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mercredi 27 février 2013

Ancestral ( Rebecca Kean # 4 ) par Cassandra O'Donnell



Titre: Ancestral
Série: Rebecca Kean  #4
Auteur: Cassandra O'Donnell
Editeur: J'ai lu
Résumé:
Histoire de bien commencer la saison, le Mortefilis a décidé d’envahir la Nouvelle Angleterre. Ça tombe bien, avec la disparition de Raphael, repousser une armée de redoutables vampires était tout ce dont j’avais besoin ! Malgré mon inquiétude et une situation plus que critique, je me dois d’organiser la défense de notre territoire. Et croyez-moi, il va falloir la jouer serré !




Avis de Lili

Certains vont penser que je suis sadomasochiste (plus maso que sado, en fait). Je répondrai: "oui, un peu! J'avoue. " En fait, il n'est pas facile de décrire ce qui pousse un lecteur à continuer une série dont les tomes lui laissent un sentiment partagé - voir plus négatif que positif.
Personnellement, je cherche le point qui me fera arrêter ou celui qui me fera dire: j'ai bien fait de continuer. Ce n'est pas ce tome quatre qui m'apportera la réponse vu que je n'ai pas apprécié la méthode de l'auteure au début du récit, et la fin bâclée.

J'explique: dans le tome 3, nous laissons Rebecca face à ses ennemis. Nous la retrouvons dans le quatrième opus pour une bataille aux portes du manoir de Raphaël absent.
Cent pages ... Cents pages qui m'ont laissé une impression de fouillis, de " je fais venir un tel et un tel pour meubler", de " j'ai des solutions qui expliquent ceci, cela et ça". Autant dire que je ne comprends pas pourquoi l'auteur n'a pas laissé ces pages dans le tome 3 - à part pour ne pas dépasser les 400 pages réglementaires ou inciter à acheter ce tome. Soyons réaliste, cette bataille ne sert pas la suite du roman : on oublie rapidement qu'il y a eu une bagarre. Et ce qui arrive à Bruce était trop gros pour moi. Vraiment trop gros comme explications et résultats des tomes précédents. Surtout que Rebecca n'a pas l'air d'être plus affolée de savoir que sa Bête à elle est très proche des démons, voir qu'elle est un démon. Ça fait trop "je déteste les démons, je dois tous les tuer, mais c'est pas grave si j'ai une chose démoniaque en moi"
Ensuite, la scène de torture... Rebecca nous répète qu'elle a l'habitude de torturer, qu'elle est un monstre, machin, machin. Je sais pas si c'est moi, mais j'ai trouvé la scène risible. Quand je lis une scène de torture dans Anita (oui, je reste sur cette héroïne n'en déplaise à certains), je trouve que c'est plausible. Je me souviens de Anita découpant les doigts d'un homme ; ça m'avait fait frissonner.
Là, rien! Nada! Que dalle! J'ai trouvé ça gentillet. Soit c'est moi qui suis blindée, soit le personnage torturé est une fillette. Ça m'a laissé totalement froide et ça n'a absolument pas appuyé les paroles de l'héroïne: un bourreau, elle? Ou ça? Quand on présente un personnage aussi psychopathe que Rebecca, on va jusqu'au bout. Pour moi, s'attaquer aux attributs masculins d'entrée de jeux pour faire peur à la victime: cliché soufflé et retombé!

Je ne regrette pas mon achat parce que la suite a calmé la sensation que j'avais d'avoir été flouée.

D'abord, Raphaël m'a enfin plu. Sortez les pompons! HOURRA! Il est parti récupérer sa personnalité. Ça fait du bien.  J'ai adoré le froid entre l'héroïne et le vampire.La claque que lui foutait Raphaël, c'était trop bon!  Même si j'ai trouvé la dispute un peu courte et Rebecca pas si intelligente que ça finalement. Je rappelle que la dame a 29 ans ... Pas 19!!
Bref! Raphaël peut garder les cheveux longs, c'est pas grave.
Quant à Bruce, il me fait de plus en plus pensé à Richard dans Anita Blake. Le loup qui voit sa femme avec un vampire, sauf que Bruce s'y est mieux fait que Richard. Et Ani ... Pardon! Rebecca de ne pas s'inquiéter des réactions excessives du loup. Ben non! On va quand même dîner avec un tigre qui nous a présenté comme sa protégée alors que le loup a failli péter sa phase quelques instants plus tôt. Normal!

