mercredi 22 mai 2013

La fille du Dashi (Kolderrick #1) par Christy Saubesty



Titre: La fille du Dashi
Série: Kolderick #1
Auteur: Christy Saubesty
Edition: Rebelle
Résumé: En Australie, une unité de combattants vampires vit en plein désert, sur le domaine de Kolderick. Leur lutte ancestrale contre un groupement de fanatiques les a conduits à allier leurs forces avec d’autres créatures surnaturelles. Leur but : protéger l’humanité et sauver leur espèce.Arrachée aux siens avant même sa naissance, Tayla, issue d’un métissage rare, est programmée pour anéantir les vampires jusqu’au dernier, mais ses origines la rattrapent.Leur première confrontation va bouleverser toutes ses convictions remettant en cause le rôle qu’elle doit réellement jouer dans cette guerre.

Avis de Lili

Ce livre, je l'ai lu parce que j'avais promis de lire le livre de l'auteur quand nous nous parlions encore. Mais aussi parce que le résumé me titillait (négativement, entendons-nous) pour des raisons personnelles.
Pourquoi j'ose autant de sincérité? Pour que vous vous rendiez bien compte que je suis partie dans cette lecture avec pas mal  d'apriori, de doutes et de négativité. Je ne pensais pas du tout chroniquer ce livre étant donné mon parti pris.


D'entrée de jeux, certains vont se dire: la chronique va être salée/tronquée/trop partiale. Cela aurait pu être vrai, si je n'avais pas du tout aimé ma lecture. Que l'on se comprenne, je suis loin d'un coup de coeur.
Il n'empêche que j'ai pas mal apprécié ma lecture. En fait, de vous à moi, j'ai même beaucoup aimé!

Alors oui, passée les vingt premières pages, je me suis demandée si je n'allais pas faire une overdose du style Confrérie de la Dague Noire. Bon! Encore des vampires en groupe, super beaux, super balaises, super machins, machines et trucs. La différence avec la Romance Paranormale "classique", c'est que l'auteur n'a pas hésité à aller outre le couple phare. Nous découvrons un tas de personnages tous plus intéressants les uns que les autres. Là où certains "écrivains" se perdent dans la trame à cause du trop plein de persos, l'auteur a su rester sur son file rouge avec génie, oserais-je dire. C'est vrai qu'il faut faire appel à sa mémoire régulièrement pour se souvenir de qui est qui, mais je me suis laissée prendre au piège assez facilement.
Ca change des romances où un unique couple est mis à l'honneur... De plus, le premier couple à se former n'est pas celui que l'on imagine.

Petit bémol, je ne suis pas experte, loin de là, mais, je ne sais pas, la liberté prise par l'auteure quant à la génétique m'a un peu mise mal à l'aise. J'ai trouvé les explications un peu aberrantes, par moments, et tirées par les cheveux. A trop vouloir créer une "race méchante" différente de celle que l'on peut connaître dans ce style de roman, j'ai trouvé que l'auteur s'éloignait de l'important, selon moi. Pourtant, en même temps, j'ai trouvé ça plus originale qu'une énième explication tirée de légendes ou autres. Alors bon...

Je ne vais pas m'attarder.

Je dirai juste que le tome 1 de Koldérick : 

- pose les bases de la série, donc la fin laisse la porte ouverte à un tas de questions sans réponses
- est truffé d'explications
- possède nombre de personnages importants ou non, mais toujours intéressants à rencontrer
- possède des scènes interdites aux moins de 16 ans, certes, mais pas mal écrites. Il est clair que l'auteur a l'habitude d'écrire des scènes romantico-érotiques, sensuelles, sexuelles, etc ... Ca se ressent et j'ai apprécié.
- met en avant "méchants" comme gentils. Alors tout comme la Confrérie, il m'est arrivé de passer certains passages des "méchants". J'ai du mal parfois avec cette catégorie de personnages.

En conclusion, Koldérick est pas mal du tout. Normalement, je vous dirais: j'ai hâte de lire la suite, 

mais le gros point négatif de ce roman, selon moi, c'est le prix. Je suis désolée, mais 17 euro en papier pour 272 pages et 9 euro en e-book pour une maison d'édition non connue sur le grand marché, que je ne peux pas trouver en librairie chez moi (petite belge que je suis), et que je dois ajouter les frais de ports à cette somme ...

Je vais laisser à l'appréciation de chacun. 

Si le prix ne vous rebute pas: jetez-vous dessus. 
Si ce n'est pas le cas: espérons qu'un jour, je puisse trouver la suite à bas prix ailleurs. Un jour peut-être. Il parait que je dois être plus optimiste. 



jeudi 25 avril 2013

Les secrets du démon (Kara Gillian #3) par Diana Rowland


Titre: Les secrets du démon
Série: Kara Gillian #3
Auteur: Diana Rowland
Editions: Milady
Résumé: Kara Gillian, flic et invocatrice de démons, fait désormais partie d’une unité spéciale chargée d’enquêter sur les crimes surnaturels ou paranormaux. Comme si enquêter sur une série de meurtres ayant pour points communs l’argent, le sexe, le rock et la boue, n’était pas déjà assez compliqué, elle doit gérer le pacte qu’elle a conclu avec le Seigneur démon Rhyzkahl, qui la poursuit de ses ardeurs, et ses deux coéquipiers du FBI qui ne comprennent rien à son pouvoir occulte.




Avis de Lili

Après ma déconfiture lors de ma lecture du tome 2 (rappel ici) , je pensais me réconcilier avec Kara dans ce troisième opus.


Il faut que j'arrête l'optimisme. C'est mauvais pour ma santé. 

