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dimanche 8 avril 2012

[Interview #12] Claire Wallaert




L'interview du mois, qu'est-ce que c'est ?
 
Hé bien, c'est une interview de jeunes auteurs par mois. Il y en aura parfois une, parfois deux. Peut-être plus. Et c'est là pour vous faire découvrir les écrivains français qui tentent de percer. Parce que les français aussi sont bons !
 
Je sais, je sais, j'ai beaucoup de retard. Un mois, pour être exacte. Je suis sincèrement désolée mais entre les exams de mi/fin de semestre, les partiels à préparer, l'écriture et la vie de tous les jours, dur de suivre. Je suis en retard sur... eh bien, à peu près tout. Alors ne m'en voulez pas trop, d'accord ? Je ne suis qu'humaine et je me débats pour mettre le blog à jour comme je peux. Enfin bref, voilà la 12e interview ! Enfin, me direz-vous. Je peux vous dire, en tout cas, que j'en ai ch... que j'ai eu beaucoup de mal à le mettre en forme...

Pour bien commencer, une petite présentation ?
Couverture du livre ImmortelJe m’appelle Claire Wallaert, je suis Belge et la cadette d’une famille de quatre enfants. Je vais avoir trente ans cette année, mais chuuuut... il ne faut pas le dire trop haut (lol).
Les vampires et tout ce qui se rapporte à l’étrange me passionnent depuis toujours. C’est ma grande sœur qui m’a fait connaitre ces univers fabuleux et je suis totalement a’crocs. Depuis, je dévore livres, séries et films qui m’emportent dans des histoires fantastiques. .
Comme beaucoup de jeunes auteurs, je combine le travail et l’écriture.Tout ça me prend beaucoup de temps, car je dois en plus m’occuper de ma petite famille, mais je ne changerai rien au rythme de ma vie, car j’aime plus que tout ce que je fais !
Depuis peu, j’ai ajouté à ma « liste passion » la tâche de co-administratrice du forum « bite me if you can »,
http://www.bitemeifyoucan.net/. C’est un site francophone dédié aux fans de fantastique en tous genres, il est conseillé aux auteurs, illustrateurs, artistes ou toute autre personne désirant faire découvrir leurs travaux. Notre Sanctuaire est une grande famille et nous invitons tous «les mordus» à nous rejoindre.
Je fais également partie de la Confrérie de l’Imaginaire, c’est tout récent également, mais quel bonheur vraiment ! La confrérie c'est une association qui vise la promotion de la culture fantastique et des littératures de l'Imaginaire. Nous organisons des manifestations comme des ateliers d'écriture, des lectures d'œuvres, des expos et surtout le salon Val Joly'Maginaire. La confrérie a créé une micro maison d'édition dont le but est de lancer quelques jeunes auteurs.
Dis-nous tout. D’où t’est venue l’envie d’écrire, que représente l’univers de la littérature pour toi ?
Pour commencer, j’adore lire, j’adore me plonger dans des histoires de vampires, mais je ne lis pas que ça, j’ai beaucoup aimé l’univers du Seigneur des Anneaux. Pour résumer, je suis plutôt attirée par tout ce qui m’emporte dans des mondes surnaturels. Lire et écrire me permet de me déconnecter et de voyager dans des mondes merveilleux.
L’envie d’écrire est présente depuis des années… ma première histoire je l’ai écrite à l’école en 6 ème primaire (correspond à la 6e en France), nous avons d’ailleurs travaillé sur mon texte en classe, car le prof l’a utilisé comme support de cours, je m’en rappelle encore très bien. Mais j’ai abandonné pendant plusieurs années tout en conservant des idées plein la tête. J’ai surtout arrêté pour me consacrer à mes études et ensuite, à ma vie de famille. Puis un jour, je me suis dit « zut » et pourquoi je n’essayerais pas ? Avec l’appui de mon mari qui m'a soutenue tous les jours, je me suis lancée dans la course pour faire éditer mon premier roman, ce qui est chose faite maintenant.
La littérature a une place importante dans ma vie et ce n’est pas prêt de changer.
Parle-nous de tes livres, de tes personnages. D’où te vient l’inspiration ?
À vrai dire, je ne sais pas d’où me vient l’inspiration (rire), les idées me viennent rapidement en tête et tout germe la nuit, quand j’essaie de m’endormir…
En ce qui concerne mes livres : je suis actuellement en cours d’écriture d’une trilogie « IMMORTEL » dont le premier tome est paru aux Editons Sharon Kena ce mois-ci en février (il est sorti auparavant en Octobre 2010 dans une autre maison d’édition à compte d’auteur mais maintenant il renait sous un nouveau jour chez Sharon Kena).
J’ai déjà écrit les deux premiers tomes et je suis en cours d’écriture du troisième. Le tome 2 « Immortel : Secrets » paraitra le 26 juin 2012. Pour le troisième il n’y a pas encore de date prévue.
Je suis aussi en pleine gestation d’une nouvelle saga, mais je n’en dirai pas plus pour le moment… suspens…
En ce qui concerne mes personnages, mes proches diront que l’héroïne me ressemble beaucoup dans sa manière d’être, mais bien sûr… c’est vrai. Il me fallait une base pour mon héroïne et j’ai donc pris modèle sur ce que je connaissais le mieux : à savoir ma famille, ma fille, mes amis, car ils ont tous une part importante de ma vie et il était très important pour moi de leur rendre hommage. Mais bien sûr, certains personnages ne font partie que de mon imagination.
Immortel est une histoire d’amour, d’aventure, de surnaturel : magie, vampires, mythes et encore bien d’autres choses à découvrir dans la suite de la saga.
Quels projets as-tu pour l’avenir ?
Je compte vraiment faire tout ce qu’il faut pour que je puisse un jour vivre de ma passion, l’écriture… je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin.
illu-immortel2.jpgUn petit mot pour tes lecteurs ?
Que leur dire, à part merci, car ce sont eux qui font vivre Immortel. Et j’espère qu’ils aimeront le lire autant que j’ai aimé l’écrire.

Quelques liens...

