et certaines questions posées dans le premier roman. 
  2. se résoudra à la fin du tome en un gros paquet lancé à la tronche du lecteur. Advienne que pourra, finalement, on s'en fout de savoir qui est l'assassin! Le plus important: les réponses aux questions concernant les personnages.  
  3. sert uniquement à l'auteur pour envoyer Kara auprès de RazMachine et si possible, dans le monde des démons où le lecteur se posera autant de question que l'héroïne qui "s'en pose déjà pas mal selon moi"! 


Ouais, faut s'y faire!
Mise à part ça, la fin m'a mené à penser que : faut que je lise le tome 4 pour savoir si Ryan s'est possible ou pas. En parlant de lui, je trouve que c'est l'unique personnage qui vaille le coup. C'est un râleur, j'ai voulu le baffer de nombreuses fois parce qu'il fait chier de se dire l'ami de Kara mais d'agir comme un amoureux éconduit (reprends son souffle) ....

Néanmoins, c'est quand même LE personnage le plus intéressant de la saga. Peut-être parce que je n'ai pas droit à une introspection de trois cent pages sur lui-même, lui-même et encore lui-même quand il apparaît. 

Alors, d'accord, c'est une saga écrite en "je", mais tout de même... Kara prend énormément de temps à se demander si ce qu'elle fait, ce qu'elle dit, ce qu'elle pense, est juste ou pas. A cause de ça, elle passe totalement à côté des questionnements policiers qui sont très intéressants et prenants quand elle s'y attarde un peu.
Le point positif dans ce fatras d'interrogations, c'est qu'on se demande la nature exacte de la relation Ryan/Kara. De plus, quand on voit certaines scènes dans le monde des démons et qu'on se doute de certains trucs sur Ryan, on se demande s'il n'y a pas plus que l'auteure ne le laisse supposer.

Au final, Kara Gillian laisse perplexe parce qu'il ne s'agit pas d'une saga Bit-lit commune. Certes, l'héroïne couche avec un beau mâle et un autre laisse un goût d’ambiguïté frustrante, mais ce n'est pas le centre de l'histoire (comme l'intrigue policière, d'ailleurs).

Plus les tomes avancent et plus il devient clair que le but premier de l'auteur est de lever le voile sur: mais qui sont réellement tous ces personnages? Et surtout, quels sont leurs liens avec les démons qu'ils craignent de moins en moins! 

Ça change de l'intrigue Bit-lit habituelle: avec qui l"héroïne va-t-elle s'envoyer en l'air finalement ?
Hmm?
Oui, je caricature.....

Ou pas!!!




mardi 12 mars 2013

Deuxième tombe sur la gauche (Charley Davidson #2) par Darynda Jones


Titre : Deuxième tombe sur la gauche
Série: Charley Davidson (#2)
Auteur: Darynda Jones
Editeur: Milady
Résumé:  Vous savez, ces mauvaises choses qui arrivent aux gens bien ? C’est moi.
Moi, c’est Charley, détective privée et faucheuse. « Compliquée » est mon deuxième prénom.
Entre deux enquêtes, j’essaie de retrouver Reyes : le chaud comme la braise fils de Satan et mon fantasme personnel. Il est passé de « dans le coma à l’hôpital » à « disparu sans laisser de traces » en un claquement de doigts.
Si je ne le retrouve pas rapidement, il risque de mourir. Et c’est après moi qu’en ont les démons qui le torturent : je suis censée leur permettre d’accéder au ciel. S’ils y parviennent… disons juste que ça ne sera pas beau à voir. Mais il n’est pas question pour autant que je laisse Reyes se suicider pour me protéger. Il est têtu quand il s’y met, mais je suis pire !


Avis de Lili


Bon! Déjà, il faut que je sois franche: sans le coup de pieds au c*l de la même copine qui m'a conseillée cette série, je n'aurais pas fini ce tome deux.
L'overdose de "mauvais garçons ultra sexy au point d'en perdre le cerveau entier", j'en ai soupé.
Ensuite, j'avoue qu'après le troisième "je pris place sur le trône et fit pipi", ça m'a soûlé. Cette phrase m'a filé de l'urticaire. Heureusement qu'elle ne faisait que pipi ....
Pour finir, je pense que la traductrice a  un réel soucis avec le subjonctif présent. Parfois, c'était assez désagréable.

Outre ses trois points, je dois dire que ce tome 2 se lit avec beaucoup de plaisir. Charley a bien plus d'humour que dans le premier tome. L'intrigue est plus prenante que dans le tome 1. On en sait plus sur Reyes. Charley se fait malmener plusieurs fois (même si elle guérit vite, ce n'est pas non plus surhumain. le phénomène reste acceptable).

Que demander de plus?

Contrairement au tome 1, le tome 2 ne possède aucune scène hot. Des bribes, mais rien d'important. Le différent Charley / Reyes étouffe dans l'oeuf chaque tentative. Grâce à ça, j'ai pu mieux apprécier leur relation naissante et fracassante. La fin m'a fait jubiler, j'ai hâte de commencer le troisième.

Et ce qui dérange alors? 

Comme pour le premier, la fin de l'intrigue est résolue en un claquement de doigts. Même si Darynda Jones introduit une nouvelle capacité de notre héroïne, j'ai toujours ce sentiment de facilité qui ne me quitte pas.
Genre: on a assez tiré la corde, il est temps de répondre aux questions.

Et ... 

Je ne m'attendais pas à ça du père de Charley. J'ai trouvé le tout ( intrigue + fin) bien mené, logique et intense par moment. Par contre, je pense que Charley pardonne facilement. A sa place, je ne voudrais plus lui parler avant un bon moment.
Mais je ne spoilerai pas!

Finalement .... 

 Une fois que je me suis lancée dans ma lecture, j'ai pris énormément de plaisir à retrouver l'humour de Charley. D'autant plus que l'auteur place la barre un cran plus haut avec des scènes telle Charley se levant en pleine nuit en boxer sur lequel est écrit "sexy" au travers des fesses tandis que des hommes se tiennent dans son salon.
Reyes, malgré son côté Bad Boy super parfait, a vraiment un sale caractère qui le rend vite sympathique (si!si! je vous jure! Il est devient marrant cet abruti). Il est bouché, mais pour une cause qu'il croit juste.
Charley reste très "normale". Il est facile de s'identifier à elle et à ce qu'elle vit.
Quant à Cookie, j'adore ce petit bout de femme. Mais pourquoi faut-il que l'héroïne bien faite soit (trop) souvent accompagnée d'une petite ronde qui blablate sans arrêt ?







lundi 3 décembre 2012

Première tombe sur la droite (Charley Davidson#1) par Darynda Jones





Titre: Première tombe sur la droite
Série: Charley Davidson #1
Auteur: Darynda Jones
Editeur: Milady
Résumé:
Charley Davidson est détective privée et faucheuse. Son boulot consiste à convaincre les morts « d’aller vers la lumière ». Mais ce n’est pas toujours si simple : parfois Charley doit les aider à accomplir quelque chose avant qu’ils acceptent de s’en aller, comme retrouver l’assassin de ces trois avocats. Ce qui ne serait pas un problème si Charley ne passait pas son temps à faire des rêves érotiques provoqués par une entité qui la suit depuis toujours… Or, il se pourrait que l’homme de ses rêves ne soit pas mort. Il pourrait même être tout à fait autre chose…


Avis de Lili

Sur les conseils d'une copine facebook, je me suis lancée dans cette lecture après quelques mois d'indécisions. Le résumé ne me donnait pas réellement envie. (ça et le fait que mon seul livre restant ne m'emballe pas des masses)

Je commencerai cet avis en  reprochant une similitude un peu dérangeante avec Ghost Whisperer, une série que j'affectionne énormément. On reprend le thème de la jeune femme capable de voir les fantômes, on ajoute une intrigue policière plus marquée que dans la série télé et on ne marie pas l'héroïne, on lui donne un amant onirique. Bien entendu, on garde les fantômes qu'il faut aider pour qu'ils veuillent bien traverser la "magnifique lumière blanche" .
C'est aussi une autre des raisons qui m'ont poussé à ne pas ouvrir ce bouquin dès le premier jour d'achat.  


Au départ, perplexe, j'ai fini par me laisser entraîner dans le monde de Charley Davidson avec un certain plaisir. Pour une fois, dans ce style de lecture, l'héroïne n'est pas un gros bras armé sur talons aiguilles. Charley garde le côté rebelle des héroïne bit-lit, mais elle se cache plus derrière son humour déroutant que derrière ses charmes féminins (oui, dans la bit-lit, le flingue fait parti de la panoplie "Charme féminin", n'est pas féministe qui veut!).
J'ai, donc, beaucoup ri, tout au long de ma lecture.

Outre l'humour, l'héroïne possède un caractère commun, et ça, ça change. Je veux dire, elle n'est pas une bombe sexuelle que tous les hommes s'arrachent, elle n'a pas une mentalité hors du commun " je suis plus forte que tout le monde, regardez-moi!" que l'on retrouve toujours dans la bit-lit. Charley vit sa vie du mieux qu'elle le peut, avec ses inconvénients, les abrutis qu'elle rencontre et ses amis ... Enfin, son amie de chairs et de sang qui se trouve être sa voisine, mère célibataire.
En résumé, si on laisse le côté Faucheuse au placard, Charley est une femme lambda à laquelle il est aisé de s'identifier. Elle est chiante quand un homme lui dit qu'elle ne doit pas faire ceci ou cela (c'est typique de chaque femme!), elle sombre dans la tristesse quand elle se rend compte qu'elle a raté ce qu'on lui avait demandé ( tout de suite, on a le côté mélo: "j'ai raté ma vie! Les gens qui me critiquent ont raison!"), elle a besoin d'ami(e)s, mais ses peurs sont parfois plus fortes.