D'emblée, je peux dire que j'ai mis un sacré paquet de temps avant de terminer ce roman. Pourtant, le début paraissait prometteur en commençant sur les chapeaux de roues.
Les cent premières pages ont été relativement faciles à dévorer. Relativement parce que je déplore toujours autant les longueurs quant aux pensés de Kara. Je n'ai jamais rencontré d'héroïne avec un tel degrés d'introspection. Elle s'occupe plus de résoudre ses problèmes nombrilistes que ses "importantes" (selon elle) enquêtes dont "les résolutions sauveront le monde" (toujours selon elle).
Au bout d'un moment, ça devient vraiment très lourd.
Ce qui est dommage parce que le reste est absolument divin: le monde démoniaque, le seigneur RazMachine ( l'auteur ne peut-elle pas lui trouver un surnom?!), la manière dont l'auteur parvient à mélanger Mal humain/Mal démoniaque.

Non, vraiment, Kara Gillian est une série intéressante à bien des points de vue, mais l'héroïne ... Mon dieu! Je n'ai rien d'autre à dire. 

Là-dessus, pour terminer ma lecture, j'ai dû rester fixée à Ryan tout du long pour ne pas m'ennuyer.
Parce que j'ai pris conscience de quelques points sur l'intrigue policière qui:


  1. ne sert qu'à pouvoir lancer le lecteur sur des pistes diverses quant à certains personnages et certaines questions posées dans le premier roman. 
  2. se résoudra à la fin du tome en un gros paquet lancé à la tronche du lecteur. Advienne que pourra, finalement, on s'en fout de savoir qui est l'assassin! Le plus important: les réponses aux questions concernant les personnages.  
  3. sert uniquement à l'auteur pour envoyer Kara auprès de RazMachine et si possible, dans le monde des démons où le lecteur se posera autant de question que l'héroïne qui "s'en pose déjà pas mal selon moi"! 


Ouais, faut s'y faire!
Mise à part ça, la fin m'a mené à penser que : faut que je lise le tome 4 pour savoir si Ryan s'est possible ou pas. En parlant de lui, je trouve que c'est l'unique personnage qui vaille le coup. C'est un râleur, j'ai voulu le baffer de nombreuses fois parce qu'il fait chier de se dire l'ami de Kara mais d'agir comme un amoureux éconduit (reprends son souffle) ....

Néanmoins, c'est quand même LE personnage le plus intéressant de la saga. Peut-être parce que je n'ai pas droit à une introspection de trois cent pages sur lui-même, lui-même et encore lui-même quand il apparaît. 

Alors, d'accord, c'est une saga écrite en "je", mais tout de même... Kara prend énormément de temps à se demander si ce qu'elle fait, ce qu'elle dit, ce qu'elle pense, est juste ou pas. A cause de ça, elle passe totalement à côté des questionnements policiers qui sont très intéressants et prenants quand elle s'y attarde un peu.
Le point positif dans ce fatras d'interrogations, c'est qu'on se demande la nature exacte de la relation Ryan/Kara. De plus, quand on voit certaines scènes dans le monde des démons et qu'on se doute de certains trucs sur Ryan, on se demande s'il n'y a pas plus que l'auteure ne le laisse supposer.

Au final, Kara Gillian laisse perplexe parce qu'il ne s'agit pas d'une saga Bit-lit commune. Certes, l'héroïne couche avec un beau mâle et un autre laisse un goût d’ambiguïté frustrante, mais ce n'est pas le centre de l'histoire (comme l'intrigue policière, d'ailleurs).

Plus les tomes avancent et plus il devient clair que le but premier de l'auteur est de lever le voile sur: mais qui sont réellement tous ces personnages? Et surtout, quels sont leurs liens avec les démons qu'ils craignent de moins en moins! 

Ça change de l'intrigue Bit-lit habituelle: avec qui l"héroïne va-t-elle s'envoyer en l'air finalement ?
Hmm?
Oui, je caricature.....

Ou pas!!!




lundi 22 avril 2013

16 Lunes ( Sublimes Créatures #1) par Kami Garcia & Margaret Stohl




Avis de Lili

Dans cette critique, je vous dévoile mes propres émotions. C'est donc subjectif, c'est ma vision à moi. D'autres n'ont peut-être pas vu ce que j'avais vu en lisant. 
Ensuite, je ne m'attarde pas sur les personnages comme le fait Cassie. Donc si vous désirez en savoir plus sur eux: c'est là 

De prime à bord, les romans jeunesses sont loin d'être ma tasse de thé. J'ai lu Twilight. J'ai détesté Twilight. Je n'ai pas accroché aux Vampires de Manhattan. Je n'apprécie guère Journal d'un Vampire (même si j'aime encore bien Journal de Stefan). Et j'en passe d'autres du même style.
Autant dire que 16 Lunes, je n'en pensais pas grand chose à part: "pffff!" .
Oui: Pffff!
Puis "eurk", quand ma soeur de vingt ans a lâché durant une conversation " c'est aussi bien que Twilight". Le coup de grâce.
16 Lunes et moi, ça partait d'un mauvais pied, d'emblée.
Résultat des courses, mon livre a pris la poussière quelques temps. 


Jusqu'à ce qu'une amie me le conseille vivement en disant: " c'est sérieusement chiant durant les cent premières pages, puis ça va beaucoup mieux. Ils sont touchants les petiots, en fait. Ca n'a rien à voir avec Twibeurk!"
Bon! Je connais la dame qui n'a pas sa langue dans sa poche. Ma curiosité frétille, tout à coup.
Je me suis donc lancée à l'assaut de ce bouquin écrit à deux mains. 


