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lundi 11 août 2014

Les anges mordent aussi (Felicity Atcock #1) par Sophie Jomain


Titre: Les anges mordent aussi
Série: Felicity Atcock
Auteur: Sophie Jomain
Edition: J'ai Lu ( ou Rebelles)
Résumé: 
J’ai vraiment pas de bol, il aura suffit d’une morsure, d’une seule, pour que je me retrouve embarquée dans une histoire sans queue ni tête. Je ne sais pas exactement comment ça a commencé, et je ne sais pas non plus de quelle manière tout cela va finir. Quoi qu’il en soit, celui qui fera en sorte que les jeunes vampires arrêtent de s’enterrer dans mon jardin, sera mon héros. Et si en plus il est beau, riche et intelligent, je ne me plaindrai pas ! Je veux retrouver ma vie d’avant, tranquille et... ennuyeuse à mourir. »
Sauf qu’en voulant éloigner les ennuis, il arrive qu’on en attire d’autres... à plumes.



Avis de Lili 

Dans mon petit post d'il y a.... euh... longtemps, je parlais d'un petit miracle... Éphémère le miracle!
Etant donné quelques soucis personnels, je n'ai pas pu écrire la chronique à chaud, c'est-à-dire, le lendemain de ma lecture. Là est tout mon problème: en voulant écrire ma chronique, je me suis rendue compte que je ne me souvenais de rien... ni de la trame de l'histoire ni des noms des personnages. Gosh! 
Ha si! Je me souvenais du nom de l’héroïne parce qu'il m'est arrivé quelques fois de chantonner: "felicity aussi" façon Fernandel. Hum!
Pour ceux qui ignorent de quoi je parle:

Bref! Trêve de rigolade! J'ai relu le bouquin...

Honnêtement, ma lecture ne fut pas si catastrophique que ça. Celle-ci était sympathique à défaut d'addictive.

L'héroïne n'est pas assommante malgré une tendance à la "bêtise" (elle a, parfois, des réflexions un peu simplettes). On s'attache facilement à ce petit bout de femme qui ressemble à madame ou mademoiselle tout le monde car elle n'est pas hors du commun dans son comportement et ses réflexions. Elle tombe dans les bras de tous les hommes qui l'approchent, mais bon, après tout, elle est tellement ordinaire que c'est logique quand on y réfléchit deux secondes. Une nana ordinaire un peu trop gentillette qui rencontre des canons, normal qu'elle  succombe... A moins de s'appeler Soeur Felicity et avoir fait voeux de chasteté, je comprends!
Le seul bémol que je peux souligner c'est le discours de début roman: Felicity rencontre un homme beau, attirant, qui lui fait du rentre-dedans, elle déclare qu'elle sait se tenir sexuellement parlant et nous assomme avec ça plusieurs lignes.... et Hop! Elle est dans son lit. Hum!

Ouais, le côté simplette!
(de temps en temps, l'héroïne me faisait penser à eux... 
C'est toujours mieux que Felicie, non?) 


Niveau personnages, ils sont nombreux et je le dis: bien travaillés. Ils ne jurent pas avec le caractère de Felicity. Ils la complètement et parfois l'opposent totalement en soulignant ses défauts.
D'ailleurs, je mets une mention spéciale sur la tante barrée. Un régal.
Terrence, par contre, non... Qué nada! Il m'a agacé du début à la fin. Pour un "gentil", je le trouve très arrogant et très peu conciliant. En fait, il m'a plus fait penser à un "méchant".
Ceux qui ont lu comprendront.
La meilleure amie de Felicity n'est pas plus intelligente qu'elle. Elle peut même être pire. Si!Si! C'est possible! Je ne sais pas si je l'apprécie ou pas, ce qui est étonnant vu qu'on la rencontre tout le long du livre. Mais son inconstance émotionnelle et ses délires la rendent insaisissable. J'ignore si elle est vraiment co**** pour la vie ou simplement paumée avec un espoir infime de la voir se bonifier avec le temps. Mystère!


Et à partir de là, on entre dans le vif.... dans le bas qui blesse... LE



1:  l'humour... J'apprécie ce point dans mes lectures, surtout quand l'histoire est du point de vue du héros. Mais là, c'était parfois inutile voir carrément lourd. Les allusions sexuelles "humoristiques" sont légions... Ok! J'exagère un peu mais elles sont vraiment nombreuses quand même.
Pourtant, j'ai ri quelques fois, soyons franc, mais pas sur les blagues/réflexions salaces.


2: l'intrigue... Où est l'intrigue? D'accord! J'ai repéré quelques questions en suspens (notamment certaines aptitudes de l'héroïne) mais la majorité de l'histoire se déroule sur fond de "avec qui Felicity va-t-elle coucher?", "va-t-elle succomber à truc? à muche?" .... De temps en temps, on revient sur la scène d'un crime ou une découverte ou une révélation, mais ces points s'essoufflent rapidement.

3: les créatures utilisées dans l'histoire sont étranges mais pas spécialement novatrices pour ceux qui baignent dans le style depuis un moment. Surtout quand on lit qu'ils mordent... Loin de moi la critique, je me demande juste si la morsure est vraiment nécessaire à chaque fois. C'est à creuser. Tout cela pour dire que je ne vois pas trop l'utilité d'avoir changer vampires en anges... Surtout que la religion n'a pas l'air d'avoir énormément d'influence sur l'histoire.
MAIS...
Mais j'apprécie l'idée développée dans ce tome 1 quant à ... tomber dans l'un ou l'autre suivant ses actes... A voir dans le tome 2 si cette idée sera la trame de la série ou développée un peu plus.


En résumé, il y a quelques bémols, mais dans l'ensemble, cette lecture francophone est une des meilleures que j'ai lu jusqu'à présent. Ça n'est pas transcendant, ni l'histoire du siècle à cause des points d'ombres et de l'essoufflement rapide d'autres points, mais ça se lit vite, c'est agréable et ... voilà... On verra dans le tome 2.

mercredi 27 février 2013

Ancestral ( Rebecca Kean # 4 ) par Cassandra O'Donnell



Titre: Ancestral
Série: Rebecca Kean  #4
Auteur: Cassandra O'Donnell
Editeur: J'ai lu
Résumé:
Histoire de bien commencer la saison, le Mortefilis a décidé d’envahir la Nouvelle Angleterre. Ça tombe bien, avec la disparition de Raphael, repousser une armée de redoutables vampires était tout ce dont j’avais besoin ! Malgré mon inquiétude et une situation plus que critique, je me dois d’organiser la défense de notre territoire. Et croyez-moi, il va falloir la jouer serré !




Avis de Lili

Certains vont penser que je suis sadomasochiste (plus maso que sado, en fait). Je répondrai: "oui, un peu! J'avoue. " En fait, il n'est pas facile de décrire ce qui pousse un lecteur à continuer une série dont les tomes lui laissent un sentiment partagé - voir plus négatif que positif.
Personnellement, je cherche le point qui me fera arrêter ou celui qui me fera dire: j'ai bien fait de continuer. Ce n'est pas ce tome quatre qui m'apportera la réponse vu que je n'ai pas apprécié la méthode de l'auteure au début du récit, et la fin bâclée.

J'explique: dans le tome 3, nous laissons Rebecca face à ses ennemis. Nous la retrouvons dans le quatrième opus pour une bataille aux portes du manoir de Raphaël absent.
Cent pages ... Cents pages qui m'ont laissé une impression de fouillis, de " je fais venir un tel et un tel pour meubler", de " j'ai des solutions qui expliquent ceci, cela et ça". Autant dire que je ne comprends pas pourquoi l'auteur n'a pas laissé ces pages dans le tome 3 - à part pour ne pas dépasser les 400 pages réglementaires ou inciter à acheter ce tome. Soyons réaliste, cette bataille ne sert pas la suite du roman : on oublie rapidement qu'il y a eu une bagarre. Et ce qui arrive à Bruce était trop gros pour moi. Vraiment trop gros comme explications et résultats des tomes précédents. Surtout que Rebecca n'a pas l'air d'être plus affolée de savoir que sa Bête à elle est très proche des démons, voir qu'elle est un démon. Ça fait trop "je déteste les démons, je dois tous les tuer, mais c'est pas grave si j'ai une chose démoniaque en moi"
Ensuite, la scène de torture... Rebecca nous répète qu'elle a l'habitude de torturer, qu'elle est un monstre, machin, machin. Je sais pas si c'est moi, mais j'ai trouvé la scène risible. Quand je lis une scène de torture dans Anita (oui, je reste sur cette héroïne n'en déplaise à certains), je trouve que c'est plausible. Je me souviens de Anita découpant les doigts d'un homme ; ça m'avait fait frissonner.
Là, rien! Nada! Que dalle! J'ai trouvé ça gentillet. Soit c'est moi qui suis blindée, soit le personnage torturé est une fillette. Ça m'a laissé totalement froide et ça n'a absolument pas appuyé les paroles de l'héroïne: un bourreau, elle? Ou ça? Quand on présente un personnage aussi psychopathe que Rebecca, on va jusqu'au bout. Pour moi, s'attaquer aux attributs masculins d'entrée de jeux pour faire peur à la victime: cliché soufflé et retombé!

Je ne regrette pas mon achat parce que la suite a calmé la sensation que j'avais d'avoir été flouée.

D'abord, Raphaël m'a enfin plu. Sortez les pompons! HOURRA! Il est parti récupérer sa personnalité. Ça fait du bien.  J'ai adoré le froid entre l'héroïne et le vampire.La claque que lui foutait Raphaël, c'était trop bon!  Même si j'ai trouvé la dispute un peu courte et Rebecca pas si intelligente que ça finalement. Je rappelle que la dame a 29 ans ... Pas 19!!
Bref! Raphaël peut garder les cheveux longs, c'est pas grave.
Quant à Bruce, il me fait de plus en plus pensé à Richard dans Anita Blake. Le loup qui voit sa femme avec un vampire, sauf que Bruce s'y est mieux fait que Richard. Et Ani ... Pardon! Rebecca de ne pas s'inquiéter des réactions excessives du loup. Ben non! On va quand même dîner avec un tigre qui nous a présenté comme sa protégée alors que le loup a failli péter sa phase quelques instants plus tôt. Normal!

