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samedi 25 mai 2013

L'Aigle de la 9ème Légion ( Les Trois Légions #1) par Rosemary Sutcliff


Titre: L'Aigle de la Neuvième Légion
Série: Les Trois Légions
Auteur: Rosemary Sutcliff
Edition: Gallimard Jeunesse
Marcus Flavius Aquila, jeune centurion ambitieux, est envoyé au-delà des mers pour faire régner la paix romaine en Bretagne. Très vite, il obtient la charge d'une mission secrète et périlleuse : retrouver l'aigle de la 9e légion, l'étendard que portait son père avant de mystérieusement disparaître avec ses hommes. Sous l'apparence d'un oculiste ambulant, Marcus part sur les traces de la 9e légion et s'enfonce en territoire barbare...


Avis de Lili


Si je vous dis: "Centurion de Neil Marshall sorti en 2010" ou "l'Aigle de la Neuvième Légion de  Kevin Macdonald en 2011", vous me dites: péplum au cinéma .... Mais aussi: adaptation du tome 1 de la trilogie de Rosemary Sutcliff. Deux films d'actions dont le premier se démarque totalement du livre ( les noms des personnages ont été changé et le héros vient de cette 9ème Légion) alors que le second prend sur lui de rentrer dans la relation Romain / Breton en temps de guerre.

Bref!
Je vais vous parler du second film en même temps que du film, par moments. Je ne pourrai pas faire autrement vu ce que cette lecture a laissé derrière elle.
Avant de lire, j'avais pris mes marques, je savais donc que ce livre s'adressait à des 9 à 15 ans et avait été publier en 1954.

Pourquoi je précise?

Premièrement,  le style d'écriture s'adresse, sans discussion, pour des enfants, voir des adolescents. Il n'est pas déplaisant pour un lectorat adulte, si ce dernier ne cherche qu'une bonne lecture qui passe et ne dure pas (je l'ai lu en 2h20, c'est dire et je n'ai pas le cerveau en ébullition).
Les actions des personnages sont décrites en survol, pour que le lecteur sache ce que le personnage fait exactement. Les pensés sont survolées, elles aussi: le strict minimum pour dire " il ressent ceci ou cela, quand même!".
Minimum syndical, un peu dérangeant pour moi.
Résultat: des enfants de neuf à quinze ans apprécieront cette lecture pour sa simplicité et son approche "allons dans le vif du sujet!"

Deuxièmement , ce livre est mou.... Les personnages sont mous... Les aventures sont molles... C'est ... Mou tout en étant rapide!
Trois lignes plus hauts, je vous le dis: l'approche "allons dans le vif du sujet", c'est l'expression clé pour décrire ce bouquin. Tout se passe très vite. Trop vite. Tout le monde, il est gentil, beau, magnifique... Bisounours existait au temps des romains.
Marcus se fait blesser en sauvant ses hommes, il est accueilli par son oncle, il sauve un esclave qui perd son combat (contrairement au film), il demande à son oncle de l'acheter pour lui ( contrairement au film), l'esclave arrive et jure de rester auprès de Marcus ( scène contraire au film). Et là, on a une dizaine de pages où Esca et Marcus s'entendent comme s'ils se connaissaient depuis des lustres. Pas de peur de voir l'esclave le tuer ou le trahir. Non! Marcus, il a confiance et laisse donc son esclave partir à la chasse et vaquer à diverses occupations.
 C'est boooooo!
Le meilleur reste la rencontrer Cossia... Je m'attendais à une relation un peu houleuse, vu que la jeune fille (14 ans dans le roman) montre, d'entrée, un caractère bien trempé. Mal m'en a pris. J'avais oublié qu'en 54, les femmes restaient chez elles. Notre chère Cossia qui rêve de retourner sur sa terre natale loin des barbares romains se laisse traîner d'une ville à une autre par sa tante... Elle râle juste quand Marcus lui en laisse le loisir. Heureusement, pas souvent! Ouf!

Tout cela en cent cinquante pages. Des instants traînent en longueur pour dire: un peu de psychologie. Sans plus. Définitivement, ces moments n'apportent rien au lecteur.