Dès la première page, je suis surprise: un garçon narrateur? Ca fait un peu peur quand on prend en compte que ce sont deux femmes qui ont écrit.
Puis la magie prend, en fait. 
Je ne dirais pas que c'est le feu d'artifice, mais je me suis laissée porter par Ethan. Un garçon calme, qui cache sa rancœur vis-à-vis d'une vie enfermée dans une ville tout aussi verrouillée. A Gatlin, on ne vit pas, on se laisse porter par son destin déjà tout tracé parce que votre famille est X ou Y. A Gatlin, on ne vit pas, parce qu'on n'a aucun secret pour son voisin et même pour le chien à l'autre bout de la ville.
A Gatlin, on suit le pas et c'est tout!
Quel adolescent ne s'est jamais senti enfermé dans sa propre existence ? Quel adolescent ne s'est jamais dit: "un jour, je partirai, je vous le jure!" ou "on peut jamais rien faire ici!" ?
Dès les premiers chapitres, je n'ai pu m'empêcher de faire des liens entre ma propre adolescence et celle de Ethan.
Je rechignerais en disant que notre héros est un brin trop romantique, trop doux, trop sage, trop "pas assez rebelle". Parce que, sérieusement, on vous dit avant vos 15 ans et durant cette période: "n'entre pas là-dedans!". Vous n'y allez pas, vous ? Moi, plutôt deux fois qu'une. Ethan n'essaye qu'une fois, puis oublie qu'on lui interdit de mettre les pieds dans le bureau de son père, puis ça lui revient, puis il oublie. En parlant du père: toujours absent et totalement à la masse. C'est à se demander s'il ne se drogue pas, le vieux, d'ailleurs. J'avoue avoir été désarçonnée par ce personnage "fantôme" qui détenait tant de secrets.
Mais bon, Ethan est amoureux. Ethan vit son premier coup de foudre. Il a la tête dans le cirage et rien n'importe plus que sa bien-aimée.
On se laisse facilement emporter par ce jeune homme qui sait que sa vie à Gatlin sera foutue s'il décide d'aller avec "l’étrangère trop bizarre". Il y va, non sans penser aux conséquences, mais c'est plus fort que lui. Il sait que c'est "elle". "Elle" dont il rêve chaque nuit depuis des semaines.
Quand je dis que le ton est juste du début à la fin. Ca se remarque surtout via les réactions du jeune homme. Par exemple, lorsqu'il découvre que sa "petite-amie pas tout à fait petite-amie" est une Enchanteresse, nous avons droit à un "ha! ok! Je me disais bien ...." puis une nuit sans sommeil faite de " WTF?! Oui, mais il y a eu ceci et cela, bien avant son arrivée. Puis il y a eu ça quand elle est arrivée. Et ça. C'est logique, mais ... ". Personnellement, j'ai trouvé ce passage de prise de conscience très juste, très bien dosé et très masculin aussi. J'ai l'habitude de voir des hommes ou jeunes hommes (ado ou plus vieux) réagir vivement quand une femme leur révèle quelque chose dans un roman. Ca m'a toujours fait dire: "on ne voit ça que dans les livres".
Là, j'ai vraiment été surprise de la ressemblance entre ce que j'avais déjà pu voir chez mes frères et mon mari (aussi), et ce que je lisais.
Même quand il doit choisir entre ses ami(e)s d'enfance et la nouvelle, on ne peut que se retrouver dans cette scène. Nous avons tous eu à faire ce choix: dois-je aider le mouton noir de la classe ? Vais-je en supporter les conséquences?
C'est vrai que le choix de Ethan : on s'y attend, on n'est pas surpris plus que cela. Le choix était, certes, fait, mais il n'était pas définitif tant qu'il pensait qu'il pouvait revenir en arrière. C'était rattrapable. Il en avait conscience et partageait cette dualité avec nous, lecteurs, très brillamment.
Un ton tout à fait correct.

J'avoue qu'en arrivant à la moitié du livre, je ne savais pas trop quoi en penser. Je ne savais pas comment définir mes sentiments, mes émotions.
Premièrement, parce que l'histoire d'amour est centrale, sans vraiment l'être. Il est indéniable que l'amour impossible de Ethan et Lena n'est pas TOUT dans ce livre. Les auteurs n'en ont pas fait un truc sirupeux de "je t'aime, mais nous ne pouvons être ensemble". On ressent assez rapidement, après l'arrivée de Lena, que les auteurs cherchent à faire évoluer ces adolescents via leur histoire commune. Il y a des prises de consciences, des remises en question, la fougue de la jeunesse mise à mal quand les événements demandent beaucoup plus de maturité. C'est ce qui rend ce roman si difficile à expliquer, à chroniquer.

Il n'est pas prenant dans les faits, il est prenant dans les sentiments! 
Si je devais m'arrêter à l'histoire d'amour entre Lena et Ethan, je vous dirais: ne lisez pas! C'est du déjà vu. Roméo et Juliette restent les meilleurs. Cependant, ça va bien au-delà de ce point.
Deuxièmement, Ethan grandit, il est à un moment clé de sa vie. A quinze ans, on croit savoir, mais on ne sait pas. Les adultes nous conseillent, parfois nous mentent, on le prend mal, mais finalement, on se dit "ils nous aiment". A quinze ans, on ne comprend pas toutes les décisions prises à nos dépends.
Ce sont ces détails qui sont savamment distillés dans ce livre. 
Pourtant, j'étais un peu déçue du manque de rébellion (comme je l'ai dit plus haut) de Ethan. J'ai eu la désagréable sensation, plusieurs fois, qu'il se laissait porter et trouvait des excuses faciles aux personnages qui gardaient secrets des informations importantes. 
Via ce personnage, les auteurs nous donnent le cliché " l'amour pardonne tout, l'amour va au-delà de tous les actes". C'est un petit point avec lequel j'ai eu un peu de mal, je l'avoue. 