Site de la graphiste : http://lemondedefleurine.com/ 

dimanche 4 mars 2012

Nitescence (L'âme de la nuit #1) de Xéléniel

Partenariat Bite Me If You Can &
Sharon Kena

Titre : Nitescence
Série : L'âme de la nuit #1
Auteur : Xéléniel
Editeur : Sharon Kena
Note : 1/5

« Tout commence par un cauchemar, déchirant l'espace d'un instant, le voile de la réalité. Puis une mère dont la vie n'a de sens que par l'existence de son fils, voit son monde basculer dans les méandres incertains d'une autre réalité. Là, règne une guerre, cachée aux yeux des mortels, entre des créatures mythiques dont seuls ses rêves pouvaient lui souffler l'existence. Que faire quand on est partagé entre une passion interdite et un amour protecteur plus puissant que sa propre raison ? Que faire quand notre vie est menacée à chaque instant et que l'on entraine avec nous amis et famille ? La mort n'est pas une réponse acceptable lorsque la vie d'un enfant est en jeu... »

Je me sens obligée de commencer par un petit disclaimer avant la chronique proprement dite. Le passé m'a appris que les chroniques très noires des livres d'auteurs francophone ne sont jamais bien acceptées aussi je me sens obligée de mettre quelques points au clair avant de commencer :
- Quand je n'aime pas, je le dis tel quel. Si ça ne plait pas, passez votre chemin.
- Je respecte le travail de l'auteur et ne tiens en aucun cas à le miner. Mon avis doit se noyer dans les autres, aussi noir soit-il.
- Puisque la politique semble être d'être traité de jaloux lorsque l'on n'aime pas le travail d'un auteur francophone, je vais vous dire : je ne suis pas jalouse, je ne ressens aucune antipathie pour l'auteur (je ne la connais pas !) et tout ça. Mon avis est purement objectif et il va falloir l'accepter. Je dirai les choses telles qu'elles sont, sans fard.
Bien, maintenant nous pouvons passer à la chronique proprement dite !

Mon avis :
J'ai envie de dire WTF ??? Franchement, j'ai détesté ce livre. Dès le second chapitre, j'ai su que ce n'était pas pour moi et que j'allais détester. Pourtant, le premier chapitre était vraiment bien et promettez des batailles sanglantes, de l'action quoi ! Mais tout au long du roman, il se passe rien. RIEN. Niet, nada, que dalle ! Tout tourne autour de Tara et Daegan et ça m'a ennuyée d'une manière prodigieuse. J'ai lu ce livre durant mes trois heures de linguistique (un cours déjà pas mal soporifique) mais en lisant ça, j'ai passé les trois heures à somnoler malgré la caféine que j'avais ingurgité pendant les pauses.
Au début, ça avait l'air bien. L'idée qu'une mère soit entrainée dans un monde dangereux alors qu'elle a un enfant à protéger, ça sonnait bien. En plus, quand j'ai vu dans le premier chapitre que c'était avec des anges et démons, j'étais ravie. Autant dire que je suis tombée de très haut par la suite.
Tara est une jeune femme timide, fragile au bord de la folie (soi-disant parce qu'elle m'a semblée très nette, à moi) et elle fait des rêves bizarres (bienvenue dans le commun des mortels !) et a la sensation de ne pas être à sa place dans le monde (comme moi quand j'avais cinq ans de moins). Elle est divorcée et partage la garde de l'enfant avec son ex-mari. Soit.
De l'autre côté, on a Daegan (j'adore son prénom, je suis obligée de le préciser) qui est un Combattant Deva qui a plusieurs siècles derrière lui. Il combat les Asura (ou Assura ? Au début, il y avait deux "S" et à la fin, il n'y en avait plus qu'un alors je suis un peu paumée) depuis longtemps et n'arrête pas de croire qu'il est dangereux, que sa vie n'est que sang et mort.
Nous avons donc ici la fragile humaine et le big bad boy à plumes. Ils se rencontrent dans la librairie et là, Seigneur ! j'ai cru que Tara avait à tout casser dix-neuf ans ! Elle agit en collégienne énamourée alors qu'elle a trente piges ! En plus, vive la rencontre, quoi...
Je ne vais pas m'étaler là-dessus parce que sinon, j'ai pas fini...
Chaque chapitre a un mot et une définition. La question est : pourquoi ? Quand j'ai vu que l'auteur donnait la définition du mot du jargon psychologique, je me suis dit que ça allait servir à quelque chose. Je n'ai pas trouvé. Et pourtant, je me suis creusé les méninges. Si ça se trouve, c'est juste le gros truc en plein milieu mais pour mettre quelque chose d'aussi poussé, on s'attendrait à plus poussé dans la pratique, non ?
Ensuite, l'intrigue... Je ne crois pas qu'elle tient vraiment dans ce qu'est Tara et ce qu'elle risque. Non, c'est plus : va-t-elle avoir Daegan ou non. Tout tourne autour d'eux et tous deux m'ont donné envie de leur mettre des baffes. Par contre, j'ai bien aimé les amis de Daegan, ils sont sympathiques et pas pseudo-torturés. Mais alors Tara/Daegan m'ont donné envie de les étrangler. En plus, à cause d'eux, tout le reste (la vraie intrigue qui aurait dû amener de l'action) est passée sous silence...
Oh, et la fin ! Alors, là, j'en suis restée comme deux ronds de flan. Je vous explique : on a un personnage qui sort de son trou, on ne sait pas qui c'est ni rien puisqu'on l'a jamais vu, on sait juste que c'est un méchant, et bam ! rideau. Alors là, faut m'expliquer. Je veux bien une ouverture sur la suite mais là, perso, j'ai nagé (et coulé). Déjà qu'il ne se passe rien au long de ce tome, que, malgré les allégations de Daegan comme quoi sa vie n'est que sang et mort, tout me semble plutôt sécuritaire... Le gamin n'est même pas égratigné, me... marguerite ! Alors la dangerosité de la vie... Traverser la rue, c'est plus dangereux !
Franchement, ce roman a été d'un ennui mortel pour moi. Si vous aimez les romances, c'est fait pour vous. Mais moi, j'ai détesté. L'idée de départ été originale (c'est ce qui m'a attirée) mais je n'ai pas aimé ce que l'auteure en a fait. Il y a de bons bouts, je ne dis pas. J'ai bien aimé l'idée générale, l'utilisation du sanskrit... Mais le reste m'a ennuyée au delà de ce que je croyais possible.

dimanche 26 février 2012

[Interview #11] Frederic Livyns



L'interview du mois, qu'est-ce que c'est ?
 Hé bien, c'est une interview de jeunes auteurs par mois. Il y en aura parfois une, parfois deux. Peut-être plus. Et c'est là pour vous faire découvrir les écrivains français qui tentent de percer. Parce que les français aussi sont bons !