Ensuite, les actions sont complètes, bien travaillées et elles donnent un rythme soutenu au roman. Je déplore, malgré tout, la fin trop rapide de l'intrigue principale. Hop! D'un coup, on a toutes les solutions qui s'emboîtent et on a la fin. Fin qui laisse un goût amer parce qu'il s'y passe une action étrange : logique, mais qui suppose plus que l'auteure ne le laisse croire. Autrement dit, on a la base parfaite pour le prochain tome.

Finalement, Rebecca Kean reste une lecture agréable parce que simpliste, malgré quelques points surprenants (dans le mauvais sens) et que l'ombre de Anita plane au-dessus du récit. Même après quatre tomes, il m'est impossible d'en faire abstraction. Heureusement, il reste Léo et je remercie Cassandra O'Donnell d'avoir fait avancé l'intrigue autour de cette enfant particulière!



PS: l'humour de l'héroïne est à sa hauteur, donc pas bien haut. Exemple: "Non mais franchement, confier la sécurité d’un clan de vampires à une sorcière de guerre était comme… je ne sais pas moi… introduire un requin dans un banc de thons, un crotale dans un nid de souriceaux ou Berlusconi dans une école pour jeunes filles."
J'ai trouvé ça de mauvais goût. Comme a dit une amie à moi, Berlusconi s'intéresse aux femmes faciles, des p*tes, ça laisse entendre que les jeunes filles en sont aussi. C'est limite comme blague. 
















Potion Macabre (Rebecca Kean #3) par Cassandra O'Donnell


Titre: Potion Macabre
Série: Rebecca Kean #3
Auteur: Cassandra O'Donnell
Editeur: J'ai Lu
Résumé: 
Avoir une fille en pleine crise d'ado quand on a 27 ans, ce n'est déjà pas de la tarte, mais quand votre adorable progéniture est une jeune vampire en pleine poussée hormonale, ça devient carrément insupportable. Comme si je n'avais pas assez à faire avec une bande de potioneuses complètement disjonctées qui sèment la pagaille dans toute la région, et la nouvelle guerre qui se profile lentement mais surement à l'horizon..


Avis de Lili

 J'ai lu une chronique où la dame dit: "Si elle était un homme, elle serait celui avec "la plus grosse", mais dans ses fantasmes seulement." Je crois que c'était sur Goodreads. J'ai la flemme de chercher.
En fait, ça m'a marqué parce que j'étais d'accord avec cette phrase en finissant le tome 3. Dans ce roman, on atteint le fond avec Rebecca. Je veux bien qu'une héroïne soit super puissante et belle, elle doit incarner le fantasme des lectrices, mais à ce point, ça devient malsain. Rebecca, c'est "THE GIRLPOWER!". Elle est plus que tout le monde, plus que les hommes, plus que les femmes, plus que les dieux eux-mêmes. J'ai envie de dire: Zeus sort de ce corps!
Enfin! C'est Rebecca, je vais finir par m'habituer. Espérons!
Non parce que, outre l'héroïne qui me gonfle, faut avouer que l'histoire en général est pas mal pensée. Ca casse pas trois pattes à un canard, mais c'est relaxant.

Dans ce tome, comme le titre l'indique, on en apprend plus sur les potionneuses. C'était intéressant!
Mauranne est un personnage que j'ai apprécié, même si je l'ai trouvé très butée par moment. Heureusement, Rebecca est pire donc Mauranne passe comme une lettre à la poste ... (française la Poste, pas belge, vu comment mes colis disparaissent ou arrivent un mois plus tard).
Quant à Mark, j'ai été dégoûtée et j'ai eu l'horrible sensation que l'auteure se servait de lui pour faire avancer son intrigue quant à ce qui sommeille au fond de Rebecca. Pauvre Mark! Snouf! Surtout que tout ce qui tournait autour de lui aurait pu donner un plus à la série, selon moi.
Raphaël, lui, ne m'a pas manqué plus que ça. J'en avais soupé de ce vampire millénaire censé être sans coeur qui est tombé amoureux et qui se comporte comme une guimauve dans une tasse de chocolat chaud.

Un roman qui suit la lignée des deux précédents : on aime ou pas. Personnellement, je reste sur ma faim. J'ai l'impression que l'auteure peut mieux faire à chaque fois que je termine un tome. Il manque un truc ... Outre l'humilité à Rebecca, of course!




Pacte de Sang (Rebecca Kean #2) par Cassandra O'Donnell


Titre: Pacte de Sang
Série: Rebecca Kean #2
Auteur: Rebecca O'Donnell
Editeur: J'ai lu
Résumé:
Depuis que je suis devenue la tueuse attitrée de la communauté surnaturelle du Vermont, je n'ai plus une minute à moi : course-poursuite, exécutions, meurtres en série... Bref je n'ai ni le temps, ni l'envie de m'occuper de ma vie privée. Alors quand mon ex, Michael, un vampire aussi sexy que redoutable a débarqué en ville, ça m'a un peu contrariée. Il faut dire que quand on se retrouve enceinte à 16 ans et qu'on plaque son amant, on n'est généralement pas très pressée de le revoir dix ans plus tard et de lui annoncer qu'il est papa. Du moins, pas avant d'être passée d'abord faire le plein chez Joe, le marchand d'armes du coin...


Avis de Lili

Comme vous le savez maintenant, je lis toujours le deuxième tome d'une série, même quand je n'ai pas aimé le tome 1. Bon là, le tome 1 m'avait laissé un avis mitigé grâce à Léonora, la fille de Rebecca.

Dans ce tome-ci, comme pour le 1, on a le droit à un matraquage en règles des supers dons de Rebecca et de sa beauté digne d'une star Hollywoodienne. Autant dire que ça n'aide pas à apprécier la dame.
Et tous les hommes ont droit à un descriptif de leurs plastiques de rêve.
A force, j'ai commencé à zapper ces passages.
A part ça, les chapitres sont courts, mettent de l'énergie au récit qui manque, selon moi, de consistance par moment. J'avais la sensation de retomber comme un soufflé sorti trop vite du four lors de conversations.

Côté personnage, j'ai noté la même invraisemblance que dans le tome 1: l'auteure les décrit supers puissants, incapables de sentiments voir psychopathes. Il faudrait tenir ce discours jusque dans leurs actes.
Sérieusement, Michaël, le père de Léo, est un vampire sanguinaire. Il m'a fait l'effet d'un adolescent qui pique sa crise d'hystérie parce qu'on lui confisque sa console.
Tout le long du récit, il n'a de cesse de se plaindre, d'affliger Rebecca and co, de détester Raphaël juste parce que ce dernier se tape son ex.
C'était très désagréable.
Ou est passé le vampire qui faisait trembler Rebecca et sa clique? Ou est passé son caractère?
Comme pour Raphaël, je cherche toujours leur personnalité. L'auteure a tenté de lui refiler un peu de charisme, mais plus raté que ça ...

Je pose pas mal de points négatifs, mais pourtant, l'histoire se lit assez bien. Elle ne laisse pas un souvenir intarissable  je ne vais pas piétiner pour avoir la suite, mais il y a une nette amélioration niveau intrigue. Puis je continue à vouloir en savoir plus sur Léo que je trouve vraiment plus intéressante que sa mère.

P.S. : j'aurais bien aimé que Michael ramène Rebecca en Europe, moi!





Traquée (Rebecca Kean #1) par Cassandra O'Donnell



Titre: Traquée
Série: Rebecca Kean #1
Auteur: Cassandra O'Donnell
Editeur: J'ai lu
Résumé: 
Burlington...Nouvelle-Angleterre. Pas de délinquance, élue la ville la plus paisible des États unis, bref un petit havre de paix pour une sorcière condamnée à mort et bien décidée à vivre discrètement et clandestinement, parmi les humains. Malheureusement, en arrivant ici, je me suis vite aperçue que la réalité était tout autre et qu'il y avait plus de démons, de vampires, de loups garous et autres prédateurs ici que partout ailleurs dans ce foutu pays. Mais ça, évidemment, ce n'est pas le genre de renseignements fournis par l'office de tourisme. Maudit soit-il...

Avis de Lili

Déjà, quand j'ai su qu'une auteure francophone allait être éditée par J'ai lu, ma curiosité a crevé le plafond. Mais quelle ne fut pas ma déception en apprenant le nom de l'auteure. Pourquoi se cacher derrière un pseudonyme anglais? Ça m'a donné l'impression que l'auteure ne s'assumait pas totalement. D'ailleurs, certaines critiques m'ont donné raison : on a imputé à une traductrice fantoche les erreurs de français.
Bref! C'est un détail, certes. Néanmoins, ce petit point m'a marqué et a rendu ma lecture du tome 1 " Traquée" assez difficile malgré tout.

Traquée, c'est l'histoire de Rebecca et de sa fille, Léo. On découvre l'archétype de l'héroïne Bit-lit : forte, vulgaire sur les bords (voir complètement par moment), jolie, jeune, intelligente, dotée de grands pouvoirs, .... Dis comme ça, j'ai l'impression de lire la définition de la Marie-Sue. En même temps, l'auteure nous rabâche assez les oreilles avec la beauté de Rebecca, la puissance de Rebecca, l'attirance qu'exerce Rebecca sur tous les mâles qui l'entourent. Alors je sais que c'est un truc récurrent de la Bit-lit, mais là, ça devient "Nawak". Pourquoi je dis ça? Parce que l'auteure nous rappelle la beauté de Rebecca dès qu'un homme s'approche de son héroïne.
Au bout de la dixième fois (je suis large), ça devient saoulant.
En prime, l'héroïne ne doit pas avoir de sentiments: "elle est une sorcière de guerre! Merde!" C'est comme pour Maeve Regan, quelqu'un peut m'expliquer pourquoi elle pleurniche après avoir buté quelqu'un ?