Finalement, arrivée à la fin de 16 Lunes, je l'ai fermé en me disant que j'allais me procurer le suivant assez rapidement. Ce premier tome marque bien les prémices d'une saga intense et profonde. Plus profonde que "je t'aime, moi non plus puis moi aussi". Il y a la recherche de soi-même, la recherche de sa place parmi des gens différents de soi, les doutes "suis-je comme tout le monde alors que je hurle le contraire?", des questions existentielles telles que "si mon entourage n'évolue pas, et que moi si, dois-je m'en accommoder pour ne pas être seul ? parce que je n'ai pas le choix?".
Je pourrais vous dire: "une fois entrer dans le monde des Enchanteurs, c'est génial". C'est faux! Ce monde m'a plu, certes, mais sans plus. Je n'ai pas trouvé de réelles différences avec ce qui a déjà été fait dans d'autres sagas populaires ou moins. C'est sympa, chaque membre de la famille de Lena possède des dons uniques et vastes, mais ce n'est pas le plus important.
Le plus important dans 16 Lunes, ce sont les combats intérieurs des personnages, les questionnements, les réponses à ces derniers, les découvertes familiales qui rappellent des histoires personnelles vécues ou approchées via des proches, et bien entendu, les réactions des protagonistes et des personnages secondaires qui sont toutes aussi justes les unes que les autres
Il est impossible, selon moi, de sortir de ce livre, sans s'être identifié à l'un ou l'autre si on lit réellement ce bouquin. Et quand j'écris "réellement", je parle en ouvrant sa mémoire passée pour les plus âgés, et en se transposant dans sa propre réalité pour les plus jeunes. 

J'ai lu beaucoup de critiques où l'on disait que les auteurs dénonçaient la société puritaine et fermée de certaines régions des USA. Je ne pense pas qu'il faille aller si loin pour trouver une société où l'étranger,  celui qui ne rentre pas dans nos règles, est mis dans la case "pas approché", "danger". Il suffit de penser honnêtement à notre propre adolescence, à nos remarques face à des gens habillés différemment, qui vivent autrement.
Parce que, de vous à moi, qui n'a pas été "rejeté", qui n'a pas été " rejetant" et qui n'a pas été soi-disant "neutre" autant à l'école qu'au boulot ? 


Je conclurai cette chronique très calme dans le choix des mots, mais non moins passionnée, que j'espère pouvoir vivre 17 Lunes et les suivants dans le même état d'esprit, en ressortir aussi sereine et me dire qu'enfin, une lecture jeunesse apporte autre chose qu'une jolie histoire de cœur totalement gnangnan. 





mardi 12 mars 2013

Deuxième tombe sur la gauche (Charley Davidson #2) par Darynda Jones


Titre : Deuxième tombe sur la gauche
Série: Charley Davidson (#2)
Auteur: Darynda Jones
Editeur: Milady
Résumé:  Vous savez, ces mauvaises choses qui arrivent aux gens bien ? C’est moi.
Moi, c’est Charley, détective privée et faucheuse. « Compliquée » est mon deuxième prénom.
Entre deux enquêtes, j’essaie de retrouver Reyes : le chaud comme la braise fils de Satan et mon fantasme personnel. Il est passé de « dans le coma à l’hôpital » à « disparu sans laisser de traces » en un claquement de doigts.
Si je ne le retrouve pas rapidement, il risque de mourir. Et c’est après moi qu’en ont les démons qui le torturent : je suis censée leur permettre d’accéder au ciel. S’ils y parviennent… disons juste que ça ne sera pas beau à voir. Mais il n’est pas question pour autant que je laisse Reyes se suicider pour me protéger. Il est têtu quand il s’y met, mais je suis pire !


Avis de Lili


Bon! Déjà, il faut que je sois franche: sans le coup de pieds au c*l de la même copine qui m'a conseillée cette série, je n'aurais pas fini ce tome deux.
L'overdose de "mauvais garçons ultra sexy au point d'en perdre le cerveau entier", j'en ai soupé.
Ensuite, j'avoue qu'après le troisième "je pris place sur le trône et fit pipi", ça m'a soûlé. Cette phrase m'a filé de l'urticaire. Heureusement qu'elle ne faisait que pipi ....
Pour finir, je pense que la traductrice a  un réel soucis avec le subjonctif présent. Parfois, c'était assez désagréable.

Outre ses trois points, je dois dire que ce tome 2 se lit avec beaucoup de plaisir. Charley a bien plus d'humour que dans le premier tome. L'intrigue est plus prenante que dans le tome 1. On en sait plus sur Reyes. Charley se fait malmener plusieurs fois (même si elle guérit vite, ce n'est pas non plus surhumain. le phénomène reste acceptable).

Que demander de plus?

Contrairement au tome 1, le tome 2 ne possède aucune scène hot. Des bribes, mais rien d'important. Le différent Charley / Reyes étouffe dans l'oeuf chaque tentative. Grâce à ça, j'ai pu mieux apprécier leur relation naissante et fracassante. La fin m'a fait jubiler, j'ai hâte de commencer le troisième.

Et ce qui dérange alors? 

Comme pour le premier, la fin de l'intrigue est résolue en un claquement de doigts. Même si Darynda Jones introduit une nouvelle capacité de notre héroïne, j'ai toujours ce sentiment de facilité qui ne me quitte pas.
Genre: on a assez tiré la corde, il est temps de répondre aux questions.

Et ... 

Je ne m'attendais pas à ça du père de Charley. J'ai trouvé le tout ( intrigue + fin) bien mené, logique et intense par moment. Par contre, je pense que Charley pardonne facilement. A sa place, je ne voudrais plus lui parler avant un bon moment.
Mais je ne spoilerai pas!

Finalement .... 