En plus du retard dans mes chroniques, me voilà avec du retard sur les interviews ! L'horreur, vous me direz. Vous auriez bien raison ! Enfin, heureusement, c'est les vacances pour moi et je peux commencer à rattraper mon retard ! (Il me faudra bien ça...)
Comme je vous le disais le mois dernier, février sera le mois de Frederic Livyns (en tout cas, de son interview) alors autant ne pas se perdre en palabres inutiles et s'occuper ces quelques questions auxquelles il a eu la gentillesse de répondre !

Pour bien commencer, une petite présentation ?
Je m’appelle Livyns Frédéric. Je suis né à Tournai (Belgique) le deux juin 1970. Je vis maintenant à Estaimpuis, toujours en Belgique, avec mon épouse et ma petite fille. La famille va bientôt s’agrandir et accueillir un petit garçon.
Dis nous tout. D’où t’es venue l’envie d’écrire, que représente l’univers de la littérature pour toi ?
J’ai commencé à lire un peu par hasard. Mon père collectionnait bon nombre de romans d’anticipation de la collection Fleuve Noir ou Le Masque. J’ai pris un roman dont la pochette m’attirait et les autres se sont enchaînés naturellement. L’univers space-opéra me fascinait, me faisait rêver. Pour moi, c’est la vocation première de la littérature : offrir de l’évasion, du rêve. Plus tard, je me suis orienté vers des romans d’aventures fantastiques comme « Le visage dans l’abîme » ou « Les habitants du mirage » de Abraham Merritt. Jusque là, j’adorais lire mais écrire ne m’était toujours pas venu à l’esprit.
Vers l’âge de 13 ans, j’ai lu « Catacombes » de Brussolo et « Le djinn » de Graham Masterton. Ce fut une véritable révélation. Ce sont ces deux grands auteurs qui me donnèrent l’envie d’écrire. Il n’y avait aucune prétention de ma part. Juste le plaisir de coucher par écrit les petites histoires qui me couraient en tête et les partager avec mes amis. Depuis, je n’ai jamais arrêté d’écrire. Il ne se passe pas une journée sans que je ne noircisse quelques pages. On peut dire que c’est viscéral, vital.
Parle-nous de tes livres, de tes personnages. D’où te vient l’inspiration ?
J’ai écrit plusieurs romans et recueils de nouvelles. Vers l’âge de 27 ans, un ami monta sa maison d’édition en Belgique : les éditions Chloé des Lys. Je lui ai alors remis le manuscrit de mon premier roman, écrit à une période difficile de ma vie : « Phero Nexafreuse ». En compagnie d’un homme désabusé et suicidaire, on parcourt une chronique sociale oscillant entre vision crue de la société et phases oniriques cauchemardesques. Il l’a accepté et je devins ainsi le premier auteur signé par Chloé des Lys en 1999. En raison du caractère choc du livre, je recueillis autant de critiques positives que négatives. Ensuite, j’ai écrit « Matriarcat », un roman noir avec un canevas à la François Mauriac dont j’admire l’œuvre. Il est sorti en 2000. Vint ensuite mon premier roman fantastique en 2001: « Résurgence » qui raconte l’histoire classique d’une maison hantée. Ces trois romans sont parus sous le pseudonyme de Kiss Huige, petit clin d’œil humoristique. J’ai ensuite essayé de démarcher d’autres éditeurs et j’ai essuyé bon nombre de refus avec un roman noir et fantastique dont le thème principal était l’inceste : « Catharsis ». Suite à cette avalanche de réponses négatives, je suis passé par une phase de remise en question qui dura plusieurs années. Je ne cessais pas d’écrire mais je retravaillais sans cesse sans être satisfait du résultat final. J’ai soumis ensuite un recueil de poésie intitulé « D’échéance de soi » écrit à la même époque que Phero Nexafreuse. Il est sorti aux éditions Le Manuscrit sous le pseudonyme de Joshua Zell en 2005. Après avoir suffisamment pris confiance en moi, je décidai d’écrire sous mon véritable nom.
Je refis une tentative de publication de « Catharsis » en 2009 après l’avoir longuement retravaillé et il est sorti aux éditions Edilivre la même année. Mais c’est surtout le fantastique qui occupait la majorité de mes pensées. Je travaillais sur bon nombre d’idées en parallèle. Mon premier recueil de nouvelles fantastique « Entrez… » vit le jour fin 2010 toujours chez Edilivre et les retours furent positifs. J’ai participé à plusieurs appels à textes et j’eus l’agréable surprise de voir ma nouvelle « Fin de la route » retenue par le magazine Encre Noire. Belisam’art a pour sa part retenu la nouvelle « Le bracelet » qui est parue dans son webzine n°1 fin décembre 2011 tandis que « Des rails, la revue de l’imaginaire ferroviaire » a retenu la nouvelle « Temps d’arrêt ». Fin 2011, mon nouveau recueil de nouvelles fantastiques « les contes d’Amy » est paru chez Edilivre. L’accueil reçu est vraiment excellent car, outre de très bonnes chroniques sur différents sites, il est de surcroît finaliste dans la catégorie nouvelles du Prix Masterton 2012. Bon nombre de romans ou de nouvelles sont également en soumission ou sous contrat, j’en parlerai au point suivant, et d’autres sont en cours de rédaction.
L’inspiration me vient souvent de la vie de tous les jours. Je peux voir une chose banale ou insolite et, à partir de là, la détourner pour lui donner un aspect fantastique. L’être humain et notre société maladive, repliée sur elle-même, est une source intarrissable d’inspiration.
Quels projets as-tu pour l’avenir ?
Il y en a plusieurs. Fin février 2012, les éditions Sharon Kena sortiront « Oxana », un roman bit-lit pour les adolescents. Fin juillet 2012, « Le souffle des ténèbres » un roman fantastique mêlant légendes bretonnes et contexte contemporain, sortira aux éditions Val Sombre. « Danse de sang » et « Eclats d’âmes », deux romans fantastiques sont, quant à eux, en soumission auprès de maisons d’édition. J’attends donc la réponse.
Il y a aussi des nouvelles fantastiques pour enfants qui sont en cours d’illustration. Le résultat devrait être finalisé pour début avril et je commencerai alors les soumissions également.
J’apporte également la touche finale à un recueil de poésie nommé « Les maux dits ». Je suis en cours de rédaction d’un roman fantastique, « Les résidents ». Et je finalise également un autre recueil de nouvelles fantastiques qui sera intitulé « Sutures ».
 Un petit mot pour tes lecteurs ?