Donc on lit les aventures de Rebecca qui a fuit l'Europe pour un trou paumé où elle espère vivre longtemps sans emmerdes. Très rapidement, on fait connaissance avec les "mâles" de la série. D'abord, nous avons Mark. Personnage dont je suis tombée amoureuse dès les premières lignes. Avocat, il me paraissait d'une certaine classe et d'un mec qui pourrait en faire baver à l'héroïne ... Bon! J'avoue que le voir sauter l'héroïne au bout de vingt pages (je sais plus exactement, mais c'était rapide), ça m'a refroidit. Pourtant, j'ai senti qu'il y avait un truc louche sous cette scène (sentiment qui se révèle juste quelques tomes plus loin).
Puis Raphaël pointe le bout de son nez. Vampire sexy aux cheveux longs et aux yeux bleus d'un lac gelé en hiver ... Ou pas! Je ne pige pas comment on peut aimer les cheveux longs chez un mec. C'est un avis subjectif, mais pour moi, ça n'a rien d'attirant. J'en frémis de dégoût. Donc déjà, Raphael finit en dernier sur mon échelle de "baver sur un beau héros de roman".
Outre sa chevelure extraordinaire, Raphael est un vampire. Mais pas n'importe lequel, s'il vous plait. Un vampire millénaire.
Très rapidement, Rebecca se trouve lié à Raphael. Raphael qui appelle notre héroïne parfaite: ma douce.
Et là, j'ai décroché de l'histoire du tome 1. Ca faisait un peu trop Anita Blake. Pas parce que d'autres personnages masculins vont venir se greffer à l'héroïne (façon de parler! Quoi que ...) mais parce qu'un vampire chef de tous les vampires, siégeant au sein d'un conseil, beau comme un ange (yeux bleus, chevelure incroyable, peau douce, ...), puissant comme un démon, incapable de résister à la sorcière parce qu'elle peut lui apporter plein de trucs....
Ca vous parle? Non! Parce qu'à moi, ça m'a tout de suite tilté! Oui!Oui! Jean-Claude et Anita.
A partir de là, impossible de lire sans faire des amalgames. J'envie les gens capables de se détacher d'une lecture à une autre. Ne pas remarquer les ressemblances, c'est carrément un don, selon moi.

Finalement, le tome 1 se lit facilement (l'écriture est classique dans le genre bit-lit), les personnages sont nombreux, les rebondissements aussi (parfois beaucoup trop. Comme si l'auteur tentait de cacher des blancs dans son fil rouge)... Puis Léo est un personnage qui a éveillé ma curiosité (contrairement au soi-disant superbe Raphaël à qui je veux bien payer le coiffeur).


samedi 13 octobre 2012

Bared To You (Crossfire #1) de Sylvia Day


Titre : Bared To You (Dévoile-Moi)
Série : Crossfire #1
Auteur : Sylvia Day
Editeur : Penguin
Lecture VO
Note : 1/5

Gideon Cross est apparu dans ma vie comme un éclair à travers les ténèbres...
Il était beau et brillant, déchiré et incandescent. Je fus attirée par lui comme je ne l’avais encore jamais été pour quoi ou qui ce soit de toute ma vie. Je désirais son toucher telle une drogue, même en sachant que cela m’affaiblirait. J’étais imparfaite et déjà endommagée, et il a ouvert toutes ces fractures en moi si facilement...
Gideon savait. Il possédait ses propres démons. Et nous devions devenir les miroirs reflétant les blessures les plus enfouies de chacun… tous comme les désirs.
Les liens de son amour m’ont transformée, même si je priais pour que les tourments de notre passé ne nous déchirent pas...
L'avis de Cassie

Bon... Autant annoncer la couleur pour ceux qui n'auraient pas vu la note : ce livre est à ch**r. Sérieusement. Et je pèse mes mots. Je vous assure que je pèse mes mots. Si je me laissais aller, je serais bien plus dure que ça. Parce que, sérieux, ce livre est une vaste blague qui m'a pourri pas mal d'heures. 
Commençons par le commencement. 
Dès le départ, ma première réaction a été de penser à Fifty Shades of Grey (que je nommerai Fifty parce que c'est plus court et que je vais souvent en parler). Le début m'a réellement fait penser à Fifty parce que l'idée est la même à peu de choses près. La petite nouvelle au boulot dans une nouvelle ville en colocation avec le best... C'est un peu du déjà-vu, non ? En plus, après le flash que j'ai eu à ce propos, j'ai réalisé que "Eva" et "Anna', c'est pas si différent. M'enfin, on ne va pas chipoter sur un aussi petit détail. 
Par contre, quand la première chose que voit Eva sont les chaussures de Gideon parce qu'elle est un peu par terre (même si c'est pas elle qui est tombée, cette fois (pas encore, en tout cas)), j'ai vraiment tiqué. C'est peut-être juste moi... 
Bref, passons au roman en lui-même. Je n'ai pas besoin de beaucoup de mots pour le décrire : ennuyeux, répétitif et creux. Franchement, je n'accrochais déjà pas trop avec Eva et encore moins avec Gideon mais tout au long du roman, j'ai prié pour apprendre que c'était une foutue parodie ! 
Résumons les choses clairement point par point : 
- Le sexe : alors là, pas photo, si vos hormones dansent la samba ou que vous vous sentez seul(e), ce bouquin est à lire ! La Eva a du avoir au moins 40 (voire plus, j'ai pas compté) orgasmes sur tout le roman (qui fait 300 et quelques pages) !! Imaginez qu'ils sont tous décrits... Je ne sais pas comment elle fait pour s'asseoir puisque, dès qu'elle rencontre Gideon, ses hormones partent en coui... sucette (oui, bon, c'est pas mieux, en fait...) et tous deux deviennent des lapins dès qu'ils ont enfin couché ensemble. Tous les chapitres, ils baisent. Parce qu'on ne peut pas appeler ça "faire l'amour", y'a pas de sentiments ! C'est un point sur lequel je reviendrai, don't worry! Ils se sautent tellement que j'ai passé des pages entières parce que, bon, j'en avais un peu marre. Autant dans Fifty (qui est ma seule référence, shame on me), le sexe ne m'a pas trop dérangée malgré sa forte présence que, ici, c'est juste insoutenable.
- Les sentiments (bah oui, c'est censé être une romance aussi...) : faut qu'on me dise où les trouver. J'ai cherché mais n'en ait pas trouvé. Tout est tellement... exagéré ! D'où le fait que je suis sûre que c'est une parodie, en fait. Ca peut pas être possible autrement. Eva a un vrai problème psychique et ça n'a rien à voir avec son passé qui ne l'a pas tellement traumatisée vu comment elle se comporte avec Gideon... Cette fille, elle est comme Taz, elle tourne plus vite qu'une girouette. J'ai poussé des cris de rage à chacune de ses fuites. En même temps, elle fuit pour un rien ! Merde, alors ! Cette fille n'a rien de crédible ! Et Gideon, alors là, je vous en parle juste parce qu'il le faut. Parce que le Gideon, il sert qu'à sauter Eva et à être son partenaire dans l'intersidérale folie de ce bouquin. Déjà, ce type est creux, vide. On sait rien de lui sinon qu'il est riche et qu'il a une famille (bah oui, quand même)... Oh, et la taille de son sexe, aussi. Forcément. Et je n'exagère pas tant qu'on pourrait le croire. Gideon m'a quand même fait peur à un moment. Je me suis vraiment posé des questions sur sa santé mentale (et celle de l'auteure aussi parce que, sérieux, pour imaginer un truc pareil, faut le faire !). Un truc pareil, je serais partie en courant. C'est surtout cette partie là qui m'a fait désespérer et prier pour faire face à une parodie, à vrai dire. Pour ceux qui ont lu : je fais référence à une chambre à un certain endroit qui n'est DEFINITIVEMENT pas le bon. 
- Raccrochage aux branches : pourquoi est-ce que je pense que l'auteure a lu Fifty avant d'écrire son bouquin ? C'est très simple : le débarquement d'une histoire de Dominant et de soumise qui n'a strictement rien à foutre là, qui ne sert strictement à rien puisqu'ils ne font que du sexe "traditionnel" et que, bon, ça sert à rien. J'ai eu envie de rire (mais j'étais en cours) parce que là c'est too much, à mon sens. Je n'extrapolerai même pas tellement c'est... 
Bref. 
- Problèmes mentaux : les personnages auraient leur place dans un asile, tous autant qu'ils sont. Bon, peut-être pas Mark et Steven qui sont assez normaux dans leur genre. Et les chauffeurs et secrétaires qui sont là pour le décor et parce qu'ils sont tous riches. Eva a totalement pété sa phase, Gideon a un sérieux problème de communication et Cary... il faut faire appel à un psy pour trouver un terme pour le décrire. Je me dis que ça fait peur (trèèèèèès peur) et que, soit l'auteure s'est transposée dans ses personnages (option que je préfère écarter) soit elle en a fait un peu trop (ce qui me semble plus probable (et moins terrifiant !)). 
- Ellipses et narration = chaos : bon, je ne vais pas me nommer pro mais j'ai eu la forte sensation que l'auteure tentait de combler les vides entre les scènes de sexe par de petites scènes de vie et de nombreuses ellipses. Nous raconter le déjeuner d'Eva avec son patron et le petit ami de son patron... Soit, quoi. Si ça apportait quelque chose à l'histoire, d'accord. Mais là, rien ! De toute façon, à part le fait qu'Eva et Gideon se sautent toujours dessus dans tous les endroits possibles et que Eva a peur de tout et n'importe quoi quand ça vient de Gideon (je la comprends un peu, sur ce point), eh bien, il n'y a pas grand-chose. Il n'y a même pas d'action DU TOUT ! Ils finissent dans une voiture à se dire "advienne que pourra" ! Je veux bien que ça soit de la romance érotique mais même dans les romances historiques ou dans Fifty (je ne peux pas dire "les romances érotiques" puisque je n'ai lu que Fifty), il y a de l'action ! Là, que dalle. On a leur rencontre, l'évolution de leur relation (appelons ça comme ça, faut bien être gentil des fois) et la fin. Sinon, bah, on a des conversations téléphoniques, des déjeuners, des discussions avec Cary et des cours de Krav Maga (qu'on me demande pas ce que c'est, j'en sais fichtre rien). 
- Chiantitude quand tu nous tiens : considérons que ce sera le mot de la fin parce que je crois que j'ai à peu près tout dit. Je disais, au tout début de cette immense chronique, que ce livre m'a pourri pas mal d'heures. C'est vrai ! A l'origine, je me disais que je pourrais le lire en cours pour passer le temps mais ce livre est PLUS SOPORIFIQUE que mon prof qui doit être la réincarnation d'un escargot ! Je me suis ennuyée de bout en bout, il doit m'avoir regardée dormir à un moment parce que ça m'a saoulée comme aucun livre avant lui. Et pourtant, je peux vous dire qu'ils nous donnent pas des livres palpitants à lire, à la fac... Allez lire la vie d'un galet ou d'une crevette, c'est MIEUX que ce roman pornographique (sortons les grands mots pour terminer en beauté !). 
En fait, la seule chose que j'ai aimé... C'est la couverture et le dessin en filigrane pour l'entête des chapitres...