Personnellement, je regrette ce survol des caractères et même des histoires personnelles. En fait, l'auteur est restée cantonner à : trouver l'Aigle perdu.
Je vous avais dit que je ne pourrai pas empêcher le parallèle entre la Neuvième Légion de  Kevin Macdonald en 2011 et le livre. Si vous avez vu le film avant de lire le livre (la majorité des gens ont été dans ce cas), vous vous attendrez à autant de pression entre les personnages et dans la quête que celle vue à l'écran.
Le réalisateur nous emmène au travers des caractères, des ressentis, des deux protagonistes. On suit leurs évolutions personnelles (deux mondes différents qui se rencontrent et s'apprivoisent), mais on découvre aussi ce qui se cache derrière la quête de Marcus et d'Esca par extension. Dans le roman de Madame Sutcliff, on se contente de suivre Marcus et Esca déguisés en oculiste de l'époque (des charlatans en somme. Mais des bons charlatans vu qu'ils guérissent bon nombre de gens sur leur chemin). On ne sait pas trop pourquoi Marcus va à la recherche de l'Aigle... Surtout qu'il sait, dès le départ, que ça ne changera rien à sa condition. Ca n'a pas l'air de le déranger. En fait, Marcus est un bon romain et quand il apprend d'un sénateur venu visiter son oncle que l'Aigle rend les ennemis plus forts mentalement parlant, il décide d'aller le récupérer. Là où le film nous présente un fils torturé par l'idée que son père a entaché le nom de la famille, dans le livre sa décision ressemble à s'y méprendre à une lubie d'adolescent: "j'ai décidé, je fais et vous pouvez tenter de m'en empêcher, je hurlerai jusqu'à ce que vous craquiez!"
Quand à Esca, dans le film, il est là, colérique, attendant le moment pour agir, on le sent à fleur de peau, prêt à fondre sur sa proie dès qu'il le pourra. Dans le livre, il suit Marcus parce que ... il en avait envie. Parce qu'il n'a pas pensé à autre chose et qu'il a promit. Voilà! Voilà!
Esca est donc un esclave fort complaisant.
Et Marcus un bon Romain.

Pourtant certaines scènes, au début du roman, laissaient prévoir une chouette suite. Je pense, notamment, à la scène du bouclier et du fourreau. Esca explique à Marcus pour quoi les peuples du nord ne peuvent pas se contenter des biens faits amenés par l'envahisseur romain. Marcus se rend compte de sa jeunesse et de ses ignorances diverses. Ca dure le temps d'un paragraphe, puis on retourne à un Marcus qui attend quelque chose en constatant que sa jambe le fait souffrir et un Esca qui disparaît, on ne sait où ni pourquoi.

Même une fois en territoire ennemie, l'histoire reste plate. On avance, on attend quelque chose sans savoir exactement quoi, mais ça n'arrive jamais. Marcus et Esca rencontrent des tas de gens, ils sont sympathiques, et même quand ils font face à un ennemi qui les acculent près de la sortie, l'auteur parvient à rendre la confrontation superbement gentillette.

Finalement, Marcus et sa patte folle ( seule réelle blessure qu'il se fera dans toute son épopée) accompagnés de Esca reviendront en terres romaines sans trop de casses avec un oiseau sans ailes "qu'il fallait le ramener et c'est tout!" qui ne sert à rien pour Rome (sans aucune valeur sans les ailes), mais qui empêchera l'ennemi de se sentir tout puissant! Et le méchant aura quand même démontré son utilité en redonnant la bague du père de Marcus à ce dernier parce que "c'était un homme courageux et valeureux" (mort héroïquement alors l'ennemi lui a pris sa bague, of course!). Versons une larme pour ce geste héroïque.

J'ai dit que Marcus savait qu'il ne récolterait rien en allant chercher l'aigle? Madame Rosemary Sutcliff nous prouve avec la fin de ce tome 1 qu'en son temps, les lecteurs avaient besoin de voir la vie en rose: tout finit bien!
Esca devenu citoyen romain, Marcus possède ses terres et quelques sous ainsi qu'une enfant de 15 ans qui va devenir sa femme ....