Tout simplement merci. Merci de me faire part de vos avis, qu’ils soient positifs ou négatifs. C’est grâce à cela qu’un auteur progresse. Merci également de plonger dans mon univers.
Vous n'en avez pas eu assez ? Voilà quelques vidéos qui devraient vous donner envie...

samedi 5 novembre 2011

Rayon de Lune de Frédérique de Keyser



Titre : Rayon de Lune
Auteur : Frédérique de Keyser
Editeur : Sharon Kena
Note : 3/5
Partenariat avec Bite Me If You Can

Le petit accident dont Sélène est victime alors qu’elle sillonne la région du Morvan pour son travail aurait pu s’avérer sans aucune conséquence. Ce contretemps va pourtant la conduire à faire la connaissance de Tristan, loup-garou, lié par un pacte ancestral avec un démon. Pour valider cette alliance qui fait de lui un Meneur de Loup, ce dernier a dû consentir un sacrifice, la vie de son frère aîné. Hanté par cette perte et persuadé que tous les malheurs qui ont frappé sa famille trouvent leur racine dans ce sentiment honni qu’est l’amour, Tristan a formulé le vœu de ne jamais y succomber. Pourtant sa meute a désespérément besoin de nouvelles naissances. Aucune des femelles n'étant en mesure de fournir ce sang neuf, c’est à Sélène que Tristan impose ce rôle. Au risque de tomber dans son propre piège.

Mon avis :
Je redoutais un peu cette lecture, il me faut l'admettre. Cependant, j'ai bien aimé.
L'univers est sombre, lugubre. Tout au long, on souffre avec Selène même si, parfois, son comportement m'a donné envie de lui mettre des baffes. Tristant, lui, est le mâle insupportable par excellence. Il en devient presque attachant dans son combat contre tout ce qu'il se passe. Rogan incarne le confident à l'humour léger qui positive en toute circonstance.
Pendant un moment, j'ai craint que tout ne tourne qu'autour de la relation Sélène/Tristan. Et même si c'est le cas, la manière dont s'est tourné reste intéressante. La souffrance de Sélène réussit à se faire ressentir, la panique de Tristan aussi. Néanmoins, malgré l'histoire prenante et originale sur les loups-garous, il y a nombre de points noirs.
Tout d'abord, il manque des mots et l'abondance de virgule est ahurissante. Sans compter des termes et des tournures qui m'ont laissée un peu... mal à l'aise. Etant une maniaque de l'orthographe, de la syntaxe et de la grammaire (ce qui, je l'admets, ne m'empêche pas moi-même de faire des fautes parfois), ça m'a un peu ennuyée de voir un texte haché par des virgules, des termes mal placés et une syntaxe par moment bancale. Bon, les deux derniers sont assez rares mais je n'ai pu que les noter aux moments où elles sont apparues.
Ensuite, j'ai trouvé que l'histoire d'Abel n'était pas assez développée. Elle aurait pu donner une autre tournure à l'histoire alors que là, elle ne sert presque à rien. C'est vraiment dommage parce que ça aurait été vraiment bon d'avoir ce genre d'intrigue en plus de la relation entre Sélène et Tristan.
De plus, la fin m'a laissée... sur ma fin. Le changement est radical mais encore, on peut le comprendre. Cependant, j'ai eu l'impression que des choses n'étaient pas résolues. La fin ne m'a paru en être réellement une.
En tout cas, je ne peux pas nier la qualité du roman. Le sexe n'a pas gâché l'histoire. J'ai aimé ma lecture, rit par moment... Mais les points noirs sont là et c'est dommage.

mardi 1 novembre 2011

Ville de Sang (Helldown #1) de Anne-Christine Remiche

En partenariat avec les éditions
Sharon Kena


Titre : Ville de sang
Série : Helldown #1
Auteur : Anne-Christine Remiche
Editeur : Sharon Kena
Note : 4/5