Ensuite, les actions sont complètes, bien travaillées et elles donnent un rythme soutenu au roman. Je déplore, malgré tout, la fin trop rapide de l'intrigue principale. Hop! D'un coup, on a toutes les solutions qui s'emboîtent et on a la fin. Fin qui laisse un goût amer parce qu'il s'y passe une action étrange : logique, mais qui suppose plus que l'auteure ne le laisse croire. Autrement dit, on a la base parfaite pour le prochain tome.

Finalement, Rebecca Kean reste une lecture agréable parce que simpliste, malgré quelques points surprenants (dans le mauvais sens) et que l'ombre de Anita plane au-dessus du récit. Même après quatre tomes, il m'est impossible d'en faire abstraction. Heureusement, il reste Léo et je remercie Cassandra O'Donnell d'avoir fait avancé l'intrigue autour de cette enfant particulière!



PS: l'humour de l'héroïne est à sa hauteur, donc pas bien haut. Exemple: "Non mais franchement, confier la sécurité d’un clan de vampires à une sorcière de guerre était comme… je ne sais pas moi… introduire un requin dans un banc de thons, un crotale dans un nid de souriceaux ou Berlusconi dans une école pour jeunes filles."
J'ai trouvé ça de mauvais goût. Comme a dit une amie à moi, Berlusconi s'intéresse aux femmes faciles, des p*tes, ça laisse entendre que les jeunes filles en sont aussi. C'est limite comme blague. 
















Potion Macabre (Rebecca Kean #3) par Cassandra O'Donnell


Titre: Potion Macabre
Série: Rebecca Kean #3
Auteur: Cassandra O'Donnell
Editeur: J'ai Lu
Résumé: 
Avoir une fille en pleine crise d'ado quand on a 27 ans, ce n'est déjà pas de la tarte, mais quand votre adorable progéniture est une jeune vampire en pleine poussée hormonale, ça devient carrément insupportable. Comme si je n'avais pas assez à faire avec une bande de potioneuses complètement disjonctées qui sèment la pagaille dans toute la région, et la nouvelle guerre qui se profile lentement mais surement à l'horizon..


Avis de Lili

 J'ai lu une chronique où la dame dit: "Si elle était un homme, elle serait celui avec "la plus grosse", mais dans ses fantasmes seulement." Je crois que c'était sur Goodreads. J'ai la flemme de chercher.
En fait, ça m'a marqué parce que j'étais d'accord avec cette phrase en finissant le tome 3. Dans ce roman, on atteint le fond avec Rebecca. Je veux bien qu'une héroïne soit super puissante et belle, elle doit incarner le fantasme des lectrices, mais à ce point, ça devient malsain. Rebecca, c'est "THE GIRLPOWER!". Elle est plus que tout le monde, plus que les hommes, plus que les femmes, plus que les dieux eux-mêmes. J'ai envie de dire: Zeus sort de ce corps!
Enfin! C'est Rebecca, je vais finir par m'habituer. Espérons!
Non parce que, outre l'héroïne qui me gonfle, faut avouer que l'histoire en général est pas mal pensée. Ca casse pas trois pattes à un canard, mais c'est relaxant.

Dans ce tome, comme le titre l'indique, on en apprend plus sur les potionneuses. C'était intéressant!
Mauranne est un personnage que j'ai apprécié, même si je l'ai trouvé très butée par moment. Heureusement, Rebecca est pire donc Mauranne passe comme une lettre à la poste ... (française la Poste, pas belge, vu comment mes colis disparaissent ou arrivent un mois plus tard).
Quant à Mark, j'ai été dégoûtée et j'ai eu l'horrible sensation que l'auteure se servait de lui pour faire avancer son intrigue quant à ce qui sommeille au fond de Rebecca. Pauvre Mark! Snouf! Surtout que tout ce qui tournait autour de lui aurait pu donner un plus à la série, selon moi.
Raphaël, lui, ne m'a pas manqué plus que ça. J'en avais soupé de ce vampire millénaire censé être sans coeur qui est tombé amoureux et qui se comporte comme une guimauve dans une tasse de chocolat chaud.