 Une fois que je me suis lancée dans ma lecture, j'ai pris énormément de plaisir à retrouver l'humour de Charley. D'autant plus que l'auteur place la barre un cran plus haut avec des scènes telle Charley se levant en pleine nuit en boxer sur lequel est écrit "sexy" au travers des fesses tandis que des hommes se tiennent dans son salon.
Reyes, malgré son côté Bad Boy super parfait, a vraiment un sale caractère qui le rend vite sympathique (si!si! je vous jure! Il est devient marrant cet abruti). Il est bouché, mais pour une cause qu'il croit juste.
Charley reste très "normale". Il est facile de s'identifier à elle et à ce qu'elle vit.
Quant à Cookie, j'adore ce petit bout de femme. Mais pourquoi faut-il que l'héroïne bien faite soit (trop) souvent accompagnée d'une petite ronde qui blablate sans arrêt ?







vendredi 8 mars 2013

En rage de toi par Adeline Dias



Titre: En rage de toi
Auteur: Adeline Dias
Editeur: Valentina
Résumé:
Dans une rue proche de la Grande Place de Lille, un nouveau café vient d’ouvrir ses portes : le Marylin. Son gérant, Josselin, espère pouvoir y refaire sa vie tranquillement, essayant de mettre de côté un passé douloureux.
Mais c’est sans compter sur un petit geste du destin. Elle est belle, brune et surtout pressée. Lui, il a juste eu le malheur de la bousculer en marchant dans la rue. C’est leur première rencontre, mais pas la dernière… Juliette vient d’entrer dans la vie de Josselin. Elle ne le sait pas encore, mais elle va la bouleverser. Entre prises de becs et remarques acerbes, les deux jeunes gens vont-ils remarquer l'inexorable attirance qui les pousse l'un vers l'autre ?


Avis de Lili

Note avant de commencer: normalement, cette chronique devait être publiée ce matin, mais l'auteur, qui était dans mes contacts, s'est retirée, soudainement, de cette liste. J'ignore pourquoi. Visiblement, elle aurait mal pris un article que j'ai écrit sur les auteurs de petites maisons d'édition ( http://acremiche.blogspot.be/2013/03/juste-apres-les-editeurs-les-auteurs.html )
Je ne cite personne, à part Sophie Jomain. Je ne comprends pas et me sens un peu blessée. Si au moins, j'avais critiqué ouvertement un éditeur ou un auteur, je comprendrai, mais là, je ne fais que donner mon point de vue sur un sujet.

Donc j'ai hésité à publier cette chronique en demi-teinte parce que j'ai un peu peur des retombées. J'ai assez donné après tout.
Mais je n'ai pas acheté ce roman pour rien. Par conséquent, je publie, malgré tout, mon avis.



Commençons...

D'abord, j'ai eu du mal avec les phrases qui font 46 km de long. Il n'est pas marqué sur le bouquin: utiliser une bouteille d'oxygène en lisant.
Exemple: (ceci s'intègre dans une discussion) — J'allais le dire, commenta une voix masculine appartenant à Xavier, son mari, qui les avait aidés tout au long de la journée à installer les tables, à nettoyer la poussière qui s'était accumulée dans tous les coins pendant les travaux et à installer les cartons dans l'appartement de Josselin au deuxième étage de l'immeuble où se trouvait le Marilyn.
Au bout de vingt pages, j'en avais sérieusement marre.


Ensuite, le départ m'a laissée sceptique. Le début est d'un classique effrayant : un jeune homme bouscule une jeune femme qui l'envoie péter alors qu'il la drague maladroitement.
Moui !
J'ai failli fermer le livre et laisser tomber.
Mais j'ai continué ... Parce que j'adore la musique et que lire ce livre en écoutant mes musiciens préférés, ça m'a permis de mieux m’immerger. Je ne pense pas que sans ce subterfuge, j'aurais pu parvenir à continuer ma lecture.
Tout le monde sait que je suis peu réceptive quant aux romans d'amour.
Tout le monde me connait en tant que public sélectif!

Enfin, le principal, c'est que ce roman ne tombe pas dans le cuche à souhait.
Ouf! Je suis sauve!

Finalement, j'ai compris rapidement pourquoi un tel titre. Au fil de la lecture, j'ai commencé à avoir la rage contre les héros, deux imbéciles la majorité du temps.
Heureusement que les secondaires sont bien travaillés.
Sérieusement, ils m'ont saoulé avec leur "je te hais, moi non plus."
Fort heureusement, Madame Dias parvient à distiller leurs passés au bon moment (avant que je ne regrette mon achat coûteux! >.<). J'ai eu envie de continuer ma lecture. Je l''ai donc fait (sans rire!).
Ce n'est pas cuche, je le répète, mais ce "je t'aime moi non plus", "je suis attirée, mais non" ... Je n'apprécie pas réellement à long terme.
Au début, ce n'est pas gênant, c'est après ... merde! Personne ne peut être aussi bouché.... Visiblement, si!
Ce n'est pas ma conception d'une relation amoureuse, je suppose donc que ça n'aide pas pour pouvoir lire un livre de ce style.

Les sujets disséminés dans le bouquin sont des sujets forts, travaillés, en grande partie, avec "classe". Je me suis sentie touchée par certains moments..
Le coup de la tromperie, par contre, ... Moui, mais non. Désolée, je suis de ces personnes qui trouvent qu'on ne quitte pas quelqu'un pour une autre personne. On doit quitter son bourreau parce qu'on veut se sauver soi-même, pas parce qu'on a une porte de secours. Et c'est exactement, ce que Josselin devient pour Juliette. Ok! Stephane est un gros c*n, mais fallait partir avant.
Le trip: elle tombe amoureuse, elle se rend compte que "non, je ne peux pas être traitée de cette façon!Merdasse!" ... Ouais, mais non! En plus, c'est vachement logique (ironique power) quand on nous présente une Juliette sûre d'elle, qui lance des piques fortes, qui est enragée au fond d'elle, et qui se laisse taper dessus.
Mais je n'en dis pas plus pour ne pas spoiler l'histoire.