Ils ont le même sang et pourtant…
A vingt-quatre ans, Heilin fait partie de l’élite des Headhunters, commando spécial de Helldown mais aussi du monde. Il a vingt-sept ans et a déserté son boulot pour trouver les réponses à ses questions.
Torsten pensait sauver sa sœur en la fuyant mais c’est ensemble qu’ils pourront résoudre l’énigme de leurs existences. Ils vont apprendre que c’est en sautant à pieds joints au centre de leurs peurs qu’ils trouveront leur Destin et qu’ils pourront affronter les pires dangers. Mais avant cela, l’enfer s’ouvrira pour eux.
Face à des créatures sorties d’une imagination dérangée, face à des alliés étonnants et pas toujours désirés, face à sa propre famille, la confrontation va ressembler au labyrinthe du Minotaure : inégale et mortuaire. Il ne restera plus à Heilin et Torsten que l’espoir qu’Arianne ait bien déroulé le fil rouge pour qu’ils puissent échapper à l’ennemi plus vieux et plus effroyable que jamais.
Mon avis :
Alors celui-là, je l'attendais ! L'auteur sait faire envie et je ne peux que remercier les éditions Sharon Kena pour me donner l'occasion de l'avoir en avance (Rappel : il sort le 22 novembre) 
L'univers de Helldown diffère de ce que j'ai pu lire jusqu'alors. Heilin est une jeune femme décidée, sûre d'elle et emportée. Son univers est lugubre voire glauque. Bon, jusque là, ça n'a pas l'air de changer des romans bit-lit américains publiés à outrance en France. Cependant, la différence est dans la manière de présenter le monde dans lequel Heilin évolue. Et ça, je doute de pouvoir le rendre en quelques phrases. Cela diffère aussi dans les relations entre les personnages, dans leur façon d'agir les uns envers les autres.
L'auteure a su exposer son monde sans pour autant trop en dévoiler au début. On sait les grandes lignes et au fur et à mesure de la lecture, on en découvre plus. Les éléments se rajoutent doucement mais sûrement. La manière dont l'auteure a placé certains faits, certains instants donne vraiment envie d'en savoir plus alors qu'on lit. Et parfois on enrage sur sa manière de couper les chapitres, évidemment.
De plus, le vrai fil rouge de l'histoire n'est pas tant dans Heilin. On suit majoritairement celle-ci mais le vrai fil rouge, c'est son frère, Torsten. Ce personnage est un idiot buté mais je l'ai adoré. Sa dévotion à sa soeur est proprement émouvante. Il est un personnage secondaire dans la façon dont il est intégré à l'histoire et pourtant, c'est autour de lui que tout tourne. Sans lui, il n'y aurait pas d'histoire.
Les relations d'Heilin avec les autres personnages sont assez nébuleuses au début mais comme pour l'univers, elles se dévoilent au fur et à mesure. Tout comme le passé d'Heilin. On en apprend toujours plus mais il faut patienter, lire. C'est un peu rageant et on est un peu perdus parfois mais on finit toujours par retomber sur nos pattes.
Le style de l'auteur est vif et direct. Il n'y a pas de fioritures que l'on a tendance à souvent retrouver dans les livres de maintenant.
L'utilisation de plusieurs mythologies est agréable. On retrouve des termes venus d'un peu partout dans le monde est cette diversité est un point d'originalité à souligner. La plupart prenne une mythologie, pas plusieurs. Le must ? C'est bien organisé et on s'y retrouve aisément.
Le seul petit point noir que je pourrais trouver à ce roman, c'est que Heilin accepte trop vite son Destin. La rupture entre le "avant" et le "après" manque un peu de fluidité mais ça n'a rien de vraiment gênant. Pas plus gênant que la façon d'être un peu emmêlé dans tous les personnages au départ. Ce sont les deux points qui m'ont parus négatifs.
Sincèrement, lisez-le. Une fois que j'aie eu le temps de m'y plonger, je n'ai pas su arrêter avant la fin. Il est vraiment bon et montre que les auteurs francophones sont capables d'écrire de bons romans. Il n'y a pas que les américains qui savent écrire de la bonne bit-lit.
Pour bien terminer, THE citation qui m'a bien fait rire à propos d'un personage agaçant à souhait que je n'apprécie pas franchement :
"Il n'aurait pas étonné d'apprendre que son frère était la réincarnation de l'iceberg qui avait coulé le Titanic."
Petits liens :


dimanche 16 octobre 2011

[Interview #8] Anne-Christine Remiche

L'interview du mois, qu'est-ce que c'est ?
Hé bien, c'est une interview de jeunes auteurs par mois. Il y en aura parfois une, parfois deux. Peut-être plus. Et c'est là pour vous faire découvrir les écrivains français qui tentent de percer. Parce que les français aussi sont bons !

J'ai accumulé le retard. Pour ce mois d'octobre, il n'y aura donc qu'une auteure mais pas des moindres ! Parce que cette jeune auteure n'a pas la langue dans sa poche et qu'elle est ma bêta, on a à faire à une interview et à des romans... hors normes.
Enfin, voici ses réponses à mes quelques questions (vous remarquerez que c'est une bavarde invétérée)...


Pour bien commencer, une petite présentation ?