Je vous ai spoiler le livre? ALLEZ VOIR LE FILM! >.<
Oui, normalement, c'est l'inverse, mais pas dans ce cas-ci! Croyez-moi! D'ailleurs, selon moi, je trouve que le film apporte plus de réponses au livre que l'inverse. Notamment sur les origines de Esca, comment il est arrivé dans l’arène et ce qu'il cherche réellement. Ce personnage reste très fantomatique dans le bouquin, apportant son aide quelques fois quand le héros ne peut pas s'occuper de certaines besognes.

Si vous aimez les romans historiques ( avec des erreurs), gentillet au possible et super facile à lire. Mignon sans plus, ce livre est pour vous ...

Pour les autres, qui s'attendent à de la baston, des sensations et des sentiments : le film vous dis-je!

dimanche 7 octobre 2012

Ce Que J'ai Vu Et Pourquoi J'ai Menti de Judy Blundell


Titre : Ce Que J'ai Vu Et Pourquoi J'ai Menti
Auteur : Judy Blundell
Editeur : Scholastic
Lecture VO
Note : 2,5/5

Floride, 1947... Un ancien soldat au passé trouble, une femme trop belle, un homme aussi séduisant qu'énigmatique... quel fil invisible les relie ? Dans un hôtel au luxe défraichi et la chaleur étouffante de septembre, Evie surprend l'ombre de mensonges et de terribles secrets.
Le magnifique portrait d'une jeune fille qui vit le brûlant passage à l'âge adulte.

L'avis de Cassie

Ya! Je suis de retour avec une chronique livresque ! Ca fait longtemps alors autant démarrer fort avec un livre qui m'a ennuyée. Mais bon, comme je reprends du service, je vais être gentille. Si, si, c'est possible ! 

Le résumé sonne bien, pas vrai ? Bon, la couverture ne casse pas des briques, à mon humble avis, mais le résumé, lui, donne envie. En tout cas, il m'a donné envie, à moi. Autant dire que je suis tombée de haut puisque je n'ai pas franchement aimé. Je me suis ennuyée tout au long de ma lecture. Sincèrement. J'ai trouvé que le début était long, je n'ai pas adhéré aux personnages... 
Je n'ai pas du tout accroché à ce livre. Il aurait pu être bon si Evie n'était pas une telle idiote (disons-le franchement). Déjà que le roman met un long moment à vraiment commencer, si en plus le personnage principal est une gamine de 16 ans qui vit bourrée d'illusions et qui se croit chez les Bisounours avec une mère dont on sait tous comment elle est vraiment et un père qui remonte le niveau parce que, lui, il a l'air d'être à peu près honnête. 
Oui, bon, pour les besoins du scénario, ce monde si rose qu'elle a dans la tête était un peu forcé. Mais la façon dont l'auteur a tourné les choses, a fait évoluer son roman... Je n'ai pas accroché (et non, je n'utiliserai pas de synonymes !). Je m'attendais à tout autre chose. Je ne pensais pas que l'on resterait basé sur quelque chose d'aussi superficiel. Voir les choses uniquement par le point de vue égoïste d'Evie doit influencer mon avis. Déjà que je n'aime pas le personnage, que je la trouve enfantine et agaçante, il est difficile de voir à travers.
Je veux bien qu'Evie veuille grandir, on a tous vécu ça. Puisque j'ai passé cet âge quelques années auparavant, je pensais que je serais touchée par Evie, que je pourrais me retrouver en elle parce que, peu importe l'époque, à mon sens on est toutes pareilles (et oui, les mecs font bande à part ! lol). En fait, non. Je ne sais pas si c'est juste ce personnage ou si toutes les filles de 1947 étaient comme ça mais elle et moi, on ne se serait pas du tout entendues ! 
La plume de l'auteur, aussi bonne soit-elle (qui suis-je pour la juger, après tout ?), ne m'a pas captivée. J'ai lu tout le livre parce qu'il était court. Aurait-il été plus long que je l'aurais fini en me forçant énormément ou bien je ne l'aurais pas fini du tout. Je n'ai pas réussi à ressentir les émotions d'Evie, ni à me passionner pour ce qu'il se passait. Je voyais les choses venir à l'avance, les indices donnés par l'auteur étant comme des mammouths au milieu d'un champ de coquelicot (jolie image, non ? XD). 
La fin m'a laissée... perplexe. Je sais que l'on n'avait pas les mêmes mœurs en 1947 mais là, je trouve la fin assez tirée par les cheveux. En plus, on ne sait pas vraiment ce qu'il s'est passé. J'aime bien ce côté indécis où le lecteur doit trouver la vérité par lui-même. C'est un bonus pour une fin qui me laisse aussi perplexe. Je ne saurais pas expliquer pourquoi cette manière de finir le roman me semble ne pas concorder. Il y a, à mon humble avis, quelque chose qui cloche. Je n'ai aucune idée, pour l'instant, de ce que c'est mais c'est comme ça que je le ressens.
Franchement, j'aurais pu apprécier ce livre puisque l'histoire en elle-même n'est pas mal. Je ne sais pas si c'est juste la plume de l'auteur, l'évolution de la trame ou l'attitude des personnages qui m'a fait déprécier ma lecture. 
Toujours est-il que c'est un fail pour moi.