En parlant de Faucheuse, il s'agit bien du statut/travail/état de Charley Davidson. Elle est la Mort avec un grand "m", même si Faucheuse, c'est moins effrayant de prime à bord.  Elle voit donc les morts et peut leur parler. L'explication de ce phénomène, je l'ai attendu longuement durant ma lecture. J'ai été soulagée de constater que l'auteur la dévoile lors d'un instant clé et avec logique.
Pour les morts en question, étant une Faucheuse, ce n'était pas étonnant qu'autant de fantômes traînent autour d'elle. J'ai été assez désappointée quand les trois fantômes qui l'aident dans son enquête ont disparu pendant quelques chapitres, pour revenir quand l'héroïne avait besoin d'avancer dans son enquête. J'avais la sensation que l'auteure avait cherché un autre moyen, mais finalement, s'est souvenue que "oui, la Faucheuse, elle parle aux fantômes et qu'ils peuvent l'aider".
Heureusement ce sentiment ne m'a habité qu'au cours d'un chapitre et à la fin. 

Première conclusion: la forme et l'intrigue sont bien menées. L'héroïne est "normale" si on met de côté la Faucheuse. L'histoire des fantômes est pas mal, même si (trop?) proche de celle de Ghost Whisperer. 

Les personnages secondaires sont tous importants. Mais assez clichés dans le monde de la Bit-Lit.
Je pense au détective ancien ami de Charley, qui a fini par la prendre pour une cinglée: Garrett Swopes. Ce dernier est beau, intelligent, fort. La différence, ici, c'est que l'héroïne ne bave plus dessus et le trouve très con. L'auteur a su me mener à voir à travers le regard de Charley, j'ai fini par le trouver assez fade et très con aussi. Les échanges qu'ont les deux détectives sont toujours amusants à découvrir. Même quand Swopes tente de croire Charley et de s'intéresser, ça finit toujours en noeud de boudin.
J'ai eu le coup de foudre pour Rocket, un fantôme qui écrit les noms des morts sur les murs d'un asile abandonné.
Personnellement, quand j'ai lu que le père de Charley l'aimait telle qu'elle était, je me suis attendue à découvrir un membre de sa famille qui lui en a fait voir de toutes les couleurs. Je n'ai pas été étonnée plus que cela par l'arrivée de la belle-mère. Par contre, j'ai trouvé la soeur de Charley parfaitement détestable.

Alors, vous allez finir par vous demander: "et le monsieur qui apparaît en rêve à Charley? Celui du résumé?".
Lui ... Au début, j'aimais bien ce "héros". Pourtant, au bout de la cinquième fois où l'héroïne le décrit comme parfait, j'ai fini par faire une crise d'urticaire.
Monsieur est chaud comme la braise (c'est peu de le dire), le corps parfait du beau mâle de Bit-lit, les yeux profonds, la voix envoûtante, qui apparaît pour mettre le souk dans la vie de l'héroïne.
Je vais vous dire: heureusement que j'ai lu la fin avant de commencer à lire. Grâce à ça, j'ai pu mieux appréhender cet homme au sex-appeal légendaire, et apprécier les instants où il apparaissait.

Deuxième conclusion: les personnages sont ceux qu'on attend dans un roman Bit-lit, mais leurs histoires, leurs devenirs, les rend attachants. Et c'est ce qui compte, n'est-ce pas?


En résumé, Charley Davidson est une bonne lecture qui détend grâce aux notes d'humour, les fans de romance seront comblés et ceux qui ont aimé Melinda Gordon seront étonnés de découvrir une Melinda façon Bit-lit.
La fin est assez surprenante, il est impossible de comprendre qui est l'homme onirique avant celle-ci. Et même quand on connait la vérité, j'ai hâte de pouvoir me procurer le tome 2 pour savoir ce que vont devenir les deux amoureux. Je me demande jusqu'où l'auteur va nous emmener.

Par contre, même après lecture, je ne comprends pas le rapport entre le contenu et le titre du livre. o.O

lundi 26 novembre 2012

Dent pour dent (Maeve Regan #2) de Marika Gallman



Titre: Dent pour dent
Série: Maeve Regan #2
Auteur: Marika Gallman
Editeur: Milady  
Résumé:

Avant, ma vie était facile. Mais ça, c’était avant.
J’ai fui tous ceux que j’aimais pour les protéger et, depuis, j’ai l’impression de tourner en rond. Pour retrouver une vie normale, il va falloir que je mette la main sur mon père et sur mon frère, ces vampires psychopathes qui cherchent à me faire la peau. Jusque-là, j’ai fait chou blanc, ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé.
Bien sûr, les pouvoirs exceptionnels que je possède devraient m’être utiles pour mener à bien ma mission. Il y a juste un tout petit problème : je ne sais toujours pas m’en servir. Heureusement, je vais trouver de l’aide là où je n’en attendais pas. Si seulement les emmerdes pouvaient se tenir à distance, cette fois…


Mon avis 

Les lecteurs qui ont lu ma chronique du tome 1 savent d'avance que je n'avais pas aimé "Rage de dents", ils doivent donc se demander pourquoi et comment j'en suis venue à lire le tome 2.
Déjà, j'ai reçu ce tome de mon "adorable" libraire. Il savait combien j'avais aimé le 1, il s'est donc dit que ça me ferait, sans doute, plaisir de recevoir le 2. Ne pouvant pas refuser un cadeau, j'ai fini par accepter après bien des suppliques. (L'ignoble vérité, c'est qu'à l'idée d'un livre gratuit, mon côté vénal a pris possession de mon corps).
Ensuite, j'ai découvert quelques séries devenues des références pour moi grâce à leur second tome. Si je m'étais arrêtée au premier mes bibliothèques seraient bien vides, mon chéri trop content de l'espace libre pour ranger sa collection de DVD et mon portefeuille bien trop lourd pour mon pauvre sac. 

Maintenant que tout le monde a bien compris comment ce livre est parvenu entre mes petites mimines, donnons notre avis. ( L'autosuffisance, mes amis! L'autosuffisance!)
Je vous préviens que cet avis se divise en deux partie: la générale et la plus "chichipoteuse" autant que "chichiante".
D'entrée de jeux, bon nombre d'entre vous auront remarqué que je n'ai pas côté ce tome 2 ( On y croit tous). L'explication est très simple: je suis incapable de donner une côte à ma lecture.
En commençant, j'étais dans un état d'esprit assez cynique, prête à retrouver une montagne de clichés et une héroïne aussi chiante/alcoolique/grossière/etc que dans le tome 1. Les premières lignes m'ont conforté dans mon idée quand Maeve nous décrit un énième bar, le Baron Vampire.
Pourtant, je vais vous avouer quelque chose, je me suis rendue rapidement compte que l'environnement dans lequel Maeve évolue m'avait manqué. Je suis la première surprise en avouant ça, je vous rassure, mais c'est la vérité vraie. Et je me targue d'être quelqu'un de 100% sincère (Au point que certains me détestent, c'est pour vous dire).

Bref! 

Le choc de cette révélation passée, j'ai continué ma lecture et me suis attachée, sans en avoir conscience, aux personnages que Maeve rencontre tout le long de ce tome. 
L'auteure ne dévoile pas grand chose sur ces personnages secondaires, mais étrangement, je me suis sentie touchée autant par les "méchants" que les "gentils". Je pense, après une bonne nuit de sommeil et une matinée à cogiter, que la force de Marika Gallman, dans ce roman-ci, est d'avoir créé des personnages qui ne faisaient pas figuration. Aucun d'entre eux n'apparaît pour rien, ils ont tous un rôle mineur ou majeur à jouer auprès de l'héroïne. 
En parlant d'elle, je me suis sentie plus proche d'elle dans cette lecture que dans la précédente. En huit mois, Maeve est passée de "tête à claques à l'alcoolisme et aux grossièretés insupportables" à " héroïne à l'alcoolisme et aux grossièretés supportables". Déjà, sa façon de lever du coude est plausible compte-tenu de sa situation (Bien que je reste sceptique quant au fait de pouvoir descendre des tequilas alors que je reviens d'un entretien spéciale aux portes de l'enfers. Comprendront les lecteurs).  Ensuite, sa grossièreté a rejoint la mienne. Non pas, que le laps de temps entre la sortie du 1 et du 2 ait fait de moi une paysanne sortie de sa ferme ( bien que je vienne de la campagne), mais parce qu'elle a arrêté de ponctuer toutes ses fins de phrases par un gros mot. Les insultes sont bien mieux intégrées dans le texte et par extensions, dans les échanges.
Je conclurais les personnages par ce point important, pour moi, au regard du tome 1 : l'un d'entre eux m'a surprise. Je ne m'attendais pas à le/la découvrir à cette place. J'ai un peu regretté qu'il ne soit pas là plus longtemps, que la rencontre ne dure pas plus parce qu'après autant de temps, je m'attendais à le voir encore durant un tome au moins, mais finalement, ce n'est pas plus mal.
Marika Gallman a su titiller ma curiosité en distillant juste assez d'informations, mais pas suffisamment pour que je découvre avant l'heure le poteau rose clignotant. Cette façon qu'elle a eu de jouer avec tous les personnages m'a énormément plu et je tenais à le dire.

Dans le tome 1, j'avais relevé que l'intrigue partait un peu dans tous les sens (Oui, je n'ai pas utilisé ce langage et ce calme poli pour décrire ce que je pensais de l'intrigue du 1, je sais!). Dans ce tome 2, l'intrigue reste à sa place et ça m'a permis de mieux rentrer dans l'histoire. Bien sûr, ce n'était pas une intrigue mirobolante au point que je fasse le sacrifice des pattes d'un canard à mon dieu de l'ironie et l'autosuffisance pour le remercier d'avoir reçu Dent pour dent, mais c'était pas mal. (Reprends son souffle). Ca suivait une trame logique par rapport à la fin du premier livre (mon cynisme me souffle que ce n'était pas dur! Chut toi!). Ca a continué jusqu'au pseudo dénouement final. Et ça m'a donné envie de terminer ma lecture ( ok! je l'aurais terminée quand même vu qu'on ne peut pas donner son avis sur un livre qu'on n'a pas entièrement lu. Qui a hurlé rancunière?).
Alors oui, ceux qui me suivent sur ma page Facebook ont pu lire que j'avais du mal à avancer après les cinquante premières pages. Pour ma défense, je dirais que ma lecture du tome 1 ne s'est pas passée comme je l'avais espérée (*insérer toussotements*). Résultat, je partais défaitiste sur le second tome. Comme la première partie de ma lecture n'était pas transcendante, j'ai eu un peu de mal à me lancer définitivement. 