De plus, je ne peux m'empêcher d'être déçue que tout le roman ne soit pas centré sur le couple principal.
Ce dernier n'avait pas besoin de "faire-valoir", selon moi.
En outre, l'auteur nous présente Liam et Matthias, des amis gays qui ont peur d'avouer leur orientation sexuelle à leurs proches (on dira ça). Personnellement, j'ai tout de suite vu que c'était, sans aucun doute, la première tentative homo de l'auteur. J'ai compris que Madame Dias tentait de toucher un public plus large, de mettre plus de réalisme, .... Je n'ai pas été touchée plus que cela par ce couple.

Bref!
Alors vous allez me dire: pourquoi dis-je en début que c'est une chronique en demi-teinte?
Parce qu'il est plus facile de taper, tiens! Tsss! Vous en posez des questions stupidasses.

En fait, tout n'est pas bon à jeter. Le style d'écriture, malgré les paragraphes (qui ne sont qu'une unique phrase), est assez fluide et reposante (comprenez qu'on se presse pas votre citron en vous retournant le cerveau toutes les deux pages). C'est ... Oui, je peux le dire ... Mignon, malgré le côté trop classique selon moi.
Certains personnages sont très touchants et m'ont parlé ...

Mais voilà, si Rebecca Kean casse pas trois pattes à un cochon, celui-ci ne casse pas trois pattes à une poule POUR MOI. Les amoureux des romances passeront un meilleur moment, plus profond, plus rose, plus guimauve, plus Bisounours quoi...
Moi, j'ai lu ...

Quoi?
Vous voulez que je dise quoi d'autres?
C'est une lecture commune qui ne m'a pas touchée plus que de raisons.

Parce que c'est une histoire d'amour classique que j'aurais pu acheter à 4 euro dans  mon supermarché au rayon J'ai lu ...
Je sais, mon ironie qui claque vous avait manqué!

Et puis ... la couverture classique colle au texte classique ... Pas de surprise. C'est un bon point .... Hum!








vendredi 1 mars 2013

Alexis (les Chroniques d'un Arc'Helar #1) par Christelle Verhoest




Titre : Alexis
Série: Les Chroniques d'un Arc'Helar #1
Auteur: Christelle Verhoest
Editeur: Alexan Edition
Résumé: 
Lan, seize ans, s'efforce d'être discret, de passer inaperçu au lycée. Son secret : il n'est pas humain. C'est un Arc'Helar, un Encercleur. Ces derniers voient l'avenir, et peuvent lancer des sortilèges pour sauver…ou pour tuer. Dès la rentrée, Lan remarque Alexis et se met à penser à lui sans cesse, jour et nuit, sans oser espérer qu'un jour, il puisse se passer quelque chose entre eux.
Jusqu'à ce qu'il ait une vision déterminante. Il voit la mort d'Alexis. Mais comment lui expliquer qu'il voit l'avenir et qu'il veut le sauver ?
De plus, il ignore de combien de temps il dispose, et d'où vient le danger.
Mais si Lan n'était pas le seul à cacher sa véritable nature ? Et si Alexis n'était pas plus humain que lui ?
Lan va développer ses dons et s'apercevoir que la menace peut tout aussi bien venir des Arc'Helar que des autres…
Mais il est prêt à tout…par amour.
Alexis est sa moitié, son âme sœur, et il ne peut plus concevoir la vie sans lui.




Avis de Lili



On va, tout de suite, se mettre au clair :  je connais l'auteure, elle est dans mes contacts Facebook et j'ai eu l'occasion, plusieurs fois, de pouvoir discuter avec elle.
Suis-je obligée de réécrire tout mon speech sur mon objectivité légendaire? Pour ceux qui débarquent, sachez que je n'ai ni ma langue dans ma poche, ni la diplomatie en diplôme, ni l'envie de faire croire à un écrivain qu'il est génial alors que je ne le pense pas.
En résumé: connue ou pas, Madame Verhoest connaîtra le même sort que tous les autres.

Voilà qui est dit.

Je vous avoue que je ne sais pas par quel bout commencer.
On respire et on commence par le début, me direz-vous.
Au commencement, donc, j'ai été attirée par la beauté de la couverture. Un dessin stylisé manga qui ne tombe pas dans la "gaminerie" et qui dégage quelque chose de transcendant, c'est assez exceptionnel pour être souligné.
Pourtant, j'étais un peu sceptique. Pourquoi? Parce que les histoires d'amour d'adolescents, c'est franchement pas ma tasse de café. J’exècre Twilight, c'est vous dire. Mais la couverture me titillait trop et le résumé me laissait trop dubitative. Je me suis donc procurée l'e-book que j'ai lu en quelques semaines ( lire sur un écran ... No comment! Beurk!).Finalement, j'ai aimé. Même si ma lecture fut trop disparate dans le temps, j'ai été attirée irrémédiablement dans l'univers et par les héros.
J'ai, donc, dépassé mes a priori sur l'achat en ligne version française (faut vraiment qu'ils se mettent au goût du jour. Les virements bancaires, c'est quand même plus simple! >.<) et grâce à une de mes amies, je me suis procurée le livre pour mieux l'apprécier. Rien ne vaut le plaisir de tourner de véritables pages.

Deux soirées et un coeur serré plus tard, me voilà avec une chronique

Alexis, c'est l'histoire de Lan et de Alexis (tadam!) qui vont se lier grâce à un concours de circonstances provoqués par Lan, lui-même.
Alexis, c'est une histoire racontée par un jeune adulte pour des jeunes adultes. Les tournures de phrases, les expressions, les références, tout est pour une lecture jeune et simple (même si deux ou trois fois, le vocabulaire employé par Lan me laissait sceptique).
Je pourrais rentrer dans l'histoire, vous présenter les personnages et leurs univers, mais le résumé le fait très (trop?) bien. Je n'ai pas envie de vous gâcher la surprise.
Parce que oui, il s'agit d'une surprise pour moi. Ayant commencé à écrire grâce à des fanfictions, je suis vite tombée dans le yaoi (relations entre hommes), l'étonnement ne vient donc pas de ce fait. Il provient plus de la poésie et de l'atmosphère particulière qui se dégagent du texte.