samedi 2 juin 2012

Lueur de Feu (Firelight #1) de Sophie Jordan

Titre : Lueur de Feu
Série : Firelight #1
Auteur : Sophie Jordan
Editeur : Gallimard Jeunesse
Note : 2/5

Jacinda est draki, des descendants des dragons qui peuvent prendre forme humaine. Mais elle crache également du feu, un don exceptionnel pour ceux de son espèce. Un matin, alors qu’elle enfreint le règlement en volant de jour, la jeune fille est prise en chasse. Jacinda s’échappe de justesse et trouve refuge dans une grotte. Quel est ce mystérieux garçon qui la surprend sans pour autant révéler sa cachette ?
Obligée de fuir pour éviter la punition de son clan, elle s’installe en plein désert avec sa mère et sa soeur. Mais pas question pour Jacinda d’oublier son « don ». Au lycée, elle retrouve le jeune garçon qui lui a sauvé la vie. Si Will ne la reconnaît pas, ils sont irrésistiblement attirés l’un par l’autre. Elle devrait pourtant le fuir, car le désir, comme la peur, pousse les drakis à se manifester, et ce serait une bien mauvaise idée de révéler sa vraie nature dans les couloirs du lycée…
Mon avis :
J'étais enthousiaste pour ce roman qui sonnait très bien. Franchement, des "dragons-humains", c'était original et atypique alors ça m'a donné hyper envie. Moi qui ai soif d'inventivité, je suis tombée de haut avec ce roman. Je vais être franche, je me suis ennuyée de manière prodigieuse tout au long du livre et je n'avais qu'une hâte : m'en débarrasser ! J'en avais assez au bout de quelques chapitres. C'était une torture que de lire quelque chose d'aussi niais et prévisible.
Au départ, ça sonnait bien même si c'était très jeune. Le style ne me plaisait pas trop mais commencer avec une chasse au draki, c'était intéressant. C'était un moyen accrocheur de débuter sa trilogie et de présenter ses personnages, ses draki. Toutefois, si les deux ou trois premiers chapitres n'étaient pas trop mal, la suite est une catastrophe en chaîne.
Du moment où Jacinda fuit, tout devient hyper niais et prévisible. En plus, Jacinda est exaspérante à tourner en rond, à changer d'avis toutes les secondes, à s'en prendre à tout le monde et à elle-même, à être égoïste et égocentrique... Elle m'a donné envie de la baffer à peu près à toutes les lignes ! Elle est la pire pseudo-héroïne qu'il m'ait été donné de rencontrer après Bethany de Halo d'Alexandra Adornetto (chez Pocket Jeunesse...)
Will est terrible aussi, mou et aveugle à ce qu'il ne veut pas voir. Les faits sont clairs et pourtant, il n'y voit que du feu. Je veux bien admettre qu'il préfère fermer les yeux pour se protéger lui-même mais il ne faut pas trop pousser !
Quant à l'histoire... Euh... Il y en a une ? Outre le fait que Jacinda doit se cacher de son clan, c'est un peu un grand whatever. Il ne se passe rien et même Xander, le prétendu méchant cousin, est comme un clown. Il n'a aucune crédibilité. D'ailleurs, TOUS les personnages sont des clowns dans ce roman. Ils ont des caractères exagérés, agaçants...
La présence de Cassian aurait pu amener une rivalité bienvenue, un peu de machisme, de virilité mais que dalle ! On parle de Cassian assez souvent mais il apparait quoi trois fois ? En plus, ses apparitions ne sont là que parce que c'est ce qui doit se passer en toute logique.
Je ne vais pas dire que les drakis sont aussi catastrophiques que tout le reste. L'espèce en elle-même est bien structurée, les différentes espèces bien expliquées... Sincèrement, ça aurait pu faire un très bon roman si Jacinda n'avait pas tant chassé sa queue ni été si égocentrique, que les autres personnages aient eu un peu de caractère réel et non forcé, si l'histoire avait été plus présente au lieu de nous présenter un pauvre Draki au lycée.
Je m'attendais à bien mieux. Ma déception est réelle et je ne lirai pas la suite. Quel intéret puisque je n'apprécie pas la plume de l'auteure et que son premier tome ne m'a pas convaincue le moins du monde ?