Les rebondissements, quant à eux, sont enfin là. J'ai été bluffé. Je ne veux pas spolier donc je dirais juste: une série d'évènements arrivent et poussent notre héroïne vers un acte particulier. Tout le long de cet instant, je me suis retrouvée à espérer que l'auteur n'en soit pas arrivée là où je croyais qu'elle irait. Le vent du dénouement de ces actions soufflaient pour me donner raison durant quelques lignes, puis soufflaient pour me donner tord, puis raison, puis tord ... Finalement, j'ai souri en voyant la fin des évènements. Parce que c'était bien joué, même si j'aurais espéré autre chose parce que ... Parce que je le savais! Mais comme j'ai cru m'être trompée durant quelques pages, c'est un point positif.  (Je ne suis pas faite que de méchanceté. Amen!) 

Autant dans le tome 1, j'ai trouvé que la lecture donnait un ton trop adolescent, autant dans ce tome 2, j'ai vraiment, mais vraiment, aimé que certains personnages soient amenés à faire évoluer Maeve de façon adulte. Même cette dernière a eu des réflexions d'une justesse étonnante (la Tequila n'a pas complètement noyé son cerveau! Hourra!). Vu son caractère dans le premier tome, j'ai été surprise du bond d'intelligence dans celui-ci (je ne vois pas comment formuler ça autrement! A part: le saint-esprit lui est tombé dessus, mais pour combien de temps *insérer musique à suspens*). Bien sûr, elle reste elle-même: elle continue d'être impatiente et de le faire savoir en jurant, mais ses prises de conscience contre-balancent bien ces moments légers (si je puis dire) qui m'ont fait sourire ( voir l'instant Maeve VS feuille à enlever d'une bassine à eau sans les mains et sans les dents ... Mon humeur restera à jamais merdique! Maeve sort de ce corps!).  

La fin de la fin me donne envie de connaître la suite, même si, au vu de la dernière page, je crains de retrouver la Maeve du tome 1: tête à claques blindée, grossière et encore plus alcoolo (c'est possible, ça?).
D'ailleurs, sur ce sujet, je proteste vigoureusement: c'est la première fois que j'arrête de boire une boisson que j'adore à cause d'une héroïne de romans. Je ne supporte plus de voir la bouteille de Tequila chez moi. 

Je me rends compte que certains pourraient me dire: il y a tellement de positifs alors pourquoi ne pas mettre une bonne note? Vu cette chronique, ce livre mérite un 4 ou un 5 sur 5. 
C'est vrai.... Enfin, ce sont les voix dans ma tête qui approuvent, je précise. 

Pour une fois, je me suis arrêtée sur le positif parce que la fin de ma lecture m'a laissé une bonne impression. Une impression suffisante pour que j'achète le tome 3, que je remercie mon libraire et que je songe à envoyer un mail à Marika Gallman pour lui demander si le prochain livre sera de la même trempe que celui-ci (on a bien dit: songer!).
Pourtant il reste des clichés qui ne passent pas chez moi et je pourrais même ajouter: ce qui est fait dans ce roman, je l'ai trouvé dans d'autres lectures bien avant celle-ci.
Je n'ai pas spécialement envie de les citer dès le début de ma chronique quand je vois le revirement de sentiments qu'a provoqué cette lecture. Me faire changer d'avis quand je lis une série, c'est comme tenter de détruire un char d'assaut avec des cures dents.
Je pourrais dire: d'accord, les personnages secondaires sont bien mis, pas inutiles, mais ils me font penser à d'autres séries qui fonctionnent bien. Je pense notamment à Lala (vous rêvez si vous croyez que je vais écrire son vrai nom en entier) qui m'a fait songer à Bubba (là aussi, je ne suis pas certaine de l'orthographe) dans la Communauté du Sud.  Barney qui m'a envoyé à l'image de Jean-Claude d'Anita Blake mixé à Eric de CDS.
Le coup du sang qui est un poison pour les vampires qui m'a fait penser à un livre de Harlequin dont je ne reviens plus sur le titre (une chronique digne de ce nom cite ses sources? Je ne suis pas une chroniqueuse digne de ce nom, moi, j'abats les gens à vue! Tout le monde le sait.).
Les parallèles sont trop faciles et peuvent fatiguer ou énerver (moi?) les lecteurs assidus de Milady. Pourtant, l'auteure les a bien menés, je trouve. Au point que, comme je l'ai dit plus haut, je sois attachée à eux bien malgré moi.
La prophétie que je trouve redondant, mais comme l'héroïne fait, elle-même, souvent la remarque, je commence à trouver ça amusant, en fait. D'ailleurs, Maeve a souvent ironisé dessus dans ce tome 2. Sur ce point et d'autres évènements qu'elle-même cataloguaient de clichés ambulants, j'ai trouvé que ça ajoutait une touche d'humour non négligeable. Donc point positif ou point négatif? Je crois que tout va dépendre de la façon dont l'auteure va gérer cette prophétie dans les prochains livres. 

Autre point où je pourrais ironiser un fameux coup, c'est les mots d'Archessia sur la quatrième de couverture qui dit " (...) de scène torrides à faire rougir les plus blasés des lecteurs" . Suis-je à ce point blasée? C'est la faute à Anita, d'abord! Ok! Il y a bien une scène torride que l'auteure a mené d'une main de maître. Sérieusement et sans mentir. J'affiche la perverse en moi à la face du monde (en même temps, pour le peu de gens qui vont lire cette chronique, je ne risque rien), mais  j'ai adoooorééé! Autant dans le tome 1, elles m'avaient laissé d'une froideur à concurrencer l’iceberg du Titanic, autant ici, le Sahara ne serait pas assez chaud. Un mélange de sentimentalité saupoudrée de bestialité juste ce qu'il fallait.
Mais delà à me faire rougir, va falloir plus que ça. C'était une scène hot très bien écrite, mais il n'y avait pas de quoi fouetter son chat ou son cochon (je sens que la protection des animaux va me tomber sur le dos à ce rythme-là.)

En conclusion de la conclusion, je pourrais noter ce roman, mais je vais attendre le tome 3. En espérant que ça ne me fasse pas le même coup que Laurell K. Hamilton ou l'effet Rebecca Kean (que je surnomme l'effet baudruche percée) : un livre sur deux, j'aime, l'autre, je déteste viscéralement. 

P.S. subjectif de moi : la couverture du roman correspond bien au contenu, c'est vrai. On comprend chaque détail. Mais la tronche de la nana me fait toujours penser à une professionnelle du bois de Boulogne. 

jeudi 9 août 2012

Le Sang du Demon (Kara Gillian #2) par Diana Rowland


Titre : Le Sang du Démon
Série : Kara Gilian #2
Auteur : Diana Rowland
Editions : Milady
Note : 2.5/5

Kara Gillian, flic et invocatrice de démons, essaie de remettre sa vie sur les rails de la normalité. Mais, découvrir que son collègue du FBI Ryan est connu parmi les démons et devoir enquêter sur l’assassinat de plusieurs personnes dont l’âme a été dévorée, n’est pas le meilleur moyen d’y parvenir. D’autant que Kara ne pense pas pouvoir résoudre ces meurtres sans l’aide du séduisant et insatiable seigneur Rhyzkahl. Entre paradis et enfer, homme et démon, elle est sur le point de faire face à la seule chose à laquelle elle ne pourra peut-être pas survivre.
Avis de Lili: 

Je sens déjà que cette chronique va être plate .... tout comme ma lecture, en fait!
Je vous situe un peu les choses: j'ai mis 2 semaines à lire ce tome, je me suis endormie dessus, il a servi à écraser une saleté d'araignée qui se baladait à portée de mains et de "repose ordinateur portable".
Ca donne une idée de la chronique qui va suivre.
Nous retrouvons donc Kara qui est appelée sur un meurtre-suicide d'un policier qu'elle connait bien.
Autant dans le tome 1, Kara me plaisait, autant je retrouve une femme chieuse et chiante. Durant toute l'enquête, ce qui la préoccupe majoritairement, c'est la façon dont Ryan, notre agent un peu spécial du FBI, la perçoit.
L'intrigue policière passe à la trappe d'emblée quand on apprend que notre héroïne doit laisser une partie du dossier à des incompétents que nous ne verrons que l'espace de 2 lignes.

J'avoue que je ne saurais pas vous donner l'intrigue policière tellement c"était plat. Pourtant, quand on y regarde de plus près, l'idée est absolument génial : des suicides qui sont en fait des meurtres paranormaux.  Tous ces morts ont des liens entre eux : on découvre que les grands du monde couchent les uns avec les autres ( de vous à moi, ce point n'est pas novateur en soi) et que quelqu'un ou quelque chose absorbe leurs essences, leurs âmes.

On suit donc Kara dans son enquête qui ressemble plus à un épisode des Feux de l'Amour ou des Jours et des Vies .... Comment dénouer l'intrigue? On doit découvrir qui couche avec qui ...

Ce n'est qu'à ce moment que l'histoire devient intéressante: la situation de Kara évolue enfin. D'ailleurs, j'ai trouvé dommage que ce point tombe pile au moment où on répond à une question importante sur l'un des personnages. Comment ne pas lier les deux évènements et entrevoir déjà le final ?!

Les personnages m'ont réellement énervée.

Kara et Ryan se cherchent, mais ne se trouvent jamais. Ce n'est pas énervant, mais les disputes sont aussi stupides que les réconciliations.

" Démons méchants" -> " Non, pas méchants" = disputes = Kara qui pleure des heures.
Le lendemain = " j'ai de quoi manger" ou "je t'invite becter" -> " il ne m'en veut pas" ou "il s'est excusé" = réconciliation

Le pire a été le chapitre où Ryan découvre que Kara s'est envoyée en l'air avec Machine ... Il se casse après avoir manqué de la traiter de S... Tout ce que la dame trouve à faire = Invocation de Machine  = scène soi-disant chaude avec les supplications ordonnées par le démon ... Of course!

Le livre a manqué de finir dans la poubelle, tellement le comportement de l'héroïne m'a énervé.