mardi 11 septembre 2012

Le chant des sirènes (Tony Hill & Carol Jordan #1) de Val McDermid


Titre : Le Chant des Sirènes
Série : Tony Hill et Carol Jordan #1
Auteur : Val McDermid
Editeur : J'ai Lu
Note : 5/5

Il n'a pas voulu de moi. Je ne demandais qu'à lui donner de l'amour, mais il a refusé tout ce que je lui offrais. C'est à ce moment-là que les meurtres ont commencé à Bradfield. Les flics ont même demandé l'aide d'un profileur, sous prétexte qu'ils n'ont jamais rencontré un tel tueur en série... A Bradfield, personne n'avait jamais eu peur. Je ne voulais que les aimer, mais ils ont eu peur de moi, parce qu'ils ne me connaissaient pas. Ils ont eu tort. Ils ont eu tous eu tort d'hésiter.
L'avis de Cassie :
Je m'attendais à devoir écrire un nouvel avis assez timoré sur ce premier tome mais en fait, non. J'ai été surprise (il faut bien le dire) de trouver ce tout premier tome aussi bon. Il est tout simplement démentiel et je l'ai adoré de bout en bout. L'histoire commence rapidement, on se retrouve entraîné dans une affaire vraiment intéressante...
J'ai beaucoup aimé la manière de faire entrer en scène les personnages. C'est mieux que s'ils avaient tous été expressément dépêchés sur l'affaire. Avec ce tome, j'accroche encore plus avec le personnage de Tony. Ce n'est pas le "héros" à proprement parler de l'histoire mais il a une place centrale. Et il n'est pas parfait. Il a des défauts et des problèmes. Ca change des profileur qui ont juste une vie prétendumment merdique et des flics pour qui tout va bien ou tout va mal, au choix. Lui, ce n'est pas pareil. La tare qu'il a, ce blocage dont je n'avais rien compris dans le tome 2 est bien plus claire à présent. J'ai surtout aimé la façon dont il essaie désespérément d'aller mieux et le moyen par lequel il y parvient plus ou moins.
De son côté, Carol ne me fait ni chaud ni froid. Elle est une fliquette intelligente et douée dans son boulot, le cliché quoi. Elle s'éprend de son collègue, forcément. Avec elle, je trouve moins d'attaches. Elle est trop banale pour moi. Dans l'ensemble, j'aime bien le personnage pris dans le roman. Mais pris à part, je la trouve quelconque. Et là, je deviens incompréhensible pour la plupart des gens donc on va passer à autre chose...
Si le tome 2 a quelques scènes assez... sombres, celui-ci, ça tient vraiment du "âmes sensibles s'abstenir". Je suis une habituée des films gores, des films d'horreur, j'ai lu pas mal de livres de ce genre mais là... Mon estomac a fait des sauts de cabri. J'ai du arrêter une ou deux fois la lecture parce que c'était tout de même assez hard. Et l'imagination fertile que j'ai s'en est donnée à coeur joie de me fournir des images absolument... horribles. J'ai adoré. Ca peut paraître bizarre voire terrifiant de dire ça mais c'est vrai. J'ai adoré que ce livre soit puissant au point de manquer de me faire gerber tripes et boyaux. Ca m'a rappelé la lecture de mon tout premier thriller... Nostalgie, nostalgie.
Sinon, j'ai bien aimé le retournement de situation de la fin. C'était inattendu. Je me doutais qu'elle avait un rôle plus important que celui dans lequel elle est cantonnée mais je ne pensais pas que c'était à ce point. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre de ce personnage alors la surprise a été assez grande pour que ça me satisfasse.
C'est un peu déloyal de comparer le tome 1 et le tome 2 mais, sincèrement, ce premier tome est 100 fois meilleur que le second. J'ai beaucoup aimé La Fureur dans le Sang mais après avoir lu ce tome, je le trouve moins bon... C'est marrant comme la vision d'un livre peut changer après la lecture d'un autre...

mercredi 29 août 2012

La Punition d'Adam Black (Les Highlanders #6) de Karen Marie Moning


Titre : La Punition d'Adam Black
Série : Les Highlanders #6
Auteur : Karen Marie Moning
Editeur : J'ai Lu
Note : 3/5

Adam Black, le plus redoutable mais aussi le plus séduisant des Faës, a cette fois dépassé les bornes, obligeant la reine Aoibheal à le punir sévèrement : privé de ses pouvoirs et de son immortalité, il est ravalé au rang des humains tout en étant invisible à leurs yeux. Il n'apparaît qu'aux seuls sidheseers, au don de clairvoyance, telle cette jeune avocate irlandaise, Gabby O'Callaghan, qui a immédiatement remarqué dans un square de Cincinnati ce superbe géant aux longs cheveux noirs, avant de prendre la fuite, terrifiée. Mais Adam est bien décidé à la retrouver, en dépit de ses ennemis, pour la persuader de l'aider et plonger encore une fois son regard dans ses beaux yeux verts...
L'avis de Cassie : 
Je crois que je sais pourquoi j'ai oublié de chroniquer ce roman en Mars... La couverture. Plus je la regarde, plus je la déteste. Sérieusement ! Je déteste les couvertures de cette série. Déjà que la tête des gars ne convient pas du tout à l'image que j'ai des personnages, les couleurs sont moches et le design aussi. Bref, j'aime pas du tout. Pas étonnant que je les ai reléguées au fond de mon crâne... 
Enfin, je ne suis pas là pour déblatérer sur les couvertures parce que, ça, c'est secondaire. Il est plus que temps que je chronique ce roman, je crois. Il attend depuis tellement longtemps qu'il faut bien qu'il y passe, lui aussi. 
J'ai bien aimé le commencement par des extraits du livre de la famille O'Callaghan sur le monde des faës. J'ai adoré ce qui est dit sur Adam. La citation d'Adam sur Adam m'a fait sourire. C'était un bon moyen d'introduire le roman. Pour la suite, c'est un plus sinueux...
Au début, j'ai été un peu déconcertée par le prologue. J'étais un peu perdue par la scène qui se déroulait et puis, quand j'ai compris, je me suis bien moquée. Je suis si vilaine, parfois... Mais bon, Adam le méritait alors j'avais le droit de me moquer pleinement de son sort ! 
Dès le début, on sait ce qu'est Gabby, quel genre de vie elle mène. Pas de suspense, on nous donne directement les clés. Et, évidemment, on nous donne aussi les ennuis majeurs d'Adam dès le début. Bref, on place le contexte en deux chapitres, les protagonistes et les relations entre eux aussi, tant qu'à faire. On ficelle bien le tout et hop ! emballez, c'est pesé. 
On retrouve le Adam qu'on connait : manipulateur, séducteur, agaçant mais irrésistible. Qu'il se fasse fracasser par Gabby a été... la cerise sur cupcake. Bon, évidemment, il fallait une forte tête pour contrebalancer le caractère d'Adam donc ce n'était pas une grosse surprise mais c'était agréable tout de même. 
L'évolution du personnage est bien marquée tout au long du roman. On le voit changer à mesure que les événements surviennent. Il en va de même pour Gabby. Le côté très sensuel et sexuel de leur relation... brrr, ça m'a gonflée. Il y a pire mais sérieusement, pas besoin d'insister à ce point sur le fait que Adam est séduisant et que Gabby lui plait... durement (<-- saisissez le jeu de mots, là). 
Que l'auteure intègre des souvenirs du passé d'Adam a approfondi le personnage qui est devenu un peu plus qu'un amas de muscles bourré de magie, d'égoïsme et de narcissisme. Il y a alors eu un petit quelque chose qui l'a rendu plus... réel. Bon, il ressemble un peu à l'un de ces persos de comics mais il a quand même une ombre, il n'est plus que du 2D. Il évolue vers la 3D. 
Je n'ai pas pu m'empêcher de me moquer quand il sort à Gabby "ne détruis pas la magie de cet instant par des mots." et qu'il continue à discourir. Elle a pas le droit de piper mot mais lui blablate à tout va ? Il doit vraiment aimer le son de sa propre voix... 
La fin... aisch! C'était pâteux, bourré de guimauve et de pseudo-bons sentiments. Je n'ai pas aimé du tout. J'ai trouvé là un manque d'originalité qui contrastait avec le reste et ça m'a laissé un goût amer quand j'ai eu terminé le livre.