lundi 30 mai 2011

[Sortie]Firelight de Sophie Jordan






Tome 1 : Lueur de feu
         Sortie en octobre 2011 chez Gallimard Jeunesse

Jacinda, une draki (peuple descendant des dragons) ayant la capacité de cracher du feu. Ce n'est déjà pas facile pour elle de se fondre parmi les humains normaux, mais quand elle commence à s'éprendre pour l'héritier des chasseurs de draki, sa vie va être bouleversée.


         Couverture VO

Nick Putsay, qui s'occupe déjà du scénario de l'adaptation des Loups de Mercy Falls, a été engagé pour travailler le script de Firelight.


       







Tome 2 : Vanish
                Sorti aux USA

lundi 2 mai 2011

Promise de Ally Condie





Promise
#1
Ally Condie
Gallimard Jeunesse
7/10








Résumé :
Cassia a toujours fait confiance. Quand elle apprend qu'elle est promise à son meilleur ami, tout semble parfait. Jusqu'à une toute petite erreur du système, qui ne dure qu'une seconde. Une seconde qui suffit à plonger Cassia dans un dilemme impossible : Xander ou Ky, la vie qu'elle connaît ou la route inexplorée, les certitudes ou les questions sans réponse, la perfection ou la passion... Comment choisir ?

Mon avis :
J'avais beaucoup entendu parler de ce roman et j'avais vraiment salivé devant le résumé. A vrai dire, je ne m'attendais pas à ça. J'aurais au moins cru que ça serait plus rythmé. Il ne se passe pas grand-chose, le rythme est lent, comme alourdi. Pourtant, le roman se dévore. Allez comprendre pourquoi.
Dans le monde de Cassia, tout est réglé. Il n'y a pas vraiment de libre-arbitre, juste une illusion. Ce qui, évidemment, annihile la pensée. Ce qui explique le rythme lent et le manque d'action. La Société est toute puissante et contrôle tout. Cassia ayant toujours été une gentille fille...
Néanmoins, l'écriture de l'auteur est assez habile pour ne pas nous ennuyer. Il est fluide et poétique. Il nous emmène dans l'univers de Cassia juste assez pour que l'on s'y attache et que l'on saisisse pourquoi Cassia est si naïve, si soumise. Il nous reste suffisamment de vision extérieure pour noter tous les points noirs et réaliser à quel point ils sont mis en cage. Une belle cage dorée, certes. Une cage tout de même.
Ensuite, l'intrigue centrale est censée tourner autour du trio Xander/Cassia/Ky. Or, Xander est quasiment inexistant et Ky apparaît juste assez pour que l'on sache qu'il existe. Cassia pense plus aux deux garçons qu'elle ne les voie. Les moments qu'elle passe avec Ky sont tous assez romantiques et poétiques mais ceux qu'elle passe avec Xander sont d'une banalité effarante.
Le train-train routinier de la Ville est un peu pesant. Je m'étais attendue à plus de vivacité, des entourloupes, un vrai combat contre la Société. Peut-être vais-je un peu trop vite en besogne...
Il n'en reste pas moins que malgré la lenteur du récit et le manque d'action, l'histoire en elle-même est intéressante. Elle montre une société comme il se pourrait qu'il finisse par y en avoir. Tout semble très réel et l'auteur parvient à ce sentiment de réalité, d'achêvement de l'univers avec beaucoup de brio. La plume est d'or et rien que pour ça, j'ai envie de savoir la suite. Cassia devrait commencer une vraie lutte contre le système. Les choses devraient s'accélerer. En tout cas, je l'espère...