Entre découvrir qui couche avec qui dans les morts qui s'entassent....
Entre les disputes et réconciliations de Kara et Ryan ...
Entre les démons qui lâchent les solutions aux problèmes de Kara parce qu'il faut bien avancer dans l'intrigue policière quoi ...
Entre les crises de larmes de Kara à chaque dispute avec Ryan ....
Et le démon Machine qui est un dieu du sexe ( c'est le seul point que j'ai trouvé logique dans ce roman, ça veut tout dire!!!!) ...

Le livre est passé à un millimètre de la poubelle.

Autant je trouvais logique la lenteur du tome 1 dans ses débuts, autant je trouve ça lourd dans le tome 2 de tout découvrir à la fin du roman par des pirouettes aussi lourdes.

En conclusion, je mets la moitié de la côte parce que l'humour m'a fait rire assez régulièrement ... Parce que j'ai fini le livre pour savoir ce qui allait arriver à Ryan ... Parce que les idées de base sont pas mal malgré leur mise en place trop longue.
Sérieusement, 465 pages pour ce roman .... C'est trop pour ce que c'est. Un épisode des Feu de l'amour a l'air plus court et plus palpitant!

dimanche 8 juillet 2012

L'amant vengeur (La Confrérie de la Dague Noire #7) de JR Ward


Titre: L'amant vengeur
Série: La Confrérie de la Dague Noire #7
Auteur: J.R. Ward
Editeur: Bragelonne/Milady
Note: 4/5

Quand Vhengeance est approché pour tuer le roi des vampires, son mauvais côté meurt d’envie de sauter sur l’occasion. Mais son identité secrète de sympathe est menacée, et il va devoir se tourner vers l’unique lumière de son univers toujours plus sombre : une femelle vampire que la corruption n’a pas atteinte, l’unique chose qui se tienne entre lui et la destruction éternelle.



Avis de Lili

Une journée à bronzer au soleil, et, accessoirement, se prendre le coup de soleil les plus douloureux de sa vie, auront eu raison de ce tome 7 qui me réconcilie un peu plus avec la série de Madame Ward.
(Au cas où certains n'auraient pas compris, je suis partie en vacances! xD) 
D'emblée de jeux, je pense qu'il faut replacer mes sentiments par rapport à cette série. Pour que tout le monde comprenne bien ma position et mes paroles.
Je résumerai tout cela par une équation:

Vampire "so sexy de la mort qui tue sa race" + humaine ou civile "so sexy de la mort qui tue plus que sa race" + problèmes à la pelleteuse + scènes chaudes à gogo + (amour éternel x fin heureuse tirée souvent par les cheveux (cf tome de Jane et V)

= lectrice au bord du meurtre de masse 
ou 
= lectrice au bord du suicide collectif


Je vois donc certain(e)s se demander comment ce tome a pu relever le niveau? Le soleil aurait-il eu raison des deux neurones jouant au solitaire dans la caboche de votre chroniqueuses tant aimer?
Quoi? Des gens me haïssent?
La haine, c'est une forme d'amouuur. C'est pas moi qui le dit, c'est V... et Vhen aussi.
Mais revenons-en à nos hommes.... enfin vampires.
Le tome 7 n'est pas, à proprement parlé, différent de ses prédécesseurs. Le schéma est toujours le même : un Mâle rencontre sa Femelle, celle de toute éternité,  ils ont des soucis pour être ensemble, mais 700 pages plus tard, tout est bien qui fini bien.
Oui, moi aussi, j'attends de voir quand Disney déposera plainte pour plagia de "Happy End ultra coloré".
En 6 tomes, j'ai commencé à m'habituer au Mâle qui tombe dans la fange, mais qui est sauvé par la Dame de son âme.
En 6 tomes, j'ai commencé à m'habituer à la Dame blessée par :
- la vie, 
- son Mâle,
- un autre Mâle, 
- la société dans laquelle elle vit, 
- toutes les solutions ci-dessus. 
Mais qui est sauvée par le Mâle de son âme.
En gros, le monsieur triste et suicidaire sauve la dame triste et farouche qui le sauve lui.
Bref, tout le monde sauve tout le monde et l'Amour vainc tous les obstacles.
Roméo et Juliette, ils auraient dû rencontrer les vampires de la Confrérie au lieu de se suicider comme des ânes... Non, je n'ai pas été vérifié si les ânes se suicidaient. Je cherche des expressions colorées pour ne pas être grossière.
Les jeunes sont cons, quoi, je vous jure!
Ca ne vous dit toujours pas pourquoi je continue de lire cette saga. En fait, je ne sais pas moi-même. Le schéma est assez rébarbatif, on sait que les gentils gagneront quoi qu'il arrive, certains personnages manquent de profondeurs.
Pourtant...
Et oui, il y a un "pourtant"...
Pourtant, certains personnages sont tellement bien travaillés qu'il est impossible de ne pas entrer dans cette série (une fois qu'on a sauté le tome 1 traduit par un mec ou une nana incapable d'écrire une négation et une fois, aussi, qu'on a sauté le fait que les traducteurs aient "traduit", vaguement, les prénoms bien plus classes des héros et héroïnes).
Dans ce tome 7, je retrouve la profondeur qui m'avait fait adoré le livre de Zadiste ( cf: tome 3: Z et Bella). 
JR Ward prend le temps de s'arrêter sur un personnage et de le pousser à fond pour le rendre le plus "réel" possible. Vhengeance est touchant au même titre que l'héroïne, Ehlena. Pour la seconde fois, je n'ai pas eu l'impression de m'être fait voler alors que la dame se refusait. Ses refus étaient logiques, posés et fondés. Ils apprennent à se connaître malgré l'attirance physique. Les pensés des héros sont clairs et définies.
Vhen ne s’apitoie pas, il est comme il est, il fait ce qu'il doit faire même quand ça ne plait pas. Il souffre, j'ai ressenti sa douleur, sa colère comme si elle était mienne.
Ehlena est de la même trempe et j'ajouterai que Kolher me parait enfin "humain". J'ai adoré ce personnage dans ce tome-ci alors que je ne lui trouvais aucun intérêt auparavant.
Là, j'ai envie de mettre "l'auteur de cette chronique poussa un soupir de soulagement infinie tandis qu'un sourire niais et comblé naissait sur son visage légèrement brûlé par le soleil".
Je pourrais, peut-être, reprocher un relâchement au niveau du caractère de la jeune femme, Ehlena, mais le reste est tellement bien fait que... je vais me taire et apprécier.
Autre point hautement positif pour moi: les scènes de c*l beaucoup moins présentes pour rien. Nous ne sommes pas dans la romance pour rien: of course! La romance sans coucherie, c'est comme un Mojito sans menthe: aucune saveur.
Nous sommes d'accord.
Dans l'Amant Vengeur, tout est bien dosé et les scènes de s*** ne sont pas là juste parce qu'un homme te une femme ensemble, ça ne se tient plus. Parce que le coup de foudre quoi...
Désolée, mais pour moi, le coup de foudre, c'est physique et non pas une histoire d'amour profonde. Ce n'est pas parce qu'on couche avec quelqu'un et que c'est un feu d'artifice qu'on est amoureux fou jusqu'à la fin des temps.
Ici, JR Ward remet l'église au milieu du village, si je puis dire: aimer quelqu'un, c'est bien, mais encore faut-il l'aimer correctement et travailler pour garder cet amour intacte.
Vraiment, dans ce bouquin, l'auteur remet tout en place et j'apprécie grandement.
Au travers de Vhen et Ehlena, Ward nous fait comprendre que le coup de foudre aide à aller vers l'autre. L'attirance physique, c'est un moteur, mais c'est apprendre à se connaître qui scelle l'avenir du couple.
Au travers de Kolher et Beth, elle met en garde: l'amour se travaille, même si on est voué l'un à l'autre. Rien n'est acquit!
Au travers d'autres personnages, elle apprend que les sentiments sont des élastiques: chez certaines personnes, on peut tirer longtemps et souvent, mais ils finiront par craquer un jour ou l'autre si on ne les soigne pas correctement.
Ma première rencontre avec Saxton me laisse perplexe. Je ne l'apprécie pas du tout. C'est un personnage qui m'est antipathique au possible.
Les personnages plus "malveillants" sont moins chiants qu'avant. Flhéau relève le niveau un sacré coup. Je me lassais des laquais de l'Omega.  J'adore la capacité de ce gamin à appuyer sur "delete" quand quelque chose ou quelqu'un l'emmerde. Lui, c'est le genre: on fout à la poubelle et on passe au suivant! Hop! Hop!
Il a des aptitudes qu'il me tarde de voir développées.... Ou alors je fantasme sur un bon méchant qui rendrait l'histoire plus passionnante.
En conclusion, le roman est très bien travaillé. Les sentiments sont "logiques", "réels". L'histoire va son rythme, j'ai souffert et été heureuse avec les personnages.
Petit point noir: la fin. Je pensais trouver une fin digne d'un roman policier, ou du moins, une fin qui m'aurait tenue en haleine.... J'ai eu droit à un Happy end Disney un petit peu tâché par un fait qui me semble, à moi, très grave.
Ca m'a fait l'effet d'un "Ca fait chier, mais l'amour vaincra". J'ai rigolé en imaginant Vhen en Aladin et Ehlena en Jasmine chantant "mon rêve bleu".

Le mot de la fin: "Thor t'a tord!"
Fallait que je la sorte, elle me restait dans la bouche depuis le début du livre!
Mouhahaha! (sors)

Wicked Game (#1 Le Sang du Rock) de Jeri Smith-Ready


Titre: Wicked Game
Série: Le Sang du Rock #1
Auteur: Jeri Smith-Ready
Editeur: Milady
Note: 1.5/5

Ciara a accepté un stage dans une station de radio locale dont les émissions nocturnes semblent provenir d'un autre espace-temps. Le secret des DJ : ce sont des vampires, à tout jamais retenus à l'époque à laquelle ils ont été convertis. Mais le rachat de l'entreprise met ces derniers en danger. Sans la station, et le lien qui les unit à leurs différentes époques, ils sont condamnés à se transformer en stupides fantômes du passé. Et Ciara ne tolère pas du tout cette politique de rachat.