Pour faire original, je m’appelle Anne-Christine « Lili » Bortoli-Remiche.
Ne prenez pas peur, je préfère Lili Remiche et vous me retrouverez sur Facebook grâce à ce pseudo.
Pourquoi ce pseudo ?
Parce que Remiche est mon nom de famille unique et Lili parce que mes ami(e)s me surnommaient Lilith quand on était ado, que sur le net, ça a été Vivi tout un temps et que ça a fini en Lili aussi fou que ce soit ! …. Ouais, on s'en fout ! Je sais...
J’ai vingt-six ans, je n’ai pas d’enfants et pas toutes mes dents mais c’est une autre de mes longues histoires que je vais remettre à plus tard si vous le permettez.
Je suis issue d’une famille nombreuse : deux frères et deux sœurs plus jeunes, plus un demi-frère et un demi-sœur aussi jeunes que les autres.
Je n’ai suivi aucune formation d’écriture particulière, j’ai juste eu une mère acharnée à me faire copier les pages du dictionnaire et du Bescherelle à chaque punition.
Non, je n’étais pas turbulente !! Je ne vois pas de quoi vous parlez voyons...
Je suis née entourée de bouquins et encore plus depuis que j'ai intégré une école pour devenir professeur de français-religion comme ma grand-mère maternelle. Mon grand-père maternel, notre Commandant en chef, adore tout ce qui touche à la guerre et passait des heures à me lire ses nouvelles ou ses récits. Il les faisait publier dans les journaux de son régiment à l’armée ou dans ceux de sa région et en ce moment, il écrit ses mémoires.
Ma mère a suivi son chemin mais dans les thrillers. Une férue de policiers et de « serial-killer » en tout genre ! Je les connais tous grâce à elle. Elle a remporté pas mal de prix dans sa jeunesse jusqu’à ce qu’elle délaisse tout cela pour sa famille et pour un travail « qui rémunère bien » (sic). A présent, elle s'occupe de deux sites internet qu'elle fait de A jusque Z, l'un pour les trails de son mari et l'autre pour le patrimoine de Belgique (elle travaille sur le sens des cimetières dans notre société actuel ! C'est un boulot de titan mais une passion avant tout.)
C’est elle qui m’a appris qu’écrire n’apportait rien d’autre que le plaisir de créer. Peu de gens sont connus au point de pouvoir en vivre, il faut donc en tirer le maximum de positif : se dire que le peu de personnes qui liront nos créations pourront, à travers et grâce à elles, voyager et apprendre comme nous.
Bref…
Donc l'écriture et la littérature sont une affaire de famille, vous l'aurez compris.
Je suis, par conséquent, très très difficile quant à mes choix de lecture et de « nouvelles » découvertes. Les histoires de Vampires boules à facettes pour soirées disco, très peu mon genre... Pas du tout mon genre ! Je ne suis pas contre les Vampires sensuels (pour ne dire que ça) tels ceux de Anne Rice (Mariuuuus!) ou de Laurell K. Hamilton ( Asheeer!) mais les petits bébés de ces dernières années, merci mais non merci ! Je repasserai quand ils seront enfin des mâles. Je n'aime pas les boîtes de nuit sauf avec Asher, s'il le faut,  mais lui ne me foutra pas la honte de ma courte vie !
Sinon je suis bien plus portée sur les Garous en tout genre (pour le moment, Patricia Briggs me satisfait pleinement  d'ailleurs). J'avoue que cette passion est née en lisant Madame Hamilton : j'ai adoré le monde de ses garous et le nombre qu'elle faisait entrer dans le mythe. Jusqu'à l'apparition de Tigre qui m'ont fait l'effet d'une revisite des Powers Rangers (ceux qui lisent la série comprendront cette allusion)... ce qui amène à la question suivante...

Dis-nous tout. D'où t'es venue l'envie d'écrire, que représente l'univers de la littérature pour toi ?
La littérature représente...  
Oula... Avant, elle représentait une évasion, ce qui n'est pas une surprise me direz-vous. A présent, elle représente un moyen de trouver ma voie dans l'écriture. Comment ? En m'éclairant sur ce que je peux « faire » ou ne pas faire, sur la manière de faire, sur les sujets à écrire. Grâce à la littérature, je perfectionne mon français, mes expressions, mon orthographe et ma grammaire. J'y trouve un sens à ce que je fais, ce que je donne... J'y trouve un sens à des questions que la vie passe sous silence. Certains romans m'apportent du courage comme de la joie quand je ne vais pas bien. Je sais quel ou quelle auteur(e) arrivera à me remonter le moral en m'emmenant dans son monde.
La littérature représente une porte sur l'espoir, des éclaircissements sur des zones d'ombre …
Je sais que ça paraît pompeux mais ce sont ces « auteurs » qui m'ont fait prendre conscience de mon envie «  d'éclaircir » à mon tour des lecteurs.
Après avoir appris à écrire et avoir été dégoûtée du « beau français » (merci maman!), j'ai appris à aimer écrire par moi-même grâce à mes différentes lectures. C'est donc vers dix-sept ans, après avoir découvert que la Belgique était vraiment nulle en matière de ventes de bouquins fantastiques, que je me suis mise à gribouiller chacune de mes idées sur tout et n’importe quoi Pour vous dire, j’écris même sur des serviettes en papiers dans des restaurants. Je rassure, une nouvelle fois, je n’ai pas encore tenté le papier WC... Ca va venir ! Je le sens bien...
Le seul bouquin (à part Dracula de Stoker) que je pouvais lire qui parlait des Vampires, était « Lestat le Vampire » d’Anne Rice. L’année suivante, j’ai pu découvrir Laurell K. Hamilton mais entre temps, ce fut le néant total. C’est donc armée d’un stylo que je suis allée à la rencontre de Vampires, de Loups-garous et de Sorcières. Ils en ont bavé avec moi, croyez-moi ! Je n’avais aucun style d’écriture et tout ce qui me passait par la tête, je le leur faisais vivre. Un véritable charnier. Il suffit de voir mes fictions sur Harry Potter pour se rendre compte de l’évolution de mon style et ma mentalité dans la littérature (et non, je ne ferai lire à personne ! Na !)
A force de lecture et d’écriture, de relecture et d’écriture, etc.. etc.. , j’ai découvert le style dans lequel je suis le plus à l’aise pour créer lorsque j’eus vingt-deux ans, à peu près. J’ai donc laissé de côté les Vampires aussi beau que Dracula dans le film de Coppola (haaa ! Gary Oldman restera gravé dans mon cœur !) et j’ai créé Helldown… Un concentré de ce que j’aimais et que j’aime: les Garous et Manhattan (j'avoue l'avoir massacrée mais c'est pour la bonne cause!).
Je me suis égarée là... (Kassie pense : encore !) Reprenons... 
  Parle nous de ton/tes livres, personnages. D'où te vient l'inspiration ?