Un roman qui suit la lignée des deux précédents : on aime ou pas. Personnellement, je reste sur ma faim. J'ai l'impression que l'auteure peut mieux faire à chaque fois que je termine un tome. Il manque un truc ... Outre l'humilité à Rebecca, of course!




Pacte de Sang (Rebecca Kean #2) par Cassandra O'Donnell


Titre: Pacte de Sang
Série: Rebecca Kean #2
Auteur: Rebecca O'Donnell
Editeur: J'ai lu
Résumé:
Depuis que je suis devenue la tueuse attitrée de la communauté surnaturelle du Vermont, je n'ai plus une minute à moi : course-poursuite, exécutions, meurtres en série... Bref je n'ai ni le temps, ni l'envie de m'occuper de ma vie privée. Alors quand mon ex, Michael, un vampire aussi sexy que redoutable a débarqué en ville, ça m'a un peu contrariée. Il faut dire que quand on se retrouve enceinte à 16 ans et qu'on plaque son amant, on n'est généralement pas très pressée de le revoir dix ans plus tard et de lui annoncer qu'il est papa. Du moins, pas avant d'être passée d'abord faire le plein chez Joe, le marchand d'armes du coin...


Avis de Lili

Comme vous le savez maintenant, je lis toujours le deuxième tome d'une série, même quand je n'ai pas aimé le tome 1. Bon là, le tome 1 m'avait laissé un avis mitigé grâce à Léonora, la fille de Rebecca.

Dans ce tome-ci, comme pour le 1, on a le droit à un matraquage en règles des supers dons de Rebecca et de sa beauté digne d'une star Hollywoodienne. Autant dire que ça n'aide pas à apprécier la dame.
Et tous les hommes ont droit à un descriptif de leurs plastiques de rêve.
A force, j'ai commencé à zapper ces passages.
A part ça, les chapitres sont courts, mettent de l'énergie au récit qui manque, selon moi, de consistance par moment. J'avais la sensation de retomber comme un soufflé sorti trop vite du four lors de conversations.

Côté personnage, j'ai noté la même invraisemblance que dans le tome 1: l'auteure les décrit supers puissants, incapables de sentiments voir psychopathes. Il faudrait tenir ce discours jusque dans leurs actes.
Sérieusement, Michaël, le père de Léo, est un vampire sanguinaire. Il m'a fait l'effet d'un adolescent qui pique sa crise d'hystérie parce qu'on lui confisque sa console.
Tout le long du récit, il n'a de cesse de se plaindre, d'affliger Rebecca and co, de détester Raphaël juste parce que ce dernier se tape son ex.
C'était très désagréable.
Ou est passé le vampire qui faisait trembler Rebecca et sa clique? Ou est passé son caractère?
Comme pour Raphaël, je cherche toujours leur personnalité. L'auteure a tenté de lui refiler un peu de charisme, mais plus raté que ça ...

Je pose pas mal de points négatifs, mais pourtant, l'histoire se lit assez bien. Elle ne laisse pas un souvenir intarissable  je ne vais pas piétiner pour avoir la suite, mais il y a une nette amélioration niveau intrigue. Puis je continue à vouloir en savoir plus sur Léo que je trouve vraiment plus intéressante que sa mère.

P.S. : j'aurais bien aimé que Michael ramène Rebecca en Europe, moi!





Traquée (Rebecca Kean #1) par Cassandra O'Donnell



Titre: Traquée
Série: Rebecca Kean #1
Auteur: Cassandra O'Donnell
Editeur: J'ai lu
Résumé: 
Burlington...Nouvelle-Angleterre. Pas de délinquance, élue la ville la plus paisible des États unis, bref un petit havre de paix pour une sorcière condamnée à mort et bien décidée à vivre discrètement et clandestinement, parmi les humains. Malheureusement, en arrivant ici, je me suis vite aperçue que la réalité était tout autre et qu'il y avait plus de démons, de vampires, de loups garous et autres prédateurs ici que partout ailleurs dans ce foutu pays. Mais ça, évidemment, ce n'est pas le genre de renseignements fournis par l'office de tourisme. Maudit soit-il...