Avis de Lili

Le Sang du Rock ou l'Arnaque de l'été (l'Arnaque du Siècle ayant été décernée à la saga de Madame Meyer par mes bons soins) ou la preuve qu'une semaine au soleil n'arrange pas le franc parlé de votre chroniqueuse toute bronzée. 
Le Sang du Rock, c'est l'histoire de Ciara (à prononcer Kiara, s'il vous plaît) qui cherche un stage de marketing pour valider ses études. Elle trouve cette place dans une station radio de sa petite ville dont j'ai oubliée le nom (tout cela manque de sérieux, madame Lili! Tsss!). 
Bref! 
Ciara est Irlandaise d'où les cheveux de feu, d'où la peau prête au bronzage (comme la mienne, sauf que je suis italienne. Là, j'en vois certain(e)s se dire: "tout s'explique!"), d'où le caractère merdique. La seule ombre au tableau: le côté escrocs à ses heures perdues. 
Là, je laisse la place à l'agent Mulder: " la vérité est ailleurs, mes camarades!"
A l'heure où j'écris ce début de chronique, l'orage gronde à Riva Del Garda, j'ai lu les trois quart du bouquins et je me suis endormie deux fois dessus (les pages 205 à 212 peuvent témoigner grâce à une large tâche jaune étrange. Preuve d'une sudation excessive du front de la lectrice). 
Je n'ai qu'une chose à dire, voir à hurler: "REMBOURSEZ!"
Le départ n'était pas trop mal, je l'avoue. Même si l'héroïne m'a énervé dès le départ à cause de réflexions très étranges. Personnellement, je serai un mec, je fuis cette nana comme la peste. Je mets toutes les planètes entre la Terre et Pluton entre nous. 
Vous vous demandez le genre de pensés de la dame? 
Ca donnait à peu de chose près: " l’hémisphère droit de son cerveau fait de lui un artiste. Cependant, l'hémisphère gauche est très développé. Prenons garde!" 
Prendre garde à quoi? 
Pendant la nuit de débauche, le cerveau de monsieur va envahir le tien et te rendre moins blonde? 
Oui, je soupçonne que la chevelure flamboyante de la miss soit factice. De nos jours, les coiffeurs, moyennant finances, font des miracles. 
Plus la lecture avançait, plus mes soupçons s'agrandissaient: un coiffeur psychopathe aurait-il décidé de sévir dans cette série? 
L'héroïne est blonde! 
Le beau David est un soufflé sorti trop tôt du four. Le Romeo de Shakespeare connait enfin son Maître-Pleurnichard après Edweurk de S.Meyer. 
Le chéri de la dame est un adolescent boutonneux qui se veut touchant. La seule chose qu'il a touché chez moi, c'est l'envie de tuer le chien du voisin qui me réveille à 6h tous les matins. 
L'unique personnage qui n'a pas été touché par la vague "coloration", c'est Regina.. A chacune de ses interventions, c'est le rire garanti. L'humour est simple, mais ça marche toujours sur moi l'ironie. 
Serait-elle le Coiffeur-killer? En gros, l'auteur s'est trompée d'héroïne. 
En parlant d'héroïne, je ne sais pas à quoi se pique Jeri Smith-Ready, mais faut changer de fournisseur. 
Le concept des vampires figés à l'époque de leur mort, je veux bien. Encore faut-il rester logique, nom d'une tchoupette!
L'auteur explique que les vampires ne supportent pas de voir le temps passer. Ca les stresse au point de développer des TOC, des déprimes variées,... 
Juste une question: comment 5 vampires d'époques différentes peuvent-ils cohabiter ensemble sans devenir fou? Sans se battre parce que "j'ai raison, ma musique, c'est la mieux!" 
Certains me diront: "ça les stabilise!"
Ok! 
Comment peuvent-ils aller en boîte jouer en live sans être stressés par la technologie qui les entoure? 
Puis, sérieusement, des vampires bourrés de TOC? 
Des vampires qui se fanent? FANENT????
SERIEUX? 
Pendant une heure, je me suis posée une question existentielle: quel est le mieux ou le pire entre un vampire boule à facettes et un vampire qui se fane façon fleur sauvage. 
Une corde que je pende ce fichu chien! 
J'ai songé pendant les cent cinquante première page que l'histoire était différente de la normale. Dans le Sang du Rock, l'héroïne doit sauver une station de radio... 
Oui... Bonne idée, mais la prochaine fois, j'irai faire un strip-tease sur la place publique plutôt que d'acheter ce WTF.
En fait, l'intrigue du livre n'est là que pour éviter une romance totale entre une jeune femme et un vampire. 
Au départ, l'auteur tente de me faire croire que Ciara sauve la station pour racheter une faute grave de son passé qui la mine au point qu'elle refuse toute relation longue et stable. 
Moi: ça doit être grave, vu comment elle réagit quand on tente de l'approcher. 
Coup de slip numéro 1! 
S'auto-flageller parce que t'es sortie avec un homme marié à qui tu as pris son argent: NUL! 
Moi, ça m'énerve! Pourquoi c'est l'amant(e) qui doit se sentir coupable parce que madame ou monsieur ne peut pas virer son conjointe(e) et donc le ou la trompe? 
POURQUOI? 
Personne ne lui a mis un flingue sur la tempe pour qu'il aille voir ailleurs. Et si en plus, il donne son argent....
La connerie, ce n'est pas contagieux, c'est de naissance! 
SLIP quoi! Le seul truc qui pourrait l'empêcher d"avoir une relation longue, c'est de répondre à cette question: pourquoi n'as-tu pas assez de fierté pour ne pas être autre chose que la cinquième roue du carrosse?

Le monsieur est déprimé, il est gentil, mystérieux (pour moi, ne pas parler ne fait pas de toi quelqu'un de mystérieux, mais d'asocial ou de sacrément timide comme moi!). 
Coup de slip numéro 2! 
La déprime, c'est moche. Je sais ce que c'est. Pourquoi attendre 300 pages, voir ta copine mourir, pour lui dévoiler que t'es devenu vampire après avoir tenté de te suicider et que t'as tenté encore après ta transformation? 
Le reste des personnages est dans le même ton: cliché, très poussé dans le palpitant et déchirant... 
Je suis mauvaise langue comme d'habitude, mais franchement, les explications, les rebondissements, etc... TOUT est chiant de A à Z. J'ai même dit à mon cher et tendre qu'à côté de ce livre, Maeve Regan avait des couilles et des évènements plus palpitants! 
Ca explique tout là! 
En bref ou pas, le Sang du Rock est un monde où l'intrigue est là pour meubler l'histoire d'amour insipide. Les personnages sont aussi plats : une seconde "je t'aime", la seconde d'après "ciel! Tu m'as menti/trompé/tu n'es pas ce que je crois...", la seconde encore après "ce n'est pas grave, j'ai vu au fond de toi alors je t'aime toujours!".

On va croire que j'en veux à Milady, mais quand vont-il ressortir une série telle Kate Daniels, Jim Butcher, Mercy Thompson,... Pourquoi du C*l? Pourquoi une histoire d'amour? Pourquoi une intrigue qui meuble l'histoire de c*l/amour? Pourquoi des histoires vues et revues?
Je suis désolée pour ceux ou celles qui ont aimé, mais le Sang du Rock oscille entre la Communauté du Sud (le coup de l'héroïne spéciale pour les vampires), Twilight (les dialogues sirupeux, le mythe vampire saccagé. Heureusement, l'imprégnation est bien mené, ici. désolée, mais je reste choquée par le coup de l'imprégnation de T) et l'encyclopédie du rock pour les nuls (autant dire que j'ai adoré les discussions sur les musiciens connus ou inconnus! Surtout que ça aidait vachement l'héroïne de savoir tout cela....= Coup de slip numéro 3!!) 
Conclusion: je crois que l'auteur a trop lu Twilight, adore un peu trop la communauté du sud...  
Le  mixe =  BAD BAD BAD THING! 
Sinon qui veut le livre ?

mardi 19 juin 2012

La marque du démon (Kara Gillian#1) par Diana Rowland


Titre : La marque du démon
Série : Kara Gillian # 1
Auteur : Diana Rowland
Editions : Milady
Note : 3.9/5

Son métier : flic. Son hobby : invoquer des démons.Kara espérait utiliser ses pouvoirs pour arrêter un tueur en série. Mais son invocation n’a pas eu l’effet escompté : Rhyzkahl, un seigneur démon à la beauté surnaturelle, est apparu dans sa cave. La jeune femme est partagée entre la peur et le désir que cet être éveille en elle. Peut-elle lui demander son aide pour arrêter un meurtrier qui a déjà pris la vie et l’âme de treize personnes ? Kara est la seule à pouvoir résoudre cette énigme, mais avec Rhyzkahl qui hante ses rêves et un charmant agent du FBI qui surveille ses moindres faits et gestes, elle risque d’être complètement dépassée...