D'abord mes livres qui sont tous issus de Helldown, une saga. Je suis incapable d'écrire un unique roman, je déborde d'idées à partir du moment où j'ai construit un monde cohérent.
Le tome 1 de Helldown, Ville de sang, a subit 18 essais en tout. Je n'étais jamais satisfaite de ce que je faisais, de la manière trop « commune » dont je présentais ce monde unique, dans lequel je me réfugiais depuis des années. Il devait et doit représenter entièrement ce que je pense, ce que je vois.
Il a mis dix ans avant d'être terminé complètement. Et je ne parle que du tome 1, je précise.
Quant à mes personnages, ils représentent un petit bout de moi mais au final, ils ont évolué à leurs guises (d'ailleurs, j'ai mon mouton noir et mon petit protégé dans ce monde de fou ! C'est pour dire combien ils sont indépendants de moi en réalité). Chacun apporte son petit plus au sein de Helldown. Depuis le tout début, aucun personnage n'a jamais changé ni de physique ni de mentalité ni de prénoms et noms. Il n'y qu'Heilin qui est devenue un plus que ce qu'elle était. Sinon ils ont toujours existé et continueront d'exister avec ou sans public autre que moi !
Dans le tome 1, si je devais donner une caractéristique aux personnages principaux qui sont tous des Garous :
Heilin : forte dans ses faiblesses
Dageus : faible dans sa force
Torsten : perdu hors des sentiers battus mais jamais loin d'eux
Le tome 2, Ville de Glace, quant à lui, est en cours d'écriture mais avance plutôt pas mal... On y retrouve certains des personnages du tome 1 mais le centre d'attention se tourne sur les Sorcières. J'ai mis quelques mois à trouver les idées, les messages que je voulais y placer et parce que les personnages me donnaient un peu de file à retordre mais au final, j'ai trouvé la voie !
Je vous les dis en deux mots ?
Kera : le destin est ce qu'il est...
Roy : Rien n'est écrit réellement...
Rhett : l'amour vaut-il vraiment tout...
Heilin : la vie est ce que l'on décide d'en faire...
Ce tome, contrairement au premier, mettra l'accent sur les questions des sentiments, entre autre. Je ne délaisse pas mon côté horrifique pour autant !
Tout cela paraît nébuleux ? Normal ! Il faut lire pour comprendre ! Mdr !
En bref, Helldown est une saga de sept tomes (peut-être plus, on verra quand on y sera), que je veux touchant à des thèmes précis. Je mise sur l'action autant que sur les passions qui animent tout à chacun.
Parce que ce sont ces romans de ce genre qui m'ont bercé après tout !
Petite note en plus, mes monstres sont des Vampires mais pas ceux que l'on pourrait rencontrer depuis quelques dizaine d'années. Je déteste les Vampires de cette génération, j'ai donc utilisé le monstre sanguinaire dépeint dans de nombreuses légendes.
Je préviens pour ceux qui seraient étonnés de mon site ou de ma page facebook....
Mon inspiration me vient comme ça. Il suffit que je me pose, je pense à mon monde, j'y suis et j'y vis à travers les protagonistes. Je n'ai pas besoin de musiques, pas de silence, pas de... rien du tout ! J'écris en toutes circonstances et en tous lieux. Pour moi, l'imagination ne se travaille pas, elle vient (parfois, elle fait sa difficile, faut le dire) sans besoin de la motiver. C'est quelque chose qui est ancré en moi. Bien sûr, je n'écris pas tous les jours et donc je connais le coup de la page blanche. Ne pas l'admettre serait mentir. Je suis comme tout le monde !
J'essaye d'écrire un peu tous les jours mais parfois, les éléments extérieurs font que je ne peux pas (école, fatigue, le conjoint, la famille,.... on en passe) mais mon imagination tourne encore et encore.
Parfois, certaines de mes idées de romans viennent d'un bouquin, d'un film ou d'une chanson que je viens de voir ou d'entendre... Surtout les romans qui me font dire, une fois fermés : «  mais je voyais pas ça comme ça ! Ça aurait été mieux comme ça ! »
  Quels projets as-tu pour l'avenir ? 
Pour le moment, ma principale occupation est d'écrire la Saga Helldown. J'ai déjà le roman 3 en tête et le 4 qui se forme doucement mais sûrement !
Sur le côté, j'ai commencé à créer un monde à l'opposé totale de Helldown : une quadrilogie intitulée Wonderland. Récemment, j'ai relu Alice au pays des Merveilles et une question m'est venue en tête, que sont les autres Royaumes ? On parle énormément du Royaume de cœur avec sa célèbre reine mais j'ai « vu » aux alentours les autres royaumes et j'aimerais partager ces idées avec pas mal de monde ! Un petit avant goût du tome 1 (Wonderland – Au Royaume de Pique) : «  Je m'appelle Lilase Spadles et je venais d'enterrer ma mère quand son miroir m' a envoyé dans un monde de tarés. Et ce n'est pas un euphémisme, je vous l'assure! Le Royaume de Pique est complètement barré. La Reine de Pique est givrée à souhait entre ses envies de têtes brochées dans son jardin et sa nouvelle loi obsessionnelle contre tout ceux qui ne sont pas Pique. Autant dire que la saison de la chasse est ouverte!
Je sais que le chagrin peut rendre fou mais m'emmener dans une version remastérisé et aliéné d'Alice au Pays des Merveilles, y a que moi pour faire ce genre de délire!
Mais où sont mes anxiolytiques? »
Contrairement à Helldown, ici, je m'essaie au discours à la première personne du singulier. Je n'ai pas l'habitude alors ça me demande pas mal de travail parce que je retourne systématiquement en « il » au bout de quelques pages !
Les mondes dans lesquels je vais plonger mes lecteurs sont loufoques et décalés parce que tous les habitants sont immortels et ils s'emmerdent royalement. Alors ils ont, pour la majorité, un sérieux grain au ciboulot en commençant par les héros eux-mêmes...
J'ai des autres projets dont un qui me tient à cœur depuis cinq ans mais qui demande beaucoup de recherches et comme je ne suis pas certaine de sa naissance au grand jour, je préfère le passer sous silence ! On le retrouvera peut-être dans quelques temps sur une page ou l'autre en annonce spéciale !
Qui sait ?
Un petit mot pour tes lecteurs ?