dimanche 19 août 2012

Le Pacte de McKeltar (Les Highlanders #5) de Karen Marie Moning


Titre : Le Pacte de McKeltar
Série : Les Highlanders #5
Auteur : Karen Marie Moning
Editeur : J'ai Lu
Note : 3/5

Chloé Zanders se rend déposer un précieux manuscrit chez Dageus McKeltar. Elle devient alors la captive du puissant Highlander. Le mystérieux fantôme se cache, car, depuis des centaines d'années, il combat des démons qui se jouent en permanence de son âme. Investi de pouvoirs maléfiques, l'emprise de la malédiction se resserre peu à peu sur lui. Malgré ses réticences, et peut-être à cause de son étrange attirance pour lui, Chloé va suivre Dageus jusqu'en Écosse en quête de son humanité perdue.
L'avis de Cassie : 
Je sais, je sais, c'est une honte mais j'ai TOTALEMENT zappé ce tome (et le suivant) alors que je les ai lus en mars... Ne me clouez pas au pilori ! Je n'en reviens pas de les avoir zappés comme ça. Je serais incapable de dire pourquoi, comment... C'est en rangeant mes exemplaires que j'ai réalisé que j'avais fait l'impensable : j'avais oublié de les chroniquer. J'avais complètement oublié qu'ils existaient, en fait. Heureusement que j'ai encore rangé mes bibliothèques... 
Bref, passons. 
J'ai lu tous les tomes d'un coup et ça fait tout de même un moment. Mes souvenirs risquent d'être un peu flous... J'ai du mal à me remettre dans la tête exactement comment ça se passe au début... *réfléchis un peu et relis un peu* AH ! Ca y est ! 
Oui, donc, le tome s'ouvre sur... deux prologues. Ça m'a un peu surprise, je dois dire. Ce n'est pas un point très important mais bon, il m'a un peu surprise. Bon, le premier prologue nous lance l'intrigue directement et le second rebrousse chemin en quelque sorte... Je l'aurais plutôt vu dans l'autre sens. C'est surtout ça, l'important, je crois. 
Bref, la vraie ouverture du roman, c'est Dageus McKeltar, frère adoré de Drustan. On le trouve à New York, dans un grand appartement luxueux et on le voit du point de vue de son amante du moment. Autant dire qu'on démarre d'une manière qui m'a plus ou moins plu. Je n'ai pas trop vu l'intérêt de tout cet étalage. C'est un moyen comme un autre de présenter le personnage... Soit. 
Après vient Dageus en lui-même qui geint sur son sort, raconte comment il en est arrivé là. Et ce qu'il a fait. Ce n'est pas dit clairement bien qu'on sache qu'il devient un méchant, qu'il est, en quelque sorte possédé. 
Sa rencontre avec Chloé est plutôt cocasse. J'ai bien ri, je dois le dire. Bon, les faits en eux-mêmes ne m'ont pas surprise, plutôt lassée même. Mais la position dans laquelle Dageus surprend Chloé est assez drôle pour faire passer la pilule. 
Le reste ne recèle pas tellement de surprise que ça. Sur le moment, puisque j'ai lu tous les tomes des McKeltar à la suite, j'étais lancée et j'ai beaucoup aimé. Mais revu quelques mois plus tard, le livre n'a pas plus la même saveur. Le sort de Chloé est scellé, on devine comment les choses vont se passer... Il n'y a pas de surprise.
La croissance de la malédiction est bien établi, comme le reste. L'auteure maitrise son oeuvre avec brio mais, revu après lecture, je le trouve fade. Je me souviens des joutes verbales entre Chloé et Dageus mais niveau intrigue... On est loin du compte. C'est un peu du réchauffé. 
La fin (la partie action) n'est pas trop mal. Il y a un crescendo qui retombe comme un soufflé à la fin de la seconde partie. La troisième partie fait un peu redondante. Elle rappelle beaucoup la fin du tome précédent malgré les quelques divergences. C'est ce qui m'a le plus déplu. Même dans ma première lecture, j'ai soupiré. J'avais beaucoup aimé le roman, dans ma première lecture, mais cette fin m'a tout bousillé. Sérieusement. Si l'auteur a voulu faire un parallèle entre les jumeaux, ramenant à la croyance selon laquelle des jumeaux peuvent vivre de façon parallèle, eh bien c'est un raté pour moi. J'ai détesté cette ressemblance frappante. 

En conclusion : une première lecture appréciable mais, vue de loin, elle l'est bien moins. Un manque de rebondissements, une prévisibilité et une fin remixée du tome précédent, c'est l'image qu'il me reste de ce tome.

mardi 7 août 2012

La Fureur dans le Sang (Carol Jordan & Tony Hill #2) de Val McDermid


Titre : La Fureur dans le Sang
Série : Carol Jordan & Tony Hill #2
Auteur : Val McDermid
Editeur : J'ai Lu
Note : 4/5

Dans plusieurs régions d'Angleterre, la police enquête sur la disparition de jeunes filles. Adolescentes plutôt sages, elles ont toutes quitté le domicile familial avec leurs plus beaux vêtements. Récemment nommée à la prestigieuse "cellule de profilage criminel", l'inspecteur Shaz Bowman, intrépide et ambitieuse, entend bien faire ses preuves au plus vite.
Mon avis :
Ce roman a mal débuté pour moi. Il commence par un chapitre plutôt long, découpé en plusieurs points de vue, qui m'est tombé dessus comme une chappe de plomb sur le crâne et m'a un peu (beaucoup) perdue. C'était assez compliqué de me retrouver au milieu de tous ces personnages que je ne connaissais pas et faire le tri entre qui et qui et fait quoi, ça m'a pris un peu de temps. J'ai appris plus tard que c'était le second tome d'une série. Ca ne m'a plus étonnée d'être perdue, après avoir appris ça.
En plus, j'étais un peu inquiète par le fait qu'on sache rapidement qui était le méchant. Ca a tendance à me couper mon élan. Mais ici, c'est tellement bien fait que ça ne m'a pas dérangée du tout.
Enfin, après ce chapitre digne du supplice de Tantale (pour moi, en tout cas, puisque les longs chapitres m'épuisent), les choses vont mieux. Les chapitres sont plus fluides, plus courts, et je me suis retrouvée plongée dans l'histoire. C'est une spirale dans laquelle on se retrouve happé sans pouvoir s'échapper. Et c'est ce qu'il y a de mieux dans ce roman. On se retrouve en plein dedans sans pouvoir tourner les yeux du livre.
Shaz est attachante, ambitieuse et passionnée. Elle a un sacré caractère, décidé et courageux. A côté, j'ai adoré Tony qui a pas mal de problèmes, qui est complexe et pourtant adorable. Je me suis rapidement attachée à lui malgré son comportement. Carol, par contre, m'a parue plus froide. Je n'ai pas accroché avec le personnage. Je l'ai bien aimé mais sans plus. Elle est restée à une certaine distance.
Par contre, l'histoire en elle-même est géniale. Si les quelques longs chapitres m'ont rebutée, le reste a été génial. L'histoire est racontée de manière puissante et les faits sont choquants. Les points de vue du meurtrier jettent un sacré froid. Je suis restée bouche bée face à certains passages qui révèlent l'alliénation de l'homme dans toute son ampleur. C'est super bien raconté et on se retrouve pris dans la tourmente. Surtout qu'il y a deux enquêtes au lieu d'une. Ca pimente encore les choses. J'ai adoré.
Le véritable point noir, ça a été le très long chapitre vers le milieu du roman. Il fait plus d'une centaine de pages et, pour moi, c'était énorme. C'est vraiment la seule chose qui m'a rebutée.
Oui, bon, ça et la couverture du roman. Sérieusement, elle fait peur, non ? Les nouvelles sont tellement mieux que j'ai râlé en les voyant au magasin ! Franchement, il n'y a pas comparaison entre la première (celle que j'ai) et celle-ci :
Celle-là est tellement mieux ! Je suis dégoutée. Surtout que les deux tomes alentour ont aussi les nouvelles couvertures ! J'ai tellement aimé que j'ai acheté "Le Chant des Sirènes" et "La Dernière Tentation", je n'ai pas résisté.
La Fureur dans le Sang est super. Il ne fait pas dans la dentelle, les personnages sont plus qu'humains et l'histoire est chargée de rebondissements. Je me suis retrouvée plus d'une fois prise au dépourvu sans comprendre ce qui avait pu arriver. Notamment à propos de Shaz. Je ne m'attendais pas à une telle évolution, à un tel retournement. J'ai vraiment été surprise et ça n'a été qu'un must.
Ce livre m'a complètement redonné le goût des thrillers. J'avais peu d'expérience dans ce domaine puisque je ne connaissais qu'à travers les Maxime Chattam, conseillés par une amie. En tout cas, celui-là est une petite perle que j'ai beaucoup aimé. Pas étonnant que je n'ai acheté que des thrillers quand j'étais en vacances (et que j'ai recommencé en revenant) !!
En tout cas, pour les amateurs de frisson, celui-là est génial !

lundi 18 juin 2012

Passion d'une Nuit d'Eté (Plaisirs #1) de Eloïsa James


Titre : Passion d'une Nuit d'Eté
Série : Plaisirs #1
Auteur : Eloïsa James
Editeur : J'ai Lu
Note : 2/5