Merci à Gallimard Jeunesse !

jeudi 24 mars 2011

La Forêt des Damnés de Carrie Ryan






La Forêt des Damnés
#1
Carrie Ryan
Gallimard Jeunesse
10/10






Résumé :
Dans le monde de Mary, il y a des vérités simples. Les Sœurs savent toujours le mieux. Les Gardiens protègent et servent. Les Damnés, revenus de la mort, ne renonceront jamais. Et il faut se méfier de la clôture qui entoure le village. La clôture qui les protège de la Forêt des Damnés. Mais peu à peu, les vérités de Mary s’effondrent et son monde est plongé dans le chaos.

Mon avis :
Au départ, je trouvais ce roman banal. Un petit village coincé en pleine forêt, entouré de zombies... Certes. Ils y vivent bien, dirigés par la Congrégation et protégés par les Gardiens. Et ensuite ?
Ensuite, il y a Mary. Son frère est un Gardien et, à l'infection de leur mère, il la flanque à la porte (Génial, le grand frère !). Coincée à la Cathédrale avec les Soeurs parce que personne n'a demandé sa main, Mary commence à s'accrocher à un espoir donné par sa mère : l'océan. Elle s'y accrochera avec une force désespérée. Surtout qu'elle ne tarde pas à réaliser que les Soeurs ont des secrets.
Ensuite, il y a Travis, le promis de la meilleure amie de Mary, Cass. Mary l'aime en secret et se retrouve obligée de regarder sa meilleure amie jouir de sa présence, de leurs fiançailles. Sauf que Travis n'est pas comme on le croit. Tout porte à le croire mais non.
Ensuite, il y a Harry et Jed. Le premier se retrouvera lié à Mary par un sursaut de conscience, le second est son frère. Mary n'aime pas Harry, elle n'en est pas amoureuse. Il est le second choix, le frère de Travis. Par défaut, elle se retrouvera fiancée à lui. Jed, le frère de Mary, la nie, lui reproche d'avoir laissé leur mère mourir. De plus, il a des problèmes avec sa femme Beth qui perd ses enfants.
Enfin, il y a les Damnés, ces humains revenus à la vie sous la forme de zombies assoiffés de sang et de chair, immortels. Il y en a tout autour du village, retenus par la clôture. Leurs gémissements sont perpétuels, omniprésents. L'idée flanque la chair de poule.
Un jour, tout cela s'écroulera. Mary le sait, elle a surpris un secret des Soeurs nommé Gabrielle. Et à travers tout cela, elle et ses amis devront cheminer, cherchant l'espoir et un endroit sauf.
Avant d'être un roman dramatique où la fin a mis mon détachement à rude épreuve (eh oui ! J'ai bien failli verser une larme pour Travis), c'est un roman d'amour. Mary et Travis, Mary et Harry. Elle aime le premier, apprécie le second. Elle tente de se détacher de ses obligations, avec brio. Mais elle ne se détachera jamais de ses rêves. Elle fera n'importe quoi pour y arriver. Quitte à tout perdre...