Je vais vous dire, pendant vingt pages (à peu près), j'ai eu du mal. Lan est mièvre, gentil, adorable ... Un peu trop doux, c'est ça! Quant à Alexis, il est l'opposé : secret, sec, ironique, lugubre ... Un peu schizophrène aussi.
Bref! J'avais la sensation de lire Bisounours Yaoiland. Sentiment qui a vite laissé place à quelque chose de bien moins explicable. Je n'ai jamais écrit cette phrase, mais comme on dit : "il faut une première fois à tout!"

 Je ne sais absolument pas comment décrire mes sentiments au fil de ma lecture. 

Autant les vingt premières pages ne m'ont pas convaincue plus que cela, autant les suivantes furent une sorte de révélation, oserais-je dire.

Étrangement, plus Lan se découvrait, plus Alexis se retranchait pour mieux revenir, plus je me sentais happée dans un monde de douceur où se terrait une ombre étouffante prête à me sauter dessus dès que je tournais une page.Et c'est exactement ce qu'il s'est passé : sans me retrouver à choisir l'un ou l'autre protagoniste, je me suis vue souffrir pour les deux à la fois.
Normalement, dans une histoire d'amour, le lecteur trouve son chouchou. Il choisira le mec solitaire qui ne sait pas aimer, incompris, qui s'y prend comme un manche à balais, ou il prendra la défense de la gentille fille qui tente de faire comprendre à l'énergumène dont elle est éprise qu'il peut l'aimer.
Ici, je ne suis pas tombée dans ce cliché. Alexis, malgré sa tête lourde et l'injustice dont il va faire preuve, m'a émue profondément. Alors que Lan, dans sa façon de comprendre son compagnon, d'accepter sans réellement accepter ce qu'il lui fait vivre, m'a touchée aussi.
Certains pourraient reprocher une trop grande sagesse amoureuse chez ceux deux-là (surtout chez Lan). A 17 ans, on prend la mouche, on se rebelle, on hurle ou on pleure, on est injuste et peu compréhensif.
Pourtant, dès le départ, on sait que Lan est d'une grande maturité, en plus d'un gigantesque coeur, mais que, malgré tout, il est jeune, il veut rester jeune. Pas de surprise quand il continue de vouloir Alexis après avoir fait lui-même la gueule. Même chose pour Alexis, dont le côté bourru (dû à son éducation) lui fait faire pas mal de conneries relationnelles. Pas de surprise quand il revient vers Lan.
Les sentiments qu'ils nourrissent l'un pour l'autre sont intenses et sincères.
Là aussi, certains reprocheront une relation fusionnelle trop rapide. Un goût de mièvrerie trop prononcée chez Lan qui appelle Alexis: "mon amoureux", un peu trop souvent. Néanmoins, ça cadre avec le personnage, j'ai envie de dire. Lan est romantique. Lan est timide. Lan est fou d'amour. Et Lan vous le fait bien savoir dès la page une.
Après tout, il n'a pas accepté de rejoindre un monde qu'il craignait pour sauver un jeune homme qui ne l'aimerait peut-être jamais. A 17 ans, quand on est amoureux, on est stupidement aveugle et Lan ne fait pas exception. Ni Alexis, d'ailleurs.

Tout comme l'histoire, les protagonistes balancent entre adolescence et âge adulte parce qu'ils restent des enfants tout en ayant, toujours, eu conscience de leur place au sein de leur communauté respective, et de ce que cela implique pour eux.

Petit point à placer, j'ai été un peu perdue avec l'échange de sang. Parce que j'ai gardé la sensation que les sentiments de Lan se trouvaient exacerbés par cet échange, qu'il n'était plus à même de se rendre compte de ce qu'il faisait réellement. Comme si son amour devenait factice à cause du sang de Alexis. Je pressens que l'auteur va nous mener loin avec ce détail.

Etant une férue de légendes et mythologies, j'ai souri assez souvent en lisant les prénoms des personnages. Il est indéniable que Christelle Verhoest a potassé son sujet.
L'intrigue, quant à elle, est simple, très simple. Pas de réelles surprises quant au "méchant" de l'histoire. D'un autre côté, je pense que l'atmosphère installée par l'auteur via ses deux héros suffit amplement pour apprécier la lecture. Ici, par de fioriture, l'auteure nous balance à la tronche dès les premières pages que tout sera centrée sur la relation de Lan et Alexis. Personnellement, je n'ai donc pas été déçue par le manque d'intrigue forte. Surtout qu'elle a distillé, mine de rien, certains détails qu'elle va sans doute utiliser dans les prochains tomes. J'ai hâte de voir ça!!!

Finalement, j'ai un goût de trop peu dans la bouche à la fin de ma lecture parce que j'aime les romans d'action et que j'ai été un peu déçue de ne pas en voir plus. Parce que je pense que l'auteur aurait pu approfondir les instants entre les deux héros (notamment les disputes), mais que ça aurait gâcher l'atmosphère du bouquin.  Quoi? Comment ça je me contredis toute seule? Absolument! Ce que je veux ne veut pas dire que le roman sera meilleur pour autant. Et là, ce n'est absolument pas servir l'histoire que d'ajouter les détails que je relève. Na!

En tout cas, j'ai hâte de me procurer le tome 2 et les suivants pour en savoir plus sur les mondes de Lan et Alexis. Il est sûr et certain que cette série promet plus de rebondissements et d'actions que ne le laisse supposer le premier tome.