Avis de Lili

Déjà, quand j'ai su qu'une auteure francophone allait être éditée par J'ai lu, ma curiosité a crevé le plafond. Mais quelle ne fut pas ma déception en apprenant le nom de l'auteure. Pourquoi se cacher derrière un pseudonyme anglais? Ça m'a donné l'impression que l'auteure ne s'assumait pas totalement. D'ailleurs, certaines critiques m'ont donné raison : on a imputé à une traductrice fantoche les erreurs de français.
Bref! C'est un détail, certes. Néanmoins, ce petit point m'a marqué et a rendu ma lecture du tome 1 " Traquée" assez difficile malgré tout.

Traquée, c'est l'histoire de Rebecca et de sa fille, Léo. On découvre l'archétype de l'héroïne Bit-lit : forte, vulgaire sur les bords (voir complètement par moment), jolie, jeune, intelligente, dotée de grands pouvoirs, .... Dis comme ça, j'ai l'impression de lire la définition de la Marie-Sue. En même temps, l'auteure nous rabâche assez les oreilles avec la beauté de Rebecca, la puissance de Rebecca, l'attirance qu'exerce Rebecca sur tous les mâles qui l'entourent. Alors je sais que c'est un truc récurrent de la Bit-lit, mais là, ça devient "Nawak". Pourquoi je dis ça? Parce que l'auteure nous rappelle la beauté de Rebecca dès qu'un homme s'approche de son héroïne.
Au bout de la dixième fois (je suis large), ça devient saoulant.
En prime, l'héroïne ne doit pas avoir de sentiments: "elle est une sorcière de guerre! Merde!" C'est comme pour Maeve Regan, quelqu'un peut m'expliquer pourquoi elle pleurniche après avoir buté quelqu'un ?

Donc on lit les aventures de Rebecca qui a fuit l'Europe pour un trou paumé où elle espère vivre longtemps sans emmerdes. Très rapidement, on fait connaissance avec les "mâles" de la série. D'abord, nous avons Mark. Personnage dont je suis tombée amoureuse dès les premières lignes. Avocat, il me paraissait d'une certaine classe et d'un mec qui pourrait en faire baver à l'héroïne ... Bon! J'avoue que le voir sauter l'héroïne au bout de vingt pages (je sais plus exactement, mais c'était rapide), ça m'a refroidit. Pourtant, j'ai senti qu'il y avait un truc louche sous cette scène (sentiment qui se révèle juste quelques tomes plus loin).
Puis Raphaël pointe le bout de son nez. Vampire sexy aux cheveux longs et aux yeux bleus d'un lac gelé en hiver ... Ou pas! Je ne pige pas comment on peut aimer les cheveux longs chez un mec. C'est un avis subjectif, mais pour moi, ça n'a rien d'attirant. J'en frémis de dégoût. Donc déjà, Raphael finit en dernier sur mon échelle de "baver sur un beau héros de roman".
Outre sa chevelure extraordinaire, Raphael est un vampire. Mais pas n'importe lequel, s'il vous plait. Un vampire millénaire.
Très rapidement, Rebecca se trouve lié à Raphael. Raphael qui appelle notre héroïne parfaite: ma douce.
Et là, j'ai décroché de l'histoire du tome 1. Ca faisait un peu trop Anita Blake. Pas parce que d'autres personnages masculins vont venir se greffer à l'héroïne (façon de parler! Quoi que ...) mais parce qu'un vampire chef de tous les vampires, siégeant au sein d'un conseil, beau comme un ange (yeux bleus, chevelure incroyable, peau douce, ...), puissant comme un démon, incapable de résister à la sorcière parce qu'elle peut lui apporter plein de trucs....
Ca vous parle? Non! Parce qu'à moi, ça m'a tout de suite tilté! Oui!Oui! Jean-Claude et Anita.
A partir de là, impossible de lire sans faire des amalgames. J'envie les gens capables de se détacher d'une lecture à une autre. Ne pas remarquer les ressemblances, c'est carrément un don, selon moi.

Finalement, le tome 1 se lit facilement (l'écriture est classique dans le genre bit-lit), les personnages sont nombreux, les rebondissements aussi (parfois beaucoup trop. Comme si l'auteur tentait de cacher des blancs dans son fil rouge)... Puis Léo est un personnage qui a éveillé ma curiosité (contrairement au soi-disant superbe Raphaël à qui je veux bien payer le coiffeur).