Mon avis :
Après le cuisant Maeve Regan que j'ai chronique le mois dernière, ça ne me disait rien de lire de nouveau un Milady. Je me suis laissée convaincre par certaines connaissances qui me vantaient les mérites de Kara.
Est-ce que je peux dire que j'ai aimé cette lecture? Oui et non!
Est-ce que l'héroïne m'a accrochée? Oui!
Est-ce le monde de Kara m'a accroché? Certes! Certes!
Est-ce que les personnages qui gravitent autour de Kara m'ont accroché? Oui et non!
Les explications...
L'histoire débute à l'instant où Kara va enfin être reconnue maîtresse de son don d'invocatrice de démons. Malheureusement pour elle, il y a plus urgent que de prouver sa maîtrise parfaite de son don : trouver le sérial killer qui recommence sa boucherie après des années de silence.
J'avoue qu'au départ, j'ai un peu grimacer. Ben vui! J'adore Kate Daniels, et je retrouvais des traits communs à cette série. Maintenant c'est normal donc je ne vais pas m'étaler sur ce point.
Kara est un personne qui m'a plu dès le premier chapitre: sa solitude a fait écho à la mienne. L'obsession de maîtriser cette chose pour laquelle on est doué qui créé une différence avec l'extérieur: ça ne me parle plus, c'est moi!
Kara, c'est la femme que je suis avec des doutes atroces sous un vernis d'assurance bancale. C'est la timidité cachée sous une forte gueule qui s'écroule au moindre coup de vent trop fort. C'est la jeune fille sauvée par un art pour lequel nous donnons tout et qui nous définit. Jusqu'à la moitié du bouquin, j'ai appris à connaître Kara.
C'était très plaisant.
Je dois quand même appuyer un point négatif qui a failli me faire lâcher le livre dans cette première partie.
Dans cette partie, nous rencontrons un démon que Kara a eu le malheur d'invoquer sans trop comprendre comment ni pourquoi. Ce démon est beau comme un ange, mais notre héroïne n'oublie pas qui il est pour autant. La peur qu'elle ressent la ramène sur le droit chemin de toute manière. Jusque là que du positif, me direz-vous! En effet....
POURTANT, je n'ai pas compris l'utilité de la scène qui a suivi les refus de la jeune femme. Le démon veut la posséder, ok! Je suis au début du livre, je comprends pas cet intérêt, mais c'est pas grave, c'est le début. Sous mon sourire, la dame se refuse longuement. Oui, elle est seule, mais c'est un démon quoi!
Ouaiiiis! Moi, heureuse! Ca change...
Sous mon regard d'assassin, la dame et le démon copulent finalement... Oui, elle est seule, mais elle est seule quoi!
WTF?! Pour moi, cette scène était mal venue, atroce parce que je m'attendais à un livre, ENFIN, hors norme dans toutes les publications de c*l et de sang chez Milady. C'est exagéré, me direz-vous! En effet, mais après tous les livres que Milady publient qui reprennent ces thèmes, j'attends d'un livre une bouffée d'air frais. Il n'y a pas besoin de c*l et de sang à chaque page pour faire un bon livre! Kate Daniels, la saga Mercy Thompson, le prouvent bien assez facilement!
Bref!
Je reprends.
Passée cette scène fort court (heureusement), j'ai mis un petit temps avant de revenir dans l'histoire. Arrivée à la moitié du bouquin, je me demandais si l'auteur n'allait pas résoudre les problèmes d'un coup de cuillère à pots style: tout s'explique dans un long monologue avec une scène de bataille clichée à crever.
Que cette auteur soit louée, ce ne fut pas le cas.
La seconde partie du roman fut un plaisir immense et indescriptible. Tout comme le tome 4 de David Wellington, je me suis retrouvée à suivre l'héroïne dans ses doutes et ses questions. Je pensais tenir le tueur, tout comme elle.
BEN NAAAAN
Ce ne fut pas le cas. Je ne tenais pas le bon coupable.
J'ai éclaté de rire en découvrant le vrai malade mentale. C'était bien jouer. C'était jouissif! Oui! Oui! Jouissif!
Les personnages secondaires... Il n'y en a pas tant que ça en fait.
Il y a la tante qui me paraissait louche dès le départ. Je pourrais reprocher à l'auteur d'avoir modifiée le caractère de la dame en cours de route, mais c'est tellement bien fait, que je vais laisser ça en suspens.
Il y a le flic, Ryan, sarcastique, mystérieux, un brin schizophrène(un jour, il est aimable, le lendemain imbuvable) même si ça dure pas longtemps (ouf!), super admirateur de l'art de Kara (que de son art?! Mouais, on va le croire). Un flic normal qui a du potentiel dans l'avenir.
Il y a le démon super schizophrène (il bat Ryan sur ce coup-là), mais c'est un démon donc bon. J'ai beaucoup aimé la vision du monde démoniaque. Ok! La représentation éloignée de l'Eglise, c'est déjà fait, mais l'auteur tourne ça d'une façon très intéressante.
J'ai hâte d'en savoir plus. La fin est digne de l'attente, elle vaut son pesant d'or, elle a valu l'ouverture de mon portefeuille pour les 2 tomes suivants! C'est pour vous dire comme j'ai été emballée par ce roman.
Ce n'est pas un coup de coeur comme l'est Kate Daniels et Vampire Story, mais cette série vaut le coup d'oeil, voir sa lecture complètement. J'espère que le tome 2 confirmera mon avis.
Concernant le 3.9/5, je ne pouvais pas mettre 4 ni 5. Parce que j'ai été déçu (personne ne pourra comprendre, je le sais) par la fameuse scène de rencontre avec le démon. Le roman n'avait pas besoin de ça, même si l'histoire explique correctement le pourquoi du comment.
Moi, je n'ai pas pu, ça m'a mise de mauvaise humeur.

mercredi 30 mai 2012

23 heures (Vampire Story #4) par David Wellington





Titre : 23 heures
Série : Vampire Story #4
Auteur :  David Wellington
Editeur : Milady
Note : 4.5/5

Caxton est dans l'arène. Lâchez les fauves. 
Laura Caxton, passée du mauvais côté de la loi, se retrouve dans une prison haute sécurité pour femmes. 
Un lieu sinistre où tout peut arriver. Car le pire danger vient de l'intérieur... Le plus vieux vampire au monde, la sanguinaire Justinia Malvern, a infiltré les lieux et compte bien accroître ses pouvoirs en décimant la population carcérale. Caxton est la seule à pouvoir l'arrêter, et Malvern le sait. Elle lui pose un ultimatum que Caxton ne peut refuser. l'ex-flic n'a que vingt-trois heures pour se sortir de cet enfer et empêcher la terreur de se répandre au-dehors.

Mon avis :


23 heures de David Wellington... Livre lu en quelques heures à peine – 3 pour être précise – et qui me donne envie de tuer l'auteur.

Mais commençons par le début.

Déjà, il vous faut savoir que David Wellington est un écrivain que j'affectionne énormément tout comme James Patterson, Patricia Briggs et Ilona Andrews.
Ce sont mes auteurs préférés et il n'y en a pas d'autres !
Pour que vous compreniez à quel point que j'en suis :

  1. Je bave durant mes lectures ce qui oblige mon mari à s'enfermer à l'étage quelques heures – le temps de baver puis d'éponger le tout.
  2. Je maudis mon libraire fétiche – oui, j'en ai un – quand un de leurs bouquins ne sort pas les bouquins le samedi prévu. En Belgique, les livres sortent le samedi matin qui suit les sorties françaises. Autant dire que je tue littéralement quiconque met une chronique/ un avis/ des spoilers sur ma page Facebook.
  3. Mes ami(e)s soupirent dès que je mets à parler d'un bouquin d'un de mes auteurs préférés. Ca dure des heures voir des jours. Je fais la conversation toute seule – oui, c'est un monologue, mais je préfère « conversation » comme terme. Ca fait moins dingue.
  4. Ce sont les seuls auteurs dont je m'interdis de lire la fin avant de commencer la lecture. Normalement, je lis toujours la fin des romans que j'achète parce que je trouve que si je me demande « tiens comment l'auteur en est arrivé là ? », c'est que le livre va me plaire. Je ne suis pas une lectrice de dénouement final, mais une lectrice de milieu. Pour moi, un livre est bon ou très bon à partir du moment où les événements qui mènent à la fin me tiennent en haleine. Si la fin est un classique, je sais que le reste de l'histoire suivra ce schéma. C'est une réflexion discutable, je sais, mais pour le moment, je n'ai jamais été déçu de mes choix basés sur cette méthode. Note : les livres que je fustige sont des livres que je me suis obligée à acheter pour X ou Y raisons. C'est très rare quand il s'agit d'un choix personnel.

Disons-le clairement : dans cette lecture, je suis « parti pris, mais pas trop », « subjective, mais pas trop » !!!
Je ne vais pas commencer à donner mes avis sur les 3 premiers tomes de Vampire Story.
Pourquoi ?
D'entrée de jeux, je dirais : voir les 4 points ci-au-dessus. Si vous avez deux neurones comme moi qui se rencontrent de temps en temps, vous aurez compris qu'il n'y a rien à dire à part « David Wellington quoi... ».
Ensuite, vous êtes sur une chronique d'un tome 4... QUATRE...
Alors soit vous êtes tombé(e)s ici par hasard et vous allez fermer cette fenêtre dans peu de temps.
Soit vous aimez ma plume et je vous dirai « merci ! ».
Soit vous avez lu les premiers romans... Ce qui serait mieux quand même.
Dans un cas comme dans l'autre, je ne vais quand même pas faire un compte-rendu des premiers tomes.
Désolée ! Si vous voulez vous faire un avis, je n'ai qu'une chose à dire « allez lire ces romans et que ça saute ! Non mais ! »

Revenons à nos moutons, c'est à dire, ce tome 4 : 23 heures de David Wellington.

Premier point : la plume du traducteur.
Chez Milady/Bragelonne, il n'existe pas un tome sans une faute à l'intérieur, ce roman ne fait pas exception à la règle. Je ne suis pas à cheval sur l'orthographe, je fais des erreurs moi-même – d'ailleurs, il doit y en avoir dans cette chronique. Ce n'est pas ce que je veux relever ici.
Ce qui m'a dérangé durant ma lecture de ce tome furent les fautes de subjonctif. Tous les subjonctif présent étaient remplacés par des indicatif présent.
Pitiez !
Qu'on oublie un pluriel, un féminin, ou autre, je m'en fous, mais les fautes de temps, c'est mortel.
Ca a bloqué ma lecture quelques minutes durant lesquelles je me demandais si c'était moi qui avait un soucis. On ne sait jamais.
En désespoir de cause, j'ai prononcé plusieurs fois les parcelles de textes à voix haute et ça sonnait tellement étrangement que je n'ai qu'une chose à hurler : « NON!NON!ET NON ! »
A part ça, quelques soucis de traduction – syntaxe? – dans certaines phrases au sein des premières pages, mais j'ai surmonté l'épreuve. Vive moi !


Deuxième point : l'histoire de l'auteur.
Depuis le tome 1 et les suivants, les péripéties ponctuées de réflexion sont autant de claques dans ma tronche que de bave sur mon sol.
Que signifie cette étrange phrase pleine de métaphore ?
Clairement, David Wellington me surprend toujours autant à chaque tome. Dans les premiers, je ne m'attendais pas à toutes les fins, j'ai été grandement surprise par certains faits, déroutée aussi et parfois, déçue – dans le bon sens du terme – parce que j'imaginais un autre dénouement pour le héros / héroïne.

23 heures ne déroge pas à la règle. C'est même au-delà de ce que j'imaginais pouvoir ressentir.