PS. : Pour une fois n'est pas coutume  je vous laisse le site en lien si l'envie vous en dit. Ce n'est pas la seule oeuvre de l'auteure.
http://alexaneditions.wix.com/site

mercredi 27 février 2013

Ancestral ( Rebecca Kean # 4 ) par Cassandra O'Donnell



Titre: Ancestral
Série: Rebecca Kean  #4
Auteur: Cassandra O'Donnell
Editeur: J'ai lu
Résumé:
Histoire de bien commencer la saison, le Mortefilis a décidé d’envahir la Nouvelle Angleterre. Ça tombe bien, avec la disparition de Raphael, repousser une armée de redoutables vampires était tout ce dont j’avais besoin ! Malgré mon inquiétude et une situation plus que critique, je me dois d’organiser la défense de notre territoire. Et croyez-moi, il va falloir la jouer serré !




Avis de Lili

Certains vont penser que je suis sadomasochiste (plus maso que sado, en fait). Je répondrai: "oui, un peu! J'avoue. " En fait, il n'est pas facile de décrire ce qui pousse un lecteur à continuer une série dont les tomes lui laissent un sentiment partagé - voir plus négatif que positif.
Personnellement, je cherche le point qui me fera arrêter ou celui qui me fera dire: j'ai bien fait de continuer. Ce n'est pas ce tome quatre qui m'apportera la réponse vu que je n'ai pas apprécié la méthode de l'auteure au début du récit, et la fin bâclée.

J'explique: dans le tome 3, nous laissons Rebecca face à ses ennemis. Nous la retrouvons dans le quatrième opus pour une bataille aux portes du manoir de Raphaël absent.
Cent pages ... Cents pages qui m'ont laissé une impression de fouillis, de " je fais venir un tel et un tel pour meubler", de " j'ai des solutions qui expliquent ceci, cela et ça". Autant dire que je ne comprends pas pourquoi l'auteur n'a pas laissé ces pages dans le tome 3 - à part pour ne pas dépasser les 400 pages réglementaires ou inciter à acheter ce tome. Soyons réaliste, cette bataille ne sert pas la suite du roman : on oublie rapidement qu'il y a eu une bagarre. Et ce qui arrive à Bruce était trop gros pour moi. Vraiment trop gros comme explications et résultats des tomes précédents. Surtout que Rebecca n'a pas l'air d'être plus affolée de savoir que sa Bête à elle est très proche des démons, voir qu'elle est un démon. Ça fait trop "je déteste les démons, je dois tous les tuer, mais c'est pas grave si j'ai une chose démoniaque en moi"
Ensuite, la scène de torture... Rebecca nous répète qu'elle a l'habitude de torturer, qu'elle est un monstre, machin, machin. Je sais pas si c'est moi, mais j'ai trouvé la scène risible. Quand je lis une scène de torture dans Anita (oui, je reste sur cette héroïne n'en déplaise à certains), je trouve que c'est plausible. Je me souviens de Anita découpant les doigts d'un homme ; ça m'avait fait frissonner.
Là, rien! Nada! Que dalle! J'ai trouvé ça gentillet. Soit c'est moi qui suis blindée, soit le personnage torturé est une fillette. Ça m'a laissé totalement froide et ça n'a absolument pas appuyé les paroles de l'héroïne: un bourreau, elle? Ou ça? Quand on présente un personnage aussi psychopathe que Rebecca, on va jusqu'au bout. Pour moi, s'attaquer aux attributs masculins d'entrée de jeux pour faire peur à la victime: cliché soufflé et retombé!

Je ne regrette pas mon achat parce que la suite a calmé la sensation que j'avais d'avoir été flouée.

D'abord, Raphaël m'a enfin plu. Sortez les pompons! HOURRA! Il est parti récupérer sa personnalité. Ça fait du bien.  J'ai adoré le froid entre l'héroïne et le vampire.La claque que lui foutait Raphaël, c'était trop bon!  Même si j'ai trouvé la dispute un peu courte et Rebecca pas si intelligente que ça finalement. Je rappelle que la dame a 29 ans ... Pas 19!!
Bref! Raphaël peut garder les cheveux longs, c'est pas grave.
Quant à Bruce, il me fait de plus en plus pensé à Richard dans Anita Blake. Le loup qui voit sa femme avec un vampire, sauf que Bruce s'y est mieux fait que Richard. Et Ani ... Pardon! Rebecca de ne pas s'inquiéter des réactions excessives du loup. Ben non! On va quand même dîner avec un tigre qui nous a présenté comme sa protégée alors que le loup a failli péter sa phase quelques instants plus tôt. Normal!

Ensuite, les actions sont complètes, bien travaillées et elles donnent un rythme soutenu au roman. Je déplore, malgré tout, la fin trop rapide de l'intrigue principale. Hop! D'un coup, on a toutes les solutions qui s'emboîtent et on a la fin. Fin qui laisse un goût amer parce qu'il s'y passe une action étrange : logique, mais qui suppose plus que l'auteure ne le laisse croire. Autrement dit, on a la base parfaite pour le prochain tome.

Finalement, Rebecca Kean reste une lecture agréable parce que simpliste, malgré quelques points surprenants (dans le mauvais sens) et que l'ombre de Anita plane au-dessus du récit. Même après quatre tomes, il m'est impossible d'en faire abstraction. Heureusement, il reste Léo et je remercie Cassandra O'Donnell d'avoir fait avancé l'intrigue autour de cette enfant particulière!



PS: l'humour de l'héroïne est à sa hauteur, donc pas bien haut. Exemple: "Non mais franchement, confier la sécurité d’un clan de vampires à une sorcière de guerre était comme… je ne sais pas moi… introduire un requin dans un banc de thons, un crotale dans un nid de souriceaux ou Berlusconi dans une école pour jeunes filles."
J'ai trouvé ça de mauvais goût. Comme a dit une amie à moi, Berlusconi s'intéresse aux femmes faciles, des p*tes, ça laisse entendre que les jeunes filles en sont aussi. C'est limite comme blague.