Angleterre, fin du XIIIe siècle. Avant d'entrer officiellement dans le monde, Charlotte fait une escapade avec une amie dans un bal populaire. Elle y rencontre une jeune homme et, fascinée, lui offre sa première nuit d'amour dans le jardin. Il n'a de cesse de la revoir mais ne parvient pas à découvrir son identité.
Mon avis :
Ce livre ne me tentait pas particulièrement car ni le résumé ni la couverture ne sont attractifs. Pourtant, je l'ai pris. Et je suis plutôt déçue. J'ai lu de bien meilleurs A&P. Celui-ci est sûrement le pire.
Dès le départ, je n'ai pas adhéré. La plume de l'auteure m'a déroutée et sa façon de donner le récit des premiers chapitres m'a laissée... loin. Je ne suis pas entrée dans l'histoire. Et j'ai même eu du mal à trouver à quel moment au juste tout c'était déroulé. Pour moi qui n'aime pas le sexe, j'ai été stupéfaite. En trois lignes (ou peut-être quatre), l'affaire est faite ! Il n'y avait aucune profondeur dans les premiers chapitres. C'était une suite d'informations et d'actions, rien de plus. C'était comme un script : Machin fait ci, dit ça, Truc répond en agissant comme ça... C'était creux. Vide de sens. Aucune émotion réelle n'a percé.
La suite n'est pas franchement mieux. Charlotte est fake au-delà de l'imaginable. Ses réactions m'ont laissée dubitatives, ses paroles et ses pensées entrent parfois en contradiction avec son caractère, ses actions... Pour un personnage principal, elle est aussi vide que les premiers chapitres. Je ne l'ai pas appréciée du tout parce qu'elle n'a aucune réalité.
Sophie est pareille. Elle est vide de sens, elle ne sert pas à grand-chose et elle m'a agacée. Pourtant, j'ai tenté de me faire à elle mais pas moyen. Je ne l'ai pas aimée du tout.
Par contre, Alexander n'est pas mal. Pas mal parce qu'il a un peu plus de crédibilité, qu'il est drôle parfois, caractériel. Ce n'est pas un personnage parfait mais il est bien mieux que les femmes. Il a plus de profondeur. Je crois que c'est grâce à Pippa (dont je ne dirai rien d'autre que son nom pour ne pas spoiler.
L'évolution de l'histoire... C'est un peu comme patauger dans la semoule. C'est long, pâteux et inattractif. Il n'y a pas de rebondissement conséquent, les relations interpersonnelles n'évoluent pas franchement et il y a pas mal de clichés. C'était laborieux pour moi de lire ce roman.
Bref, ça ne sert à rien de s'apesantir là-dessus, je crois que le message est passé. Je n'ai pas aimé ce premier tome et je doute de lire la suite. La plume de l'auteure ne m'a pas plue des masses et ses personnages ne m'ont pas touchée du tout. C'était tellement creux que j'ai peiné à le lire. Tout m'a fait l'effet d'un fake avec de prétendus sentiments, de prétendus caractères...
Pour moi, les A&P sont pour un moment de détente agréable mais celui-là ne fait pas partie de ce genre. Il ne m'a pas détendue, loin de là.

mercredi 6 juin 2012

Baisers Maudits (Inferno Club #2) de Gaelen Foley

Titre : Baisers Maudits
Série : L'Inferno Club #2
Auteur : Gaelen Foley
Editeur : J'ai Lu
Note : 4.5/5

Kate Madsen a été kidnappée par une bande de vauriens qui décident de l'offrir en cadeau au duc de Warrington. Craint et respecté de tous, le duc habite, paraît-il, un château hanté par les duchesses qui y auraient été assassinées au fil des siècles. Et aux ténèbres qui l'attendent s'ajoute un dangereux secret que Kate protège : elle est liée au Concile de Prométhée, les pires ennemis de l'Inferno Club, auquel appartient Warrington.
Mon avis :
Ma plus grande peur avec ce second tome était d'avoir la même mauvaise surprise qu'avec le tome 1, à savoir : des mots sortis de nulle part que mon Petit Robert 2012 ne connait pas et une orthographe à revoir.
Ici, ça n'a pas été ça mon plus gros problème mais la présentation du texte. Les pensées ne sont pas séparées du texte alors, quand le présent survient au milieu d'un paragraphe au passé simple, c'est toujours déroutant. Surtout qu'il n'y a rien pour marquer que c'est une pensée de l'un des personnages. Le "songea Truc" "pensa Machin" arrive au milieu de la pensée aussi le mal est-il fait. Ca n'a cessé de me faire avoir un moment de doute et c'est agaçant, à la longue.
De plus, ce tome est moins bon que le premier. Il conserve certains bons points mais d'autres disparaissent. Ici, c'est beaucoup plus sexuel, dès les premiers chapitres. Même si c'était attendu, le fait que ça soit récurrent au long du roman m'a dérangée. Mais bon, quand on voit les lèvres si... disporportionnées de la femme sur la couverture, j'aurais dû m'en douter.
J'ai bien aimé Kate qui a un esprit vif et franc, fragile et solitaire. Elle a vécu seule tellement longtemps que son comportement n'a aucune des barrières de la haute société. Il est bien plus spontané et ça change. Surtout que, au contraire, Rohan est sombre et renfermé, loin d'être aussi vif et émotif que Kate. Les deux se contrebalancent et forment un bel ensemble.
Les réactions des personnages sont sensées même si Kate a eu tendance à m'agacer, au début. Il a fallu un moment pour chasser son caractère trop larmoyant mais une fois qu'elle s'est affirmée un peu plus, ça a mieux été.
J'ai bien aimé le fait que Rohan soit affublé d'une "faiblesse" pour ainsi dire qui raye tout son côté mystérieux et ténébreux. C'est dérisoire et surprenant mais ça change des mâles avec des défauts ridicules.
Ce que j'ai le plus aimé, c'est l'évolution de l'intrigue. Il y a des retournements de situation, de l'action et j'ai bien aimé le côté chasse au trésor vers la fin. Ca faisait très Sydney Fox, l'aventurière ou, plus connu, Indiana Jones. Pour un A&P, c'est original.
Dans ce tome, j'ai été encore plus attirée par Drake, le collègue lobotomisé. J'ai un faible pour les personnages torturés, brisés. Autant dire que j'ai hâââte d'avoir le tome de Drake dans les mains. Plus ça va, plus j'ai envie d'en savoir sur lui et s'il était peu évoqué dans le tome 1, il l'est bien plus dans le tome 2.
J'aime beaucoup Logan qui a toujours une remarque légère, drôle. Il est une grande partie de ce qui allège le roman, contrebalancant (décidément, c'est mon mot du jour !) la tension entre les autres personnages, dans la situation.
C'est un bon tome mais je n'ai pas eu de coup de coeur comme pour le premier. Il reste très bon mais un pe moins que son précédent. J'espère que le tome 3 reprendra de la hauteur !

Caresses Diaboliques (Inferno Club #1) de Gaelen Foley


Titre : Caresses Diaboliques
Série : L'Inferno Club #1
Auteur : Gaelen Foley
Editeur : J'ai Lu
Note : 5/5

De retour à Londres après deux ans d'absence, le marquis de Rotherstone espère rétablir la réputation de sa famille en épousant une demoiselle exemplaire et en fréquentant la haute société. Quand on lui dresse la liste des jeunes célibataires, c'est Daphné Starling qui retient son attention. Le marquis ne peut résister à ses charmes, mais la jeune femme s'inquiète. Qui est-il vraiment et quel est ce lieu secret qu'il fréquente, surnommé l'Inferno Club ?
Mon avis :
Quand je repense à ce livre, j'enrage contre J'ai Lu. Pas pour la raison habituelle, pour une toute autre BIEN PIRE. Mon livre est raturé parce qu'il y a des fautes. Il y a 4 ou 5 mais c'est déjà trop. On fait la polémique sur les fautes pour les petits éditeurs alors pourquoi pas pour un aussi grand que J'ai Lu ? Je me fiche qu'il soit un grand éditeur ou pas, le fait est qu'il y a des fautes. Et des stupides, franchement. Je suis pas une reine question orthographe mais tout de même !
Ce livre recèle toutefois une perle INOUBLIABLE. Pour la première fois de ma vie de lectrice, j'ai dû sortir le dictionnaire ! Découvrir que le mot n'existe pas à été un grand choc. Parce que, NON, "dévorateur" N'EXISTE PAS ! Idem pour son féminin "dévoratrice" ! Je n'en reviens pas qu'un aussi grand éditeur n'ait pas vu une telle chose. Sur le coup, je me suis dit que c'était moi qui ne connaissait pas mais non. Une amie qui l'a lu un peu avant moi avait remarqué aussi !
Ce qui m'énerve le plus, c'est que ce roman doit être le meilleur A&P que j'aie lu jusqu'à présent. Être ennuyée par des mots qui n'existent pas, une syntaxe parfois un peu malmenée et des fautes d'orthographes... Merci bien mais quand je paie, j'aimerais que ma lecture ne soit pas gâchée !
Qu'on dise que je fais une montagne d'une taupinière, je m'en fiche. Je sais que tout le monde fait des fautes (j'en fais aussi) mais il ne faut pas trop pousser mémé dans les orties.
Bref, mettons fin à la polémique et commentons le roman en lui-même.
Ce livre est une perle. Sérieusement. Il est prenant, très bien écrit et je me suis retrouvée entraînée dedans sans comprendre. J'ai adoré le concept de l'Inferno Club, les personnages. Tout est absolument parfait (*ne reviens pas sur le point précédent, n'y reviens pas...*) et il n'a pas fait long feu.
Max est un personnage que j'ai beaucoup aimé. Il est imparfait, a ses vices et ses mécanismes. Sa vie n'a pas été toute rose et ça se ressent dans son caractère, sa manière d'agir et de réagir. Dès le début, on sait qui il est, ce qu'il a vécu et on est intrigué, on veut en savoir plus.
Le must est que ça démarre assez fort. La première rencontre entre Daphné (j'ai toujours l'impression d'éternuer avec ce prénom...) et Max est atypique au possible et j'ai adoré.
De son côté, Daphné n'est pas une débutante comme les autres. Elle a plus de caractère, une bonté d'âme admirable et on s'attache très vite à elle. Tout comme Max, son caractère est bien défini, crédible car ils ont leurs faiblesses et leurs points forts. Ils sont crédibles à souhait.
Contrairement à la majorité des A&P, ici, il y a plus d'action. En même temps, sachant qui est Max, ça se comprend. Ca donne un rythme soutenu au roman et on se laisse vite prendre au jeu.
Par contre, je ne comprends pas ce besoin de donner le point de vue des adversaires. Ce n'est pas si utile que ça même si ça change des romances à deux points de vue banales. Certes, on comprend mieux le fonctionnement de l'équipe adversaire mais on apprend aussi des choses en avance et je ne raffole pas de ce système.
L'évolution de l'intrigue est bien menée et j'ai beaucoup aimé. Il en va de même pour la relation entre les deux personnages qui connait des hauts et des bas, des renversements... L'attitude de Max est parfois épiques, parfois sombres. Plus on le connait, plus il est attendrissant. Surtout lorsqu'on comprend ce qu'il recherche vraiment. J'ai trouvé génial de donner à un tel personnage une telle faiblesse, profonde et tellement réaliste.
La fin est bien ficelée. On conclut le tome de façon adorable avant de subtilement instiller le second tome. C'est juste ce qu'il faut pour nous donner envie de lire la suite. Par chance, j'avais acheté les deux pour fêter l'obtention de ma première année de fac alors j'ai pu savourer le second tome juste après !