Dans ce livre, David Wellington prend le pli – le risque ?! – de commencer l'histoire doucement. Il met en place le lieu où se trouve notre héroïne, Laura Caxton, avec énormément de détails, de précisions qui peuvent dérouter de prime à bord.
Bon ! J'exagère un brin. Il n'y a pas tant de descriptions que cela. Je vous vois déjà ouvrir les yeux comme des soucoupes en vous demandant si ça va être aussi chi... euuh ! Ennuyant que de lire du Zola.
Connaissant l'auteur depuis quelques romans – notamment Zombi Island –, j'ai appris au fil de mes lectures que tout est calculé à la virgule près.
Rien n'arrive au hasard dans la saga Vampire Story.
A partir de là, lire cette première partie est un plaisir incommensurable.
« Il faut prendre garde aux détails qui tuent » n'est pas une expression dans ce cas-ci.

Nous suivons donc Laura Caxton, maintenant dans une prison sous haute surveillance, qui tente de se faire la plus petite possible au milieu de femmes toutes plus cinglées les unes que les autres. Sauf que nous apprenons rapidement qu'en prison, personne ne peut se faire passer pour une souris, à moins d'être mort. Réellement mort, cela s'entend. Laura, prise à partie par un gang mené par une femme à poigne – « Jen la Coupable » – se retrouve dans la partie la plus surveillée de la prison. Là, où se trouvent des femmes qui ont commis des atrocités tellement énormes que les autres détenues veulent leur faire la peau tandis que d'autres attendent le jour de leur exécution.
Autant dire que d'entrée de jeu, nous savons que personne n'a rien à perdre dans cette histoire.
Je tiens à souligner que j'ai été un peu déroutée par les noms des prisonnières au départ, mais que ce détail a pris sens plus tard. Comme pour tout en fait.

Ce qui a été flagrant pour moi dans cette première partie, c'est la différence entre la prison « commune » et la prison «  spéciale ».
Autant au départ, je sentais la pression sur l'héroïne comme si elle était sur moi : peur de se faire remarquer, peur de se prendre un coup de couteau au détour d'un couloir, peur de tout même de son ombre, mais il reste cette combativité salvatrice malgré tout.
Autant dans la seconde partie, je me suis sentie vidée petit à petit de ma véritable nature par l'isolement, le manque d'air – les détenues dans la prison de confinement ne peuvent pas sortir plus d'une heure par jour et c'est une promenade autour d'un piquet qui leur est offerte – et par le manque de place privée – caméra de surveillance, lumière 24h/24,.... .
Aucun détail ne nous est épargné sur les conditions de vie de Laura Caxton qui tente de rester elle-même malgré la pression exercée sur son esprit. Nous pouvons la sentir partir de temps en temps, mais soit sa codétenue, soit les matons, soit la venue de sa petite-amie, la font revenir à elle.
Ce sont des courants d'air frais qui remettent les choses en place.

J'ai vraiment apprécié le jeu de montagnes russes que l'auteur m'a fait vivre à travers Laura. Parfois, je devais m'arrêter de lire quelques minutes pour digérer la pression ou le relâchement subite sur mon esprit.
Ca faisait longtemps, aussi, que je ne m'étais pas posée des questions sur les issus possibles de l'histoire. Au vu de l'esprit de Laura, je me suis surprise à me demander si l'auteur allait la supprimer. J'étais un peu angoissée à cette idée d'ailleurs.
Il m'était impossible de savoir à l'avance comment tout cela allait terminer.
Déjà rien que ça me fait vénérer David Wellington.
Ce genre de sensations me manquait.

Cette mise en bouche passée, nous suivons quelques instants Clara, la petite-amie de Laura, qui tente de trouver Malvern, notre Vampire, avec son coéquipier, Glauer. Tous deux sont sceptiques face au comportement étrange de leur ennemie, mais ils sont pieds et poings liés face au Marshall Fetlock – celui-là, j'ai eu envie de le tuer un nombre incalculable de fois.
Pour se sortir de leur impasse, Clara décide d'aller rendre visite à Laura durant un parloir sous haute surveillance.
C'est là que tout part en vrille, que tout s'explique, que tout prend place.
David Wellington nous entraîne dans une série d'actions, de réflexions intenses qui nous tiennent en haleine du début jusqu'à la fin.
Comme je l'ai déjà dit, l'auteur ne laisse rien au hasard, tout est pensé méticuleusement. Les détails tuent réellement nos protagonistes.
Le début un peu lent se transforme petit à petit pour prendre tout son sens. Un téléphone devient une clé. Une parole est un sauf conduit pour la liberté. Un personnage insignifiant se retrouve au devant de la scène prenant la place de Laura Caxton.
Et tout mène a une apothéose qui m'a laissée sur le cul, disons-le crûment.

On pourrait reprocher une incompréhension face au comportement de Laura qui va tambour battant face aux Vampires qui n'ont rien de boules à facette que la mode nous assène à toutes les sauces. Laura ne se ménage pas, mais, heureusement, ne dépasse pas la limite que son mentor ne se privait pas de piétiner, lui. L'auteur a le bon sens de le faire remarquer à un moment crucial pour notre héroïne.

Ce qui m'amène au Troisième point : les personnages principaux.
Laura est un personnage qui évolue énormément du tome 1 au tome 3. Elle est passée de peureuse à machine de haine face aux Vampires. Elle est devenue forte, sûre de ce qu'elle fait et mène sa barque comme elle le peut.
Dans ce tome 4, j'ai découvert une femme qui se débat face aux difficultés carcérales. Elle nous est présentée avec des fragilités et des forces que nous ne connaissions pas auparavant. Elle va s'allier avec une personne étonnante quand on la connaît un peu. La façon dont elle va accepter cette personne près d'elle alors qu'elle met ses proches de côté va énormément me toucher. Je ne saurais pas expliquer pourquoi, mais j'ai été émue par cette nouvelle relation.

Clara n'est pas réellement le personnage secondaire principale. Elle est éclipsée par la nouvelle relation de Caxton. Pourtant, son histoire m'a émue aussi.
Prête à quitter la femme qu'elle aime à cause de l'éloignement et de l'obsession que Laura nourrit, elle apprendra petit à petit à la comprendre et à l'accepter comme elle est. Au fil de l'histoire, Clara va pouvoir mettre des mots sur ce qui la dérangeait au début du roman. Elle savait ce qu'elle devait faire, mais ne parvenait pas à expliquer pourquoi elle devait le faire.
Personnellement, j'ai quitté une Clara amoureuse, mais qui a enfin compris où elle en est. Elle sait ce qu'est Laura, ce qui la motive et la tient en vie.
J'ai beaucoup apprécié cette histoire sous-jacente. Elle liait les deux femmes tout en les tenant éloignées l'une de l'autre. Je l'ai trouvée touchante et triste à la fois.
Touchante parce que c'est une histoire que tout le monde connaît. Elle est vieille comme le monde : accepter ce qu'est l'autre, le laisser faire ce qu'il doit faire et l'attendre.
Triste parce que les sentiments des deux femmes sont forts et aussi vieux que l'Homme.
C'est tellement... humain !

Le personnage auquel Laura se lie est un personnage auquel je n'aurais jamais songé. Bien sûr, je me disais que quelque chose naîtrait entre eux, mais pas à ce point-là. Ce personnage est une bouée pour Laura, il cache un secret personnel fort et ses addictions rendent les choses très difficiles pour Laura, mais il est tellement lui que s'en est touchant. Il n'épargne rien à personne, il dit les choses comme elles le sont sans se rendre compte de la dureté de ses mots naïfs.
C'est nouveau pour Laura qui ne saura pas toujours gérer tout cela, mais qui tirera de ce personnage une force insoupçonnée.


Comme je vous l'ai dit en début de ce compte-rendu, j'ai énormément de choses à dire sur les bouquins de David Wellington étant donné que tout est pensé soigneusement et toujours étonnant.
Les énigmes prennent tous leurs sens quand il le faut.
Le langage est choisi avec soin – quand je vous dis de tout prendre en compte, ce n'est pas pour rire.
Les personnages sont logiques, humains et travaillés – aucun d'entre eux n'intervient sans raison.
Peut-être pourrait-on reprocher les huit-clos dans des endroits confinés – en même temps, ces endroits servent à rester dans l'atmosphère propre à la saga Vampire Story.
J'avoue être sceptique quant à la suite de ses aventures. Je ne perçois plus ce qui va lui arriver. Je l'ai quittée plus fragile malgré sa résolution. Je ne sais pas où cette cassure va la mener et ça me donne envie de harceler l'auteur pour écrire la suite !

Personnellement, cette saga est ma préférée.
Fini les vampires qui bouffent le sang des vaches innocentes.
Fini les histoires d'amour rébarbative entre une ado et un vampire de 2000 piges au mental d'un gamin de 16 ans.
On accueille avec joie les Vampires sanguinaires, sans visage, sans cheveux arrivant aux fesses et soyeux comme ceux d'un bébé.
Bonjour le sang, la violence et la peur.