Visiblement ma page facebook zombifie les gens qui y passent alors prenez garde quand vous vous connecterez … si cela vous dit, bien sûr ! Je ne force personne... bien que je pourrais vous envoyer le Seigneur Rouge ou la Reine de Pique. Ça serait à vos risques et périls... enfin moi, ce que j'en dis!
Sérieusement, je remercie déjà notre chère chroniqueuse et auteure pour le temps qu'elle aura passé à me lire et celui qu'elle passe à me supporter avec mes conneries ! C'est beaucoup, je vous assure !
Je remercie aussi toutes les personnes qui m'ont donné leurs avis, leurs ressentis après lecture des douze premiers chapitres sur mon site. C'est vraiment encourageant d'avoir des petits mots aussi sympathiques et constructifs!
Je remercie aussi mes bêta-lectrices, bien entendu. Elles font un super boulot même si je suis difficile.
Quant à mes lecteurs actuels : merci à vous d'être passé dans mon monde et, peut-être, d'y être resté en attendant la suite.
Quant aux futurs lecteurs (on peut rêver, non ?... ), j'espère que vous vous plairez dans mon univers, que vous y trouverez votre bonheur, n'hésitez surtout pas à me faire part de votre déception autant que de votre bonheur. Je prends tous les avis, toutes les réactions !
Je ne mords pas... Je le jure !!!
Vous l'aurez compris, Lili est totalement frappée. On se demanderait presque si elle n'a pas été bercée trop près du mur. Personnellement, c'est comme ça que je l'adore mais bon, je ne suis pas très saine d'esprit non plus.
Bref, regardons un peu plus près le premier tome de Helldown...



Titre : Ville de Sang
Série : Helldown #1
Auteur : Anne-Christine Remiche
Editeur : Sharon Kena
Parution : Décembre 2011

Ils ont le même sang et pourtant…
A vingt-quatre ans, Heilin fait partie de l’élite des Headhunters, commando spécial de Helldown mais aussi du monde. Il a vingt-sept ans et a déserté son boulot pour trouver les réponses à ses questions.
Torsten pensait sauver sa sœur en la fuyant mais c’est ensemble qu’ils pourront résoudre l’énigme de leurs existences. Ils vont apprendre que c’est en sautant à pieds joints au centre de leurs peurs qu’ils trouveront leur Destin et qu’ils pourront affronter les pires dangers. Mais avant cela, l’enfer s’ouvrira pour eux.
Face à des créatures sorties d’une imagination dérangée, face à des alliés étonnants et pas toujours désirés, face à sa propre famille, la confrontation va ressembler au labyrinthe du Minotaure : inégale et mortuaire. Il ne restera plus à Heilin et Torsten que l’espoir qu’Arianne ait bien déroulé le fil rouge pour qu’ils puissent échapper à l’ennemi plus vieux et plus effroyable que jamais.
 

mardi 9 août 2011

[Interview #4] Adeline Neetesonne

L'interview du mois, qu'est-ce que c'est ?
 
Hé bien, c'est une interview de jeunes auteurs par mois. Il y en aura parfois une, parfois deux. Peut-être plus. Et c'est là pour vous faire découvrir les écrivains français qui tentent de percer. Parce que les français aussi sont bons !


Bon, c'est à croire que j'ai oublié ce qu'était la ponctualité avec les vacances. Enfin, notre quatrième interview est ici-même, prête à ce que vos petits yeux de lecteur la découvre. Alors pourquoi attendre ? Allons-y !


Pour bien commencer, une petite présentation ?

Bonjour. Techniquement, je suis auteur de romans fantastiques mais, en fait, mes écrits ne se cantonnent pas à un seul genre. Ce sont des aventures, parfois à la limite de l’horreur, parfois proche de la bit-lit, ou même de l’autobiographie. J’aime bien passer d’un style à l’autre dans une même histoire. Après tout, la vie est ainsi faite !
Dis-nous tout. D'où t'es venue l'envie d'écrire, que représente l'univers de la littérature pour toi ?
J’écris depuis que je suis toute petite. J’adore inventer de nouveaux mondes avec des créatures irréelles. Mes premiers écrits étaient des contes pour enfants. Je ne me suis mise aux romans que vers l’âge de 25 ans, lorsque j’ai eu le temps et l’opportunité de rédiger des textes beaucoup plus longs.
Au début, je n’écrivais que pour mon propre plaisir. Ce sont mes proches qui m’ont poussée à proposer mes romans à des éditeurs. Finalement, je ne regrette pas de l’avoir fait.
Parle nous de ton/tes livres, personnages. D'où te vient l'inspiration ?
Mon premier roman, édité en décembre 2008 chez TdB Éditions, s’intitule Utopique Atlantide. Le personnage principal est une étudiante qui se retrouve propulsée sur l’île d’Atlantide en pleine perdition.
Ce roman était en rupture de stock. Je l’ai donc fait réédité (principalement en version
numérique) aux Éditions Sharon Kena.
Le suivant, La Prophétie, édité en janvier 2011 aux Éditions Terriciaë, raconte l’histoire d’une jeune femme malade qui découvre le monde des vampires et se rend compte qu’elle doit devenir une des leurs pour survivre. C’est un roman dans lequel les émotions (du désir à la peur, du dégoût à la haine) prennent une place importante.
Mon dernier roman, Eléments, vient juste de paraître aux Éditions Terriciaë. Cette histoire, à la limite de la science-fiction, parle de cinq personnages très différents qui se découvrent des pouvoirs liés aux éléments de vie (eau, terre, feu, air, esprit), leur destin étant de combattre le diable sans savoir réellement qui il est.
Mon inspiration peut provenir de n’importe quoi : une musique, un événement vu dans la rue ou dans la presse, une autre lecture, un film, un rêve ou un cauchemar… En fait, tout est prétexte à une histoire ou à une scène particulière.
Quels projets as-tu pour l'avenir ?
Je continue à écrire et viens d’envoyer mon quatrième manuscrit à des éditeurs. En ce moment, je participe aussi à de nombreux salons du livre et à quelques séances de dédicaces.
Mon rêve est de pouvoir vivre uniquement de ma plume. Je fais donc tout ce que je peux pour y parvenir, même si je sais que les élus sont rares. Comme le dit le proverbe, « qui ne tente rien n’a rien » !
Un petit mot pour tes lecteurs ?
Un grand merci à eux, en particulier à mes fidèles lecteurs qui me suivent depuis le début ! Sans vous, mes histoires seraient vides de sens et ma vie n’aurait pas de but réel. J’espère ne jamais vous décevoir.
Alors, maintenant, un petit récapitulatif des trois livres d'Adeline...
 

Editions Sharon Kena

                     
                       
                     Editions Terriciaë
 
Editions Terriciaë