vendredi 1 juin 2012

Une Passion Hors Du Temps (Les Highlanders #4) de Karen Marie Moning


Titre : Une Passion Hors Du Temps
Série : Les Highlanders #4
Auteur : Karen Marie Moning
Editeur : J'ai Lu
Note : 5/5

En dépit de la farouche beauté des paysages, ce voyage en Écosse, en compagnie de couples du troisième âge, ne s'annonçait guère passionnant pour Gwen Cassidy ! Jusqu'au moment où, telle Alice basculant dans le terrier du Lapin blanc, elle est propulsée dans un déroutant pays des merveilles...
En voulant rattraper son sac tombé dans une crevasse, Gwen bascule dans le gouffre. Sa chute réveille un mystérieux Highlander, qui dormait au fond de l'anfractuosité !
De fait, un sort jeté cinq siècles plus tôt a plongé Drustan MacKeltar dans un sommeil surnaturel. Lorsqu'il reprend conscience, Drustan n'a pas la moindre idée de ce qui lui est arrivé. Mais la délicieuse créature qui lui est tombée dessus lui paraît tout à fait fascinante, avec ses idées extravagantes et ses vêtements si incroyablement impudiques ...
Mon avis :
Ce quatrième tome des Highlanders était très attendu dans ma chaumière et je n'ai pu que le dévorer. Il y a une rupture importante entre les trois précédents et celui-ci qui nous fait entrer dans le monde des McKeltar. Comme on m'en avait pas mal parlé, j'avais hâte de "rencontrer" Durstan. Je n'étais pas certaine d'apprécier autant les McKeltar parce que, mine de rien, les tomes précédents, aussi bons soient-ils, ne m'inspiraient pas un engouement tel que celui présenté pour les McKeltar.
Toutefois, il faut bien voir qu'il y a une vaste différence entre les McKeltar et les trois Highlanders qui les précèdent. Si j'ai apprécié Hawk, Grimm et Circenn, Durstan les dépasse d'une bonne longueur. Le fil rouge est ténu entre les deux "composantes" de la série car seul Adam Black est présent dans les deux. Le rendu est assez bizarre car si, dans les deux premiers, les personnages sont récurrents, dans le tome 3, on est sur une île avant d'atterrir chez les McKeltar. Pour moi, ces vagues dans la série ne sont pas ce qu'il y a de plus agréable. J'aurais préféré une continuité réelle plutôt que des histoires mises à la suite comme ça. 
Bref, le roman !
En lui-même, il est génial. J'ai adoré les personnages, l'importance plus significative que prend le monde des faës et les actions qui secouent le roman. En général, il est vraiment bon sur tous les points.
Gwen Cassidy est une jeune femme solitaire et débrouillarde dont certaines répliques m'ont bien fait rire. Elle est courageuse et droite. Elle m'a été très sympathique tout au long du roman et ne m'a pas agacée le moins du monde.
J'ai tout simplement adoré sa rencontre avec Durstan. Ce n'était pas ce qu'il y a de plus original mais c'était drôle et ça me suffit.
Durstan est un Highlander dans toute sa splendeur et la version que l'on a de lui au début du roman est tout simplement splendide. Lui, le valeureux guerrier, est mort de trouille et c'est GRANDIOSE. J'ai adoré cette vision que l'auteure nous donne de son personnage. C'est sûrement l'un des meilleurs points du roman.
L'évolution du roman garde la même qualité et c'est parfait. Bon, évidemment le "plan" de Gwen pour se faire entendre est prévisible à souhait et gros comme un mammouth dans un couloir mais bon. Par contre, le coup des toilettes est juste... GREAT. J'ai adoré et ri jusqu'aux larmes ! Pauvre Durstan ! C'était épique.
J'ai bien aimé la seconde histoire d'amour qi se déroule en coulisse. C'était mignon et donnait de l'importance aux personnages secondaires. Ca ne peut assurément pas faire de mal.
La fin du roman m'a laissée perplexe, il me faut l'admettre. Parce que c'est sacrément gros. Je n'ai pas tellement aimé la résolution de ce tome même si j'ai aimé tout le reste. Il n'y a que la fin qui ne va pas tant elle est surréaliste et le pourcentage de chance pour que Gwen agisse ainsi était très mince. Je n'y ai pas cru et ça a jeté un froid.
Par contre, j'ai hâte d'avoir Dageus ! Le peu que j'ai vu de lui me fait saliver d'envie et je trépigne de voir arriver le 6 juin... Encore 5 jours, les amis !

jeudi 31 mai 2012

La Folie de Lord MacKenzie (Highland Pleasures #1) de Jennifer Ashley


Titre : La Folie de Lord MacKenzie
Série : Highland Pleasures #1
Auteur : Jennifer Ashley
Editeur : J'ai Lu
Note : 4/5

Il faut être fou pour demander une femme en mariage cinq minutes après l'avoir rencontrée ! De fait, Ian Mackenzie a passé plusieurs années à l'asile où son père l'a fait enfermer. Bien que charmée par ce doux excentrique, la belle Beth Ackerley ne peut que décliner son offre. Elle est veuve et raisonnable. Mais voilà qu'il la suit à Paris et que tout s'accélère : Ian a beau se prétendre incapable d'aimer, un désir fou les jette bientôt dans les bras l'un de l'autre. Et Beth se sent perdre la tête pour son bel Écossais, au mépris de sa scandaleuse réputation et des accusations de meurtre portées contre lui...
Mon avis :
Tout d'abord, désolée s'il y a des fautes et tout le toutim mais mes mains ne sont pas au meilleur de leur forme donc j'ai pas mal de mal à taper...

Bon, ça fait un petit moment que j'ai lu ce livre (un mois plus tôt à peu de choses près) mais je m'en souviens assez pour le chroniquer.
Comme j'ai lu le tome 3 avant le 1 (merci bien, J'ai Lu pour cette désagréable surprise !), je savais déjà qui allait épouser Ian mais bon, je voulais savoir comment ils allaient se rencontrer et tout ça. Et bien je n'ai pas été déçue. Je n'avais eu qu'un petit aperçu de Ian et Beth aussi ne savais-je que la majeure caractéristique de Ian : sa "folie". Je ne savais pas bien jusqu'où elle allait, comment elle l'affectait.
J'ai beaucoup aimé la cohérence de l'auteure dans sa façon de gérer son personnage. Comme il est très atypique et a des réactions et des réponses parfois totalement inattendues, il aurait pu y avoir des faux pas ou des incohérences mais je n'en ai pas trouvé. Le caractère de Ian est établi au mot près et c'est parfait.
De plus, Ian est quelqu'un de si étrange qu'il en est attachant. Sa manière d'agir, de voir le monde... Ca le rend adorable. J'ai adoré ce personnage bien plus que son frère Cameron (que j'avais pourtant beaucoup aimé).
De son côté, Beth contrebalance bien l'attitude bizarre de Ian avec son naturel, sa simplicité et sa douceur. Sa façon de réagir est si délicate et douce qu'elle en devient apaisant alors que les problèmes de Ian assombrissent amplement le livre.
Ce côté du roman, l'intrigue, est aussi très bonne. Même si ce n'est qu'un A&P, il est plus sombre que les autres que j'ai lu jusqu'à présent et plus rythmé. Pas de grand-chose mais c'est là. C'est ce qui m'a fait l'apprécier.
Toutefois, le tout début du roman m'a laissée perplexe. Ce n'était peut-être pas la meilleure façon de commencer parce que ça m'a paru peu crédible. Toutefois, à partir de la rencontre Beth/Ian, les choses se sont arrangées de façon progressives jusqu'à donner un très bon livre.
Ma note n'est peut-être pas seulement dû au livre en lui-même mais aussi au fait que j'ai lu le T3 avant le premier, ce qui m'a gâché tout de même le plaisir de découvrir Ian sans un avis préléminaire. Je sais aussi que ça va me gâcher grandement la lecture du tome 2 mais bon, au point où j'en suis, il n'y a plus rien à faire...
Bref, en général, ce tome a été très bon malgré un début un peu glissant. Pour débuter la série, il est bien mené et commencer par l'élément le plus "perturbant" de la famille MacKenzie était le choix qui s'imposait.