Putain ! Ca fait un bien fou !!!




samedi 19 mai 2012

Rage de Dents (Maeve Regan #1) de Marika Gallman




Titre : Rage de dents
Série : Maeve Regan #1
Auteur :  Marika Gallman
Editeur : Milady
Note : 1.5/5

Avant, ma vie était simple : l’université si j’en avais envie, les hommes quand j’en avais envie. Et je n’avais aucun problème qu’un barman ne puisse m’aider à résoudre.
Mais là, depuis un moment, rien ne va plus.
Le type sexy qui me draguait a rendu son déjeuner quand on a voulu concrétiser.
J’ai cassé le nez du copain de ma meilleure amie, et elle ne l’a pas très bien pris. Lui non plus, d’ailleurs.
Ensuite, je me suis mise à faire des cauchemars.
Et tout ça, c’était avant qu'une bande de vampires décide de redécorer mon appart et qu’un colosse me kidnappe.
Quand je vous dis que ce n’est pas ma semaine… 
Mon avis
J'ai commencé ce livre après avoir lu quelques critiques mitigées. De plus, une seconde auteur francophone (même si elle est suissesse) qui s'assume, je ne pouvais pas rater l'évènement. 
J'ai lu certaines critiques qui affirmaient que la plume de l'auteur rendait l'histoire passionnante. Je suis d'accord de dire que la plume est, en effet, sympa et agréable mais pour moi, elle n'a rien éclipsé du tout...
Mais je commence par le début.
Premièrement, heureusement que Milady a changé la 4ème de couverture qui est bien plus mystérieuse et engageante que celle de Petit Caveau. Je dirais même que si vous lisez la couverture de Petit Caveau, vous avez lu le livre! Par contre, Milady aurait mieux fait de garder la couverture principale du Petit Caveau parce que la nana me fait penser à une péripatéticienne pour rester politiquement correcte. Je comprends le sens donné à chaque partie de l'image créée par Fleurine mais celle du Petit Caveau est quand même plus classe, selon moi. Bon d'accord! Avec Milady, pas de surprises, je m'attends à trouver un certain contenu dans le bouquin et j'ai toujours raison.... Ce que je n'aurai pas nécessairement imaginé de visu avec la couverture du Petit Caveau.
C'était pour l'extérieur. Deuxièmement, l'intérieur du livre.
La couverture de Milady est en total accord avec le contenu du livre: point positif. On peut pas se tromper quand on achète le bouquin: on aura de la bit-lit pure et dure. J'ai fait une overdose mais ce n'est pas grave, je peux passer au-dessus de ça pour une auteure francophone... En réalité, j'aurais pu mais non. Je suis désolée pour l'auteure mais non!non!non!non! et re non!
Je me calme. Je respire. Je reprends.
Donc...
On commence l'histoire avec Maeve dans une boîte de nuit. Jusque là rien de transcendant, c'est la place culte des héroïnes bit-lit. Petit bémol : Où cette histoire se situe-t-elle ? Je n'en ai toujours aucune idée.
Ensuite, on découvre les amis de Maeve et son caractère de... de...m*****. Elle a de bonnes vannes même si je trouve son caractère un peu trop fort. Ce n'est pas ça qui est un point négatif. Loin de là. C'est pas l'originalité du siècle mais je n'avais pas encore rencontré d'héroïne alcoolique. Donc ça change quand même un peu. Je l'avoue, j'ai eu du mal à m'identifier à une jeune femme qui boit et saute sur tout ce qui est beau. Au départ, j'ai cru qu'elle avait entre 25 et 30 ans vu sa propension à lever du coude facilement et à juger ceux qui ne boivent pas aussi bien qu'elle.
Puis j'ai découvert qu'elle était à l'école... Donc 21 ans.... A 21 ans, si une de mes copines lève du coude comme ça et se tape autant de mecs, je la harcèle jusqu'à ce qu'elle aille voir un spécialiste du comportement.
Oui ! Un psychiatre !
Mais ça, ce n'est qu'un avis subjectif. Revenons à un avis plus objectif.
Maeve, elle adore se battre donc je m'attendais à des coups de poings, de pieds,... De la baston quoi! La première scène de baston m'a fait froncer les sourcils. La nana veut se battre contre le mec qui frappe sa meilleure amie. Ok! Je ferais pareil. Le soucis réside dans le fait que l'auteur amène un aspect "réalité" qui gâche toute la scène.
Explication: en colère, prise dans l'action, vous n'êtes pas censée vous rendre compte que le mec fait une tête de plus que vous, que ses bras font votre cuisse voir plus... Vous foncez dans le tas parce que vous avez un caractère de m**** et que vous aimez vous battre en prime. Puis bon, sauvez votre meilleure amie, c'est votre apanage.
Non? Ou alors c'est moi qui suis comme ça?! Sur le coup, j'ai eu la sensation que l'héroïne était schyzo parce qu'elle passe de "bastooon" à "secouuurs"...
J'ai compris ce que l'auteure voulait faire: donner un aspect réel à cette scène mais la façon dont elle a tourné ça, a rendu le tout illogique pour moi. C'est de la bit-lit ! L'héroïne fonce dans le tas même si elle s'en prend plein la tronche parce que dans son esprit c'est "advienne que pourra". Soit on va à fond dans le style, soit on n'y va pas du tout mais alors il ne faut pas donner des traits de caractères aussi forts à son héroïne.
Dépassées les 50 premières pages que j'ai quand même bien aimées, je suis tombée dans un tas d'actions et de révélations... J'ai moins bien aimé quand ces actions et révélations menaient à des comportements qui me laissent encore perplexe pour certains.
Première action: les révélations sur la mort des parents de Maeve.
Pourquoi? Pourquoi à ce moment précis ? Ok! Elle fait un rêve étrange et passablement horrible (bien que rien n'est raconté réellement). Après UN rêve étrange, Maeve se retrouve à broyer du noir, ne plus dormir pour ne plus rêver et le grand-père qui s'ajoute.
Pourquoi? Je ne comprends toujours pas la suite logique des événements. Ni la logique des réactions.
Maeve est une tête dure. Tout le monde le répète depuis le début et c'est la sensation qu'elle donne dès la première page. Là, son grand-père lui avoue en demi mots certains trucs, elle le prend pour un fou (logique !) puis il part et elle se met à pleurer toutes les larmes de son corps.
POURQUOI ???
C'est une tête dure, elle a sale caractère et là, elle se met à pleurer, je ne sais trop pour quelle raison. Certains pourraient me dire « oui mais il lui a annoncé quelque chose de difficile » mais je n'ai pas eu la sensation que c'était pour ça qu'elle pleurait.
Par la suite, je comprends encore moins les réactions de Maeva face à son grand-père. Ok ! Il lui a caché la vérité mais ce n'est plus une enfant que diable ! Un peu de réflexions adultes....
A partir de ce moment, Maeve m’apparaîtra comme une adolescente en pleine crise pour un oui ou non parce qu'elle ne sait pas se mettre à la place d'un proche. L'empathie et Maeve ne se connaissent pas et ne se connaîtront visiblement jamais. 
Les événements s'enchaînent les uns, les autres après cette scène qui a décuplé mon scepticisme. Ils sont pas mal pensés, j'ai adhéré à certains. Même si les clichés étaient bien présents. 
Alors en troisième point, je vais m'arrêter sur les meilleur(e)s ami(e)s.
Mais quelle amitié dites-moi...
Déjà, je peux reprocher à juste titre que les personnages secondaires, donc les amis, soient peu caractérisés. Deux phrases maximum qui se retrouvent (surtout pour Elliot) mises à mal par la suite parce que leurs caractères décrits entrent en contradictions avec leurs actes ou leurs paroles.
Une amitié fille – mec, j'aime bien. J'avais lu certaines critiques qui mettaient en avant cette relation sans en dire plus, j'avais hâte de voir.
Mal m'en a pris. Le coup classique....
Bon !
Je me suis pas focalisée sur les premières pages où je les rencontrais ensemble. Parfois les auteurs commencent par du cliché pour finir en fanfare.
Ou pas !
J'ai un meilleur ami homme et des meilleures amies femmes. Mon meilleur ami a une vie dissolue (Véridique ! Sa blonde, c'est la Miss Parfaite de Maeve, donc je compatissais et en plus, il aime boire à tout va. ) mais il ne me viendrait jamais à l'idée de le juger quoi qu'il ait pu faire. Qu'est-ce que c'est que ce mec ? Sérieusement ! C'est CA l'amitié ? « T'as une vie dissolue dégage ! » Et des claques dans ta tronche oui.
Et après, il revient comme une fleur en reprochant à son amie de ne pas lui avoir avoué la vérité. Bien entendu. Tous les jours je reviens raconter ma vie « dissolue » à quelqu'un qui m'a claqué la porte à la g**** en me jugeant. Sur mon front, il est tatoué : « masochiste power ! Meilleur ami tape ici !»
Et Maeve qui accepte tout ça.
Pour le coup, je dirais : Ok ! C'est son meilleur ami, ils se connaissent depuis longtemps, elle veut pas le perdre ! C'est pas un illogisme à proprement parler.
C'est LE personnage qui m'a le plus énervé dans le bouquin. Je pensais pas qu'Anita Blake serait détrônée par un homme.
Bref ! 
La seconde meilleure amie, Brianne. On la voit un peu mais pas suffisamment pour un avis étoffé. Là aussi, je trouve que la notion d'amitié est assez étrange. D'accord, Maeve prend sa défense au début du livre mais après, c'est comme si la meilleure amie cherchait à être avec cet homme là et que par conséquent, tout est de sa faute qu'elle se débrouille.
Et là, je n'ai pas du tout aimé.
Ça me faisait penser à « moi, j'ai pas demandé toutes les merdes qui m'arrivent, toi, tu le veux donc débrouille-toi ! Moi d'abord ! »
D'ailleurs, j'ai trouvé le « problème » réglé « un peu » facilement.
Le seul personnage un peu normal c'est Lukas. Heureusement que ce mec était là parce que j'aurais pas su aller jusqu'à bout du livre.
Lukas, c'est le seul personnage qui a des réactions « normales » ou du moins, explicables.
Les actions qui tournent autour de lui sont logiques et c'est une bouffée d'air frais. Il m'a pas tapé dans l'oeil comme Bruce chez Rebecca Kean mais il était plaisant à découvrir. 
Dans pas mal de chroniques, la fin était décrite comme étonnante.
Dans un sens, elle l'a été. J'en étais contente bien qu'elle m'a fait penser, comme beaucoup, à Chasseuse de la nuit de Jeaniene Frost.
C'était un petit cliché.
Pourtant , ce n'était pas dérangeant au vu des événements passés. 
Dans l'ensemble, ce n'est pas un roman à brûler comme j'ai eu envie de le faire avec Twilight.
Sauf que ce n'est pas non plus la révélation de l'année pour moi.
Ça se lit si on ne prend pas attention aux incohérences et aux caractères étranges de certains personnages.
Les fans du genre seront heureux d'une deuxième bit-lit à la francophone (la première étant Cassandre O'Donnell qui m'a aussi laissé un goût de « série américaine francisée »)... D'ailleurs, je pense que ce sont ces fans qui font le buzz autour de ce roman. Mais je ne veux pas trop m'avancer...
Les autres trouveront un ou deux détails intéressants.
Ceux qui, comme moi, ont assez vu de livres déclarés originaux mais ressemblant étrangement à ses prédécesseurs: passez votre chemin! Y a rien à voir!