mercredi 23 mai 2012

Par Pure Provocation (Gamblers #1) de Lisa Kleypas


Titre : Par Pure Provocation
Série : Gamblers #1
Auteur : Lisa Kleypas
Editeur : J'ai Lu
Note : 4.5/5

Elle se promène dans tout Londres en tenue d'équitation couleur framboise. Son chapeau tombe dans la Tamise ? Elle se jette à l'eau pour le récupérer ! Son loisir favori ? Aller parier dans un club réservé aux hommes. Où, d'ailleurs, elle triche sans vergogne ! Excentrique, provocante... mais irrésistible., Lily a tous les hommes à ses pieds. Mais elle n'en veut aucun : les hommes ne l'intéressent pas, elle préfère sa liberté ! Et ce n'est pas Zachary qui la fera changer d'avis. Amoureux éploré de la soeur de Lily, il passe son temps à se lamenter : Pénélope est déjà fiancée à Alex Raiford, un homme arrogant et dur qui la rendra très malheureuse, c'est sûr ! Excédée par les plaintes incessantes de Zachary, Lily décide d'épouser elle-même le fameux Alex ! Voilà le problème réglé. Mais tout n'est pas si simple...
Mon avis :
Si ce roman est tout simplement génial, d'une fraîcheur incroyable, drôle à souhait, il y a un gros problème : le résumé ne correspond pas à l'histoire. Loin s'en faut puisque le fait est que Lily ne décide pas d'épouser Alex à la place de Pénélope. Je m'attendais à autre chose, ce que le résumé promettait. Je ne l'ai pas eu puisque ce n'est pas l'histoire. Autant dire que c'était d'un agaçant...! Mais il n'y a pas que ça bien que ça soit le point important. La toute première phrase n'est pas très réaliste non plus. C'est plutôt moche pour un grand éditeur...
Toutefois, le vrai récit est génial. Si le résumé ne donne pas la vraie chose, ça ne gâche pas trop le roman même si je n'ai pu m'empêcher de remarquer les divergences.
Lily est une jeune femme vive et insouciante qui se fiche bien pas mal de tout ou à peu près, loyale et tout un tas de choses la rendant compliquée et attachante. J'ai adoré ce personnage qui a une profondeur proprement géniale. Ses actions, ses répliques... Beaucoup m'ont fait rire et d'autres m'ont touchée. Elle est plus complexe qu'elle ne veut le faire croire. Elle est fragile aussi et on ne l'apprend que doucement, quand les différentes couches tombent.
Alex est plus facile à saisir. Il a été profondément blessé et on le sait très vite et on comprend donc pourquoi il est ainsi. Il est dur et compliqué, impulsif et difficile mais il n'a pas un aussi mauvais fond qu'il le fait croire. Lui aussi est attachant dans sa complexité.
Les autres personnages sont très bien développés aussi, même s'ils ne sont que secondaires. C'est assurément un plus car, souvent, les personnages secondaires ne sont là que pour la galerie mais pas ici. Comment déprécier des personnages bien construits, hein ?
Côté histoire, c'est pas mal du tout. Y'a du mouvement, des changements, j'ai bien aimé. On se retrouve vite happé dans le récit et je l'ai dévoré en quelques heures. Ce qui est ennuyeux, c'est que ça se lit très - trop - vite. Pourquoi les A&P sont-ils toujours aussi courts ?
En conclusion : des personnages géniaux sur tous les plans, une bonne histoire et une plume admirable... Un succès malgré le résumé qui ne colle pas et qui crée un décallage entre l'attente et ce qu'on a.

lundi 21 mai 2012

L'Amour l'Après-Midi (Les Hathaway #5) de Lisa Kleypas


Titre : L'Amour l'Après-Midi
Série : Les Hathaway #5
Auteur : Lisa Kleypas
Editeur : J'ai Lu
Note : 4/5

Discrète et authentique, Beatrix Hathaway s'est toujours sentie plus à l'aise dans la nature que dans une salle de danse. Si elle a auparavant participé à la saison londonienne, sa beauté classique n'a pas enflammé les beaux partis de la capitale. Désabusée, la jeune femme s'est persuadée que jamais elle ne rencontrerait l'amour. Pourtant, la plus entêtée des soeurs Hathaway devra-t-elle consentir à épouser un homme ordinaire pour éviter le célibat ?
Mon avis :
J'attendais pas mal de ce tome. En même temps, c'est le dernier. Je voulais une belle conclusion digne d'un Lisa Kleypas. Je suis loin d'être déçue. J'ai adoré ce tome qui est sûrement l'un des meilleurs de la série. Pourtant, Beatrix n'a jamais été un personnage qui m'avait touchée ou intriguée au cours des 4 précédents tomes...
Le personnage en lui-même est sympathique mais le seul blâme que j'ai à donner, c'est que je n'ai aps l'impression d'avoir à faire à une jeune femme. J'ai encore du mal à accepter qu'elle n'ait pas quatorze-quinze ans parce que c'était la certitude que j'avais et ce qui ressort de son attitude, de ses réactions. Elle n'agit pas en jeune femme mais en adolescente un peu rebelle. Ca creuse un fossé certain qui est un peu agaçant.
Sinon, j'ai beaucoup apprécié le caractère enjoué, vif et décidé de Beatrix. Elle est simple et intelligente et bien qu'elle perçoive tout à travers un filtre de connaissances sur la faune, elle est d'une perspicacité candide qui est adorable.
De son côté, Christopher est un personnage que j'ai adoré. Il est tourmenté, sombre, marqué psychologiquement. Même lors de son retour, on voit qu'il n'est pas lui-même bien qu'il tente de le faire croire. J'ai beaucoup apprécié cette touche bien qu'elle ne soit là que dans un but précis : donner à Beatrix l'occasion de soigner un animal blessé.
Le côté épistolaire du livre m'a bien plu. J'ai été déçue qu'il ne dure pas plus longtemps. La façon dont il a débuté est originale bien qu'un peu forcée mais l'échange de lettres est sympathique, attendrissant. L'évolution dans les sentiments est trop rapide pour atteindre son plein potentiel de crédibilité et c'est dommage. S'il y avait eu plus de lettres échangées, une lenteur dans le changement de ton, ça aurait été mieux.
Pour contrebalancer ça, la relation Beatrix/Christopher est nickel. J'ai adoré la façon dont ils s'affrontent pour doucement se laisser glisser. Ca a donné de bons moments ui m'ont fait apprécier le roman. Par contre, j'ai trouvé dommage que la belle-soeur de Christopher ne reparle pas de la promesse qu'il a faite sans savoir dans quoi ça allait l'embarquer... Cela aurait pu donner un moment drôle et complice...
En tout cas, j'ai adoré cette conclusion à la série. Elle était légère et drôle, elle allège les aléas connus au cours des tomes précédents. Je n'en attendais pas moins et, malgré les petits bémol, c'est un succès !

mercredi 16 mai 2012

Matin de Noces (Les Hathaway #4) de Lisa Kleypas


Titre : Matin de Noces
Série : Les Hathaway #4
Auteur : Lisa Kleypas
Editeur : J'ai Lu
Note : 3,5/5

Leo devenu vicomte, les Hathaway ont engagé une gouvernante afin d'inculquer à ses soeurs les règles de la bienséance. C'est ainsi que Catherine Marks est entrée dans la famille. On aurait pu croire qu'elle adopterait une attitude humble et réservée, eh bien pas du tout! Marks, comme l'appelle Leo, est une forte tête qui n'hésite pas à lui rabattre son caquet. Elle ne ressemble en rien aux autres domestiques et, d'ailleurs, nul ne connaît son passé. Agacé, intrigué, puis séduit, Leo décide d'en apprendre un peu plus sur cette jolie frondeuse...
Mon avis :
J'attendais ce tome depuis le premier. Leo était un personnage intrigant et sa façon de vouloir à tout prix se détruire m'avait intriguée. J'étais déçue qu'il s'apaise dès la fin du premier tome mais le caractère du personnage après n'en est pas moins resté attractif. J'ai beaucoup aimé ses sarcasmes, son impudence, son manque de tact... C'était un personnage drôle qui apportait un peu de légèreté par ses remarques impertinentes mais dans ce tome, je l'ai moins aimé. Il est moins exubérant, contrôlé par ses bas-instincts et ça ruine le travail sur le personnage. Je ne vais pas dire qu'il en devient aussi insipide que les bêtes en rut que l'on voit souvent dans les romans récents mais il est moins bien. Il y a certes quelques répliques qui m'ont fait sourire et rire mais elles étaient moins... moins tout, en fait.
Du coté de Catherine, c'est avec un avis assez mitigé que je ressors. Le personnage en lui-même ne me plait pas mais il n'en est pas moins profond et avec une vraie carapace. Son passé est plutôt moche et sa réaction ne correspond pas trop à l'idée que je me faisais du personnage. Il y a un décalage entre celle qu'elle est jour après jour et sa réaction au moment du coming-out.
Même si, parfois, l'enchaînement des événements manque de crédibilité, j'ai bien aimé. Grâce au talent certain de Lisa Kleypas, je me suis retrouvée à le lire d'une traite même s'il n'était pas aussi bon que d'autres romans de l'auteure.
Maintenant, il ne me reste plus que le dernier tome et j'espère vraiment terminer sur une meilleure note. J'aime bien la série en elle-même mais il y a des hauts et des bas et j'aimerais bien terminer sur un dernier tome qui fait une belle conclusion à la hauteur de l'auteure. Il y a une haute probabilité puisque l'on termine avec Beatrix mais bon, Leo aussi était un personnage très